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J'attends la suite avec impatience Kroâ ! Je suis désolé de ne pas laisser de messages plus longs ; je n'ai pas trop le temps en ce moment... Mais, I will be back !
mozart62000 a écrit :
je n'ai pas trop le temps en ce moment...
Bon, bah on est tous à la même enseigne, je vois... En plus ma santé me joue des tours
... mais, I Will Survive !
la poésie est un nœud que l'on fait avec soi-même
Merci Kröa, j'adopte !

Bonjour Kroâ et Mozart,
D'abord, Mister Mozart je ne répondrais pas à tes insultes, il me semble que toutes mes remarques sont relatives à ton travail. Donc fi des petites rancunes perso. Je n'espère pas non plus modifier ton inspiration ou tes lubies, je t'ai dis que j'aime pas tes trucs et j'espère avoir réussi à en expliquer la raison. Mais, vois-tu, je peux haïr et respecter. Pas toi bien sûr, seulement ton œuvre. Alors prochaine fois please: attaque-toi à mes propos mais fous-moi la paix ; je t'ai jamais traité d'idiot, alors fair-play!
Bravo Kroâ pour ton analyse des poèmes de Mozart. Un travail littéraire tout à fait appréciable, admirable même. Arriver à dépecer une telle oeuvre et nous en livrer le sot-l'y-laisse. Voilà c'est délicieux... mais bon, C'est trop de recherche de style à mon goût, et trop "poésie-poétique" pour reprendre l'excellente expression de Mozart. Et puis aussi, quelques perles ne font pas un collier, il faut une myriade. Dans La chute il y en a à chaque page.
À ce propos merci pour la remarque-traître Mozart, je ne fais pas dans l'exercice de style dans mes messages mais je le prends comme un compliment. Euh... concernant mes majuscules c'est une simple question de contexte, mes messages ne sont pas de la poésie. As-tu remarqué? Bref...
Pour répondre à ta question Kroâ, oui, j'écris hélas. Et si peu. Je ne pense pas que cela en vaille la peine. Mais j'aimerais tant. Comment te dire enfin que je suis sincèrement touché qu'une personne comme toi me trouve un style. Peut-être as-tu raison? Soumettrais-je le fruit de mes fantaisies à ton inflexible bistouri? Un jour peut-être si j'écrivais, vraiment.
Comment va ta santé? Je te souhaite une nouvelle année pleine de bonheur, d’être en forme et en vie 
Bonjour _BrainDamage_ !
(Moz !)
Merci pour ces voeux ! Je vais mieux, rassure-toi -- parfois je me rêve en Dame aux Camélias, en Traviata
... mais non, le romantisme ne veut pas de moi ! (Et je le lui rends bien... )
Je mourrai un autre jour ...
A toi aussi, donc, tous mes voeux... d'inspiration et d'élans créateurs !...
Que tu écrives ne me surprend pas; on ne peut critiquer avec autant de conviction si l'on ne s'est déjà soi-même senti confronté à l'exigence redoutable de l'écriture; c'est du vécu, comme on dit; et je m'y suis reconnue aussi.
Toi et Moz vous êtes étrillés pour une noble cause qui vous rassemblent plus qu'elle ne vous sépare, je vous assure. Que vous le vouliez ou non, vous êtes sur la même scène.
Oui, je te trouve un style. Tu as de la voix, peut-être naturellement. J'ai l'impression de t'avoir déjà entendu dans un bon livre -- c'est mon "truc", assez rudimentaire, je vous le révèle, voilà, pour j(a)uger un style.
Un style cela dit... c'est quoi, déjà ? Disons que ce qui m'importe, c'est moins le sujet, moins l'esthétique, que... la façon dont cela me parle, c'est-à-dire comment cela me voit comme lecteur, comme personne, quitte à ce que cela soit déstabilisant. Savoir si je suis attendue (au tournant ?) et comment.
Cela me rappelle un film de Spielberg, où le héros offre une robe à sa petite amie -- comme ils viennent de se fâcher, elle commence par jeter la boîte et tout, boîte qui s'ouvre dans sa chute... Quand elle découvre le cadeau, elle s'émerveille; l'homme lui demande alors si cette robe lui plaît; et elle lui dit : "C'est pas ça; la robe, je m'en fous; c'est la façon dont tu me vois"... Après, en effet, que l'on me raconte une histoire de famille, un voyage sur Mars ou le retour du printemps... qu'importe. D'une certaine façon, un bon livre, comme Flaubert en a eu l'intuition, pourrait être un livre sur rien...
(C'est d'ailleurs un piège possible de la rhétorique : ce qui est bien dit (= adapté au destinataire) semble toujours plus vrai... En ces temps de campagne...)
Mozart lui-même, sorti de ses gonds, m'a semblé plus vivant - sa voix passait plus facilement la rampe. Vous preniez appui l'un sur l'autre, comme je l'ai dit. D'ailleurs, j'avais alors parlé de "dialectique", et je me suis trompée : j'aurais dû dire dialogisme, je crois.
Pour en revenir à votre querelle, je voudrais tenter non de vous départager mais de vous réconcilier ^^' et comme je crois qu'on est tous mélomanes ici, j'ai pensé au chant (comme la parole, un cri modulé) lyrique - qui réclame une technique particulière, où la détente doit être totale et la projection parfaite.
Certains ont une voix naturellement bien placée; on sait d'emblée quel répértoire leur est destiné. Ces chanteurs n'ont pas peur d'affronter des rôles aux limites de leurs tessitures, de leur vocalità - ils ont plus confiance en leur voix. Ils se posent peut-être aussi moins de questions techniques. Mais le jour où la voix faiblit, ils se rendent compte qu'ils la connaissent très mal, et ils ne peuvent plus chanter. Je pense à Callas. Je pense à toi, peut-être, _BrainDamage_ qui reste muet devant ta feuille, parce que tu sais que "la voix" n'est pas là, que ça ne sert à rien autrement. Tout ou rien. Mais quand ce "tout" surgit...
Et puis, il y a les voix plus inhibées peut-être au départ, mais qui vont s'épanouir peu à peu, par le biais d'imitations, de conditionnements assez subjectifs pour maîtriser la projection du son. Les choses sont moins évidentes pour ces voix-là, elles tâtonnent, se trompent parfois de tessiture, se construisent note par note, copient beaucoup... mais ensuite elles peuvent faire face dans les moments de faiblesse, elles sont plus fiables, plus confortable esthétiquement sans être forcément inexpressives. Je pense à Schwartzkopf. Je pense à Mozart (...les deux ! Car quelle mozartienne, Elizabeth, justement ! )
Voilà. Sinon... "quelqu'un comme moi"... je suis comme tout le monde _BrainDamage_ !... et peut-être pire
: je viens écrire ici pour oublier mes petits tracas quotidiens, ça m'aide pour mon travail tout en me rappelant mes années de fac, on y rit, on y râle, bref, tout ce qui est bon pour la santé ! Par "atavisme", je me fais le plaisir d'écrire bien, de "disserter" - ce à quoi mes études m'ont formée mais qui, dans mon métier, ne me sert plus à grand'chose ! (Parfois, l'envie me prend de faire des maths, aussi
...) En fait, j'ai plutôt honte de certains de mes messages, très verbeux; c'est un vieux défaut, que j'avais corrigé du temps de mes études, mais là... j'ai perdu l'habitude d'être concise; cela me prendrait paradoxalement plus de temps que d'écrire "extensivement" car il faudrait peser davantage chaque mot... Après, oui, j'ai le culte de l'interlocuteur à l'écrit, parce qu'à l'oral... dans les discussions "libres", c'est une catastrophe; soit je connais mon sujet, soit... c'est du pur Rousseau - dans le passage célèbre des Confessions, livre III , "Deux choses presque inalliables..." et les cinq/six pages qui suivent... C'est moi tout craché - une horreur, quoi... Voilà... pour démystifier un peu... 
Et maintenant peace and love !
Dernière modification par Kroâ (dimanche 21 janvier 2007 à 02 h 11)
Bonjour à vous deux,
Je tenais à m'excuser, _BrainDamage_, si tu as pris mes remarques comme des insultes ; ce n'était pas voulu. Certes, j'ai voulu continuer la polémique, mais non pas l'amplifier. Je défends mes modestes écrits. Et je défends mon point de vue. Car je pense sincérement que la poésie n'est pas faite pour écrire comme l'on parle, ou pour exprimer exactement les mêmes choses que dans la vie quotidienne. Je ne prends pas la poésie (et en outre le vers et autres contraintes) comme de vaines ornementations (même si c'est un peu cela tout de même il faut l'avouer ; cf. l'article de Barthes dans Le Degré zéro de l'écriture, "Y a-t-il une écriture poétique?") ; pourquoi existerait la poésie si nous avons notre belle prose nationale pour exprimer précisément les mêmes choses ? Si la poésie existe c'est qu'il y a bien une/des raisons (Je fais mon positiviste de service...
) pour cela, non ? Si non, tout le monde écrirait de la prose ?... La poésie est, pour parler autrement, s'exprimer différemment, que se soit plus spirituellement, plus intellectuellement, ou tout simplement d'une manière plus proche du chant ou du charme quotidien (cf. Prévert évidemment !)... Moi, j'ai fait mon choix. Peut-être changerais-je un jour. On verra. Qui vivra verra. Il y autant de poésie que de poètes. Il y a autant de lecture que de lecteur. J'écris actuellement un texte (que je mettrai en ligne pour que vous le critiquiez tous) et je pense qu'il sera bon. On verra. Vous verrez. 
Merci pour toutes les critiques !
Coucou particulier à ma Kroâ préférée (de toute façon, je n'en qu'une seule) ! 
Je te le redis Mozart,
je penses que t'as beaucoup de talent, et c'est une force. Sans doute, c'est d'un niveau trop élevé pour moi comme pour beaucoup. Les grands écrivains ne sont pas ainsi. Ils parlent à tout le monde, je crois lire plus facilement Proust, ou Flaubert, Ronsard, Baudelaire que Mozart6200. Je pense que la maîtrise de l'instrument qu'est la langue devrait permettre aux grands écrivains de s'exprimer avec précision et élégance. Faire de l'art élitiste est possble, certes, c'est un choix comme un autre. je ne trouve pas mieux à dire qu'Alain, lorsqu'il affirme -paraphrase- que les mots de tous les jours recèlent des trésors cachés.
La question: Est-il bien indispensable à ton art, Mozart, d'user de tant de termes précieux, souvent désuets, autant qu'il me serait indispensable de recourir à un dictionnnaire spécialisé pour les comprendre? Tout cela est-il nécessaire à l'art? Si oui je te promets d'acheter un autre dico, ou de te racheter le tiens puisque tu n'y tenais plus 
J'ai hâte de lire de tes trucs plus vrais.
Mais RE-chapeau pour la déscente de gamme à 100 mille/l'h. maintenant fais nous lire qui tu es vraiment, et ce que tu tiens à raconter au reste de l'humanité.
Dernière modification par _BrainDamage_ (mercredi 14 février 2007 à 04 h 31)
J'adore vos poèmes,
Pourrais-tu les publier sur mon site afin que mes visiteurs puisent apprécier ?
www.editionsmelonic.com
Bonsoir à tous !
Pour les fidèles
, je suis toujours sur mon fameux texte. Je pèse chaque mot. Et je suis désolé (
) mais il risque d'être plus compliqué que prévu - non pas incompréhensible, mais très riche. Je réfléchis chaque mot, chaque expression, en témoigne ce verset que j'ai péniblement pondu hier (il n'est pas encore complètement achevé...) :
(...)
On entendait les abeilles du jour butiner des ailes dans les branches du ciel : à la croisée des hasards, là où l'azur zibeline les roses, et où les ombres zèlent la zizanie, l'horizon, zébré de zéphyr, et soumis d'une chemise fraise-désir fraîchement éclose, était à son zainith.
(...)
Qu'en pensez-vous ? Allez, pas de censures !

Dernière modification par mozart62000 (samedi 03 mars 2007 à 23 h 27)
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