Eh bien, mon oncle est un tout jeune retraité, ancien directeur d'une banque renommée, qui, affirme-t-il, déteste les chiffres - reste assez obscur sur son parcours universitaire : aurait fait quatre années de psycho puis deux ans dans un truc de formation pro en entreprises... 
spikelady1, je lui réponds ce que tu me conseilles en effet. Mais je crains que répondre comme Mozart ferait de moi un pédant auprès de lui. 
Dernière modification par Jérémy (15/11/2006 13:54)
Je suis ici par hasard. La question du sujet est interessante et elle propose des réponses diverses et toutes les unes aussi suceptibles d'en apporter d'interessants points de vue que les autres. Je suis en 1ere année d'anglais et j'ai un cour mineur de lettres modernes et c'est de loin la matiere qui me passionne le plus, au point d'en delaisser les autres et me fondre dans tous les bouquins des auteurs que j'étudie en classe.
A quoi sert la litterature? cela je pense n'appartient qu'a celui qui s'adonne a elle meme, a celui qui écrit ou celui qui aime la lire. dans un sens elle ne sert pas a grand chose, je me suis toujours demandé pourquoi on s'adonner a lire une autobiographie?a lire la vie de quelqu'un alors que la notre est aussi interessante et ininteressante. Mais celui qui écrit l'histoire de sa vie a écrit lui, c'est par la que tient le sens de la litterature. Tant qu'on écrit on donne un sens a ce qu'on écri et tant qu'on li on donne un sens a ce qu'a été écri _ si on écrit, c'est pour lire, simplement pour lire. sinon ca on écrirait et on brulerait nos écrits.on cuisine pour manger de meme qu'on écrit pour lire.
J'aime beaucoup l'idée que l'art est né dans l'ennui de l'homme,ca tient ca part de vérité. Je pense aussi que la litterature s'efforce grandement d'etre le temoin de l'humanité et de sa société _ a travers toutes oeuvres,poésies,romans,essais philosophiques ou autres.. on y trouve un témoignage de l'homme par l'homme.
La litterature est aussi inutile. un bel exemple est le livre de Philippe Delerm: La Premiere Gorgé de Biere et Autres Plaisirs Minuscules _ mais le sens de la litterature n'appartient qu'a ceux qui la construisent_a ceux qui l'écrivent,a ceux qui la lise, ou a ceux qui la critique..
Mais je pense et j'en suis sur, la litterature est le meilleur moyen de s'ouvrir l'esprit. On est intelligent que lorsque l'on est cultivé. Le cerveau est un muscle,plus on l'exerce plus il grossit,et le meilleur moyen d'y travailler c'est de faire des calculs arithmétiques(comme me l'a dit un prof de maths du college). _ Cependant l'esprit, meme s'il dépend du cerveau, est la liberté meme du cerveau,la liberté de l'homme lui meme, parce que lui meme ne dépend que du cerveau. Et la litterature... c'est autant l'expression de l'esprit que l'elargissement de l'esprit. _ Alors quand les étudients de medecines me parlent avec un air supérieur parce qu'ils croient que la litterature ne sert a rien et que leurs calcules les rendent plus intelligents...je ris a l'interieure de moi!
Bref, on pourra pas vraiment dire a quoi sert concretement la litterature, pour juger il faut gouter toute facon!
Ce qui est le plus triste c'est que la litterature a notre époque est en train de mourir, de disparaitre! plus de mouvement litteraire en cour... on peut preserver la litterature du passé, mais il faudrait relancer carement la litterature!... _ j'ai l'espoir qu'un nouveau mouvement naisse.. si d'autre partage mon ressentiment...? (yopoto22@hotmail.com)
Je suis également là par hasard (décidément
). C'est d'ailleurs très amusant parce que je suis tombée sur ce forum en faisant une recherche pour une oeuvre que j'étudie et à force de ne rien trouver, je me posais justement la question : "bon sang mais à quoi ça sert la littérature ?" Je suis en deuxième année de Lettre Modernes.
Il se trouve que cette question est l'une des premières qu'abordent les professeurs lorsque l'on arrive en faculté de Lettres (en tout cas, dans mon université, c'est le cas). J'avais été très surprise en constatant que, sur le coup, je ne pouvais pas donner de réponse à cela. Mais mon professeur nous a cité la réponse d'une élève qu'elle avait eu quelques temps plus tôt :
"La littérature, ça sert à être libre". J'ai trouvé ça magique et évident.
En philosophie, on me disait que la liberté, c'était en quelques sortes respecter les règles. Paradoxal ? Pas exactement. Prenez la loi de l'apesanteur : il faut la comprendre pour pouvoir la maîtriser et passer outre. Si vous voulez sauter du haut d'une tour, peut-être que vous changerez d'avis en sachant que l'apesanteur vous tuerait.
La littérature c'est d'abord un plaisir pour moi, je l'avoue. Mais ça m'apprend aussi beaucoup de choses. En littérature aussi il y a des règles. Des règles de lecture, des règles d'écriture. C'est idiot à dire mais depuis que je suis en fac de Lettres, j'ai appris à lire. A lire vraiment (lecture active). Ce que beaucoup de gens ne savent pas faire. Du coup, ça m'aide à comprendre ce que l'auteur veut vraiment me dire. Et comprendre, c'est être libre, je pense.
Maintenant, à tous ceux qui pensent que la littérature ne sert à rien : à quoi ça sert de regarder les informations à la télévision ? A quoi ça sert de peindre des tableaux ? A quoi ça sert de réussir sa vie ? A quoi ça sert d'être là, d'ailleurs ?
La littérature, ce n'est pas plus inutile qu'autre chose. Mais je pense que les littéraires auront toujours à se battre et à défendre leurs idées contre les scientifiques. C'est une lutte millénaire 
"Un bon poète n'est pas plus utile a l'état qu'un bon joueur de quille"
Racan
Les pages d'un livre futilement déssiné
Des taches d'encres bien définies
Ces arabesques les plus sensées
D'une inutilité dérangeante
Figent a tout jamais les intenables pensées
Immortellement dérisoires
A en apaiser le moi
Quant au surmoi outragé
Les complaisances s'y plaisent
Sans savoir vraiment pourquoi
Je ne peux m'empêcher d'écrire
Je ne peux m'empêcher de lire
Comme je ne peux empêcher ma mort
Littérature Frivole
Pour Yohan
"Un bon poète n'est pas plus utile a l'état qu'un bon joueur de quille"
Racan
Je crois que c'est plutôt à François de Malherbe (1555-1628), poète de Cour, qu'on prête ce bon mot.