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Salut Mozart...
Je le relis régulièrement depuis qqs jours et puis je le trouve de plus en plus agréable...
C'est compliqué la critique -- pour moi j'y renonce.
Tu as donc décidé de poser tes mots sur une musique valéryenne... Joli choix, ma foi - mais je suis très partiale !
j'aurais juste voulu te demander : s'agit-il d'un premier jet ou travailles-tu ton texte ?
En tout cas, tu as bien de la chance d'être inspiré comme ça...
Et à propos de flûte, as-tu entendu parler du dernier Kenneth-Hamlet
-Branagh ?
Enchantement ou pipeau ? 
Re-Salut...
[Bon, j'ai corrigé une de mes fautes; ça m'apprendra à écrire la tête ailleurs et à des heures indues... vivement les vacances
Oh... Mince, Mozart : elle reste dans ta citation aussi!! Je te promets une 'tite critique si tu la corrigeais dans ton propre message!!
]
Dernière modification par Kroâ (16/12/2006 09:30)
Salut Kroâ...
Je suis content que tu relises mes textes, en valent-ils autant ? Lol. :cnoel: C'est parce que c'est Noël.
Pour répondre à tes questions :
j'aurais juste voulu te demander : s'agit-il d'un premier jet ou travailles-tu ton texte ?
Les textes que j'ai postés ici sont tous des premiers jets. Je rature assez peu. Peut-être parce que j'ai le culte du papier propre. Lol. Toutefois, je prépare un poème en ce moment et je prends mon temps à le composer. Si tu veux je peux envoyer quelques fragments. Je n'ai que quelques vers pour l'instant. J'essaye de cultiver la sonorité, le sens, la richesse polyphonique, bref, de condenser les quelques qualités d'écriture que je peux avoir.
Et là encore, je m'inspire de Valéry.
Un petit vers pour vous grignoter l'esprit (je parle du Soleil comme un) :
Nombril imprégné de girondes splendeurs
Les alexandrins ne sont pas encore mesurés... (d'ailleurs, vais-je écrire ainsi ?...
))
Et à propos de flûte, as-tu entendu parler du dernier Kenneth-Hamlet -Branagh ?
Enchantement ou pipeau ?
Je me prépare à y aller. Je te tiendrai au courant. J'avais vu à l'époque le Beaucoup de bruits pour rien du même réalisateur qui m'a beaucoup plus... On verra. De toute façon, cela reste du Mozart, non ? :cnoel: 
Dernière modification par mozart62000 (16/12/2006 10:56)
Branagh, ça fait plutôt fest-noz 
Leah n'a pas tort
; mais bon, j'avais bien aimé son Henry V, il y a longtemps...
De ce point de vue, La Flûte Enchantée est pê celui des opéras qui pouvait le mieux lui convenir... J'en dirai plus plus tard, là c'est moi qui dois y aller... Euh, Moz, t'as vu la modif' que j'ai apportée à mon message précédent ? 
[Encore une faute... Décidément...
]
Dernière modification par Kroâ (17/12/2006 13:38)
Ah ! Kroâ, c'est une proposition si gentille et si agréable ; je m'exécute donc :
Et à propos de flûte, as-tu entendu parler du dernier Kenneth-Hamlet -Branagh ?
Enchantement ou pipeau ?
Chose faite, chose due !

Joyeux :cnoel: !
Pour faciliter (sic) la critique, voici un autre texte (un vieux que j'ai rédigé sans ratures [il en aurait peut-être mérité me direz-vous...]
) :
J'ai tiré ma plume
De l'aile de l'aigle
Et je m'envole comme
Une feuille de chêne
Au-dessus des cimes
Et des fameuses scènes
J'ai tiré ma plume
De l'aile du chêne
J'ai cueilli ma feuillée
Dans la forêt du plaisir
Et je fleure la cognée
Du dur désir d'écrire
Au-delà des saignées
Egaré triste et sans mine
J'ai cueilli ma feuillée
Dans la forêt du désir
J'ai soufflé mes humeurs
Dans les flots des regards
Et je nage à folle haleur
Au fond des golfes noirs
Au sein des pâles chaleurs
Suivant les braves soirs
J'ai soufflé mes humeurs
Dans les flots des grimoires
Enfin j'ai fouillé les cieux
D'une main habile et brillante
J'ai froissé les fonds nuageux
En frôlant les voûtes étincelantes
A demi-mort sourd et bileux
J'ai broyé l'écorce ballante
Des fonds nuageux des cieux
- Puis j'ai éteint la lampe.

Dernière modification par mozart62000 (16/12/2006 10:58)
Salut Mozart... Fausse alerte, désolée, ma "critique" et mon topo sur La flûte et Branagh ne seront pas pour aujourd'hui; cela dit j'y travaille dans ma tête... Ce n'est toujours pas le bon week end, trop de trucs à faire... en tout cas pour ma faible tête!! Dans la semaine peut-être, c'est pas l'envie qui me manque, crois-moi... Je voudrais faire qqch de bien - à défaut de beau - mais ça me prend beaucoup de temps, hélas pour moi...
Bon, j'insiste juste sur une chose
: je donnerai mon avis parce que tu le veux bien, on est d'accord ? Je ne suis pas une maniaque de la critique pour la critique...
Merci en tout cas d'avoir répondu à ma question... dont la réponse et les remarques qui ont suivi m'en ont inspiré d'autres... Ainsi, si tu veux me "faciliter" la tâche, pourrais-tu me suggérer ce que tu attends - à peu près - de ceux qui te lisent ici ? (Ici, càd un lieu "clos", finalement, où les textes ne revendiquent aucune autorité particulière, sont "testés"...). Je l'ai dit, c'est très courageux d'exposer ainsi son travail -- et à travers lui son inconscient aussi, ses lectures, ses goûts, bref ton chemin/jardin, ce genre de chemin/jardin qui a en général été longtemps gardé, ou en tout cas plus jalousement qu'un autre; je suis curieuse de savoir ce que tu ressens quand tu vois ton propre "travail" - cette partie de toi, intime, cette mise à nu - celui-là même dont tu doutes, que tu considères comme inachevé, ainsi exposé ?
Ce qui revient peut-être du reste à te demander ceci : à quel(s) type(s) de lecteurs penses-tu ici confier ces poèmes ?
Ecris-tu pour toi-même, pour tous, pour les happy few, pour un lecteur idéal ?
Mets-tu tes poèmes en ligne ici par confiance en toi-même -- ou par confiance en ceux qui te lisent - et vont donc lire en toi à livre ouvert - par exemple ?
Pour apporter quelques fragments de réponses me concernant, je dirais - par rapport à l'envie de garder certaines choses pour soi - que nous sommes tous bien peu de choses, et qu'apporter un tel prix à ce qui nous est intime est un narcissisme un peu vain. Vouloir les cacher, quand bien même cela rassure, quand bien même le contraire est toujours douloureux, c'est donc bien dommage. C'est faire le jeu d'une morale trop impersonnelle, trop commune pour être honnête. C'est se priver aussi d'encouragements ou de conseils, des tapes dans le dos ou des coups de pied dans le derrière qui font toujours "avancer" - non, nous ne sommes pas en sucre.
D'un autre côté, avoir qqch de précieux, c'est ce qui permet un jour, en l'offrant, de donner du prix à celui qui le reçoit -- dans un de ces moments où on est alors heureux d'avoir fait tant d'efforts pour épargner cette chose en nous, pour l'avoir construite, avec un langage notamment. Je pense que c'est un moment essentiel dans la vie de tout homme, ça, de pouvoir un jour, de lui-même, assigner à un être ou à ses semblables, l'importance que cet autre a pris à ses yeux. On peut ainsi imaginer la tristesse qu'occasionnerait le fait de dévoiler, subtiliser certaines choses avant leur heure. (Comme le disait Virginia Woolf, les femmes - par exemple - n'ont jamais pu écrire avant d'avoir cette chambre à soi). Et pouvoir donner de la valeur à un être comme à mille comme à cent mille, c'est ce qui fait qu'on s'accroche à ce drôle de monde, finalement, jour après jour, heure après heure, minute après minute... Une erreur de notre part, et hop, il y a un vertige, un grand vide, comme si le sol se dérobait sous nos pieds -- c'est souvent "pour de faux", c'est passager, bien sûr, on le sait; mais c'est si intense... On voudrait être tellement sûr, à ce moment-là, qu'il y a bien quelqu'un pour nous rattraper. (On n'est pas en sucre, certes, mais...)
Cela me fait donc dire que l'écrivain-qui-publie est donc quelque part quelqu'un qui a non pas une certaine idée de son travail, mais plutôt une certaine idée de ses lecteurs, de son public. Idem pour les artistes, je pense. En tant que public, on est peut-être moins émus par ce qu'ils sont, que parce qu'ils ont osé nous le confier; je ne dis pas qu'on le calcule consciemment, je dis qu'une partie de nous-même, inconsciente, l'apprécie. Ils sont ceux qui ont osé, par on n'ose savoir quelle incompréhensible foi, par quelle inextinguible folie, s'interposer entre nous et nos miroirs, ils sont les (vains ?) Echos des Narcisses que nous sommes.
(Et toi qui aimes Valéry, Mozart, tu dois connaître la fin de cette triste histoire, n'est-ce pas ? Tant d'autres lui ressemblent en tout cas.)
A toi, donc, Mozart; dis-m'en un peu plus sur ces quelques petites questions à la volée, si tu as le temps -- mais d'autres avis sont aussi bienvenus !(Au fait, où est Godwin ?)
A bientôt.
Salut Kroâ...
Je vais essayer de répondre à tes questions dans le temps qui m'est imparti.
je suis curieuse de savoir ce que tu ressens quand tu vois ton propre "travail" - cette partie de toi, intime, cette mise à nu - celui-là même dont tu doutes, que tu considères comme inachevé, ainsi exposé ?
Je ne suis, en effet, jamais content de ce que j'ai écrit. Mais lorsque je pense au temps que j'ai mis pour le faire, cela me rassure. La plupart des poèmes que j'ai postés ici-bas ont été, entre guillemets, "bâclés". C'est-à-dire que je les ai crachés sur le papier et que je ne suis jamais revenu sur eux pour les réécrire, les corriger, les relire profondément. En fait, je crois que j'ai peur d'aller jusqu'au bout d'une pensée. Je crains le résultat. J'ai bien tenté de mener à bien une pièce (que j'ai intitulé Les Géorgiaques, qui est, comme vous le savez, une réécriture du mythe de Don Juan), mais je n'ai jamais vraiment réussi à l'achever complètement. J'attends. Je crois que j'attends que des gens me disent que c'est bien pour la terminer. Mais la plupart de ceux qui ont jeté un coup d'oeil (et un seul) sur la pièce ont critiqué ce "lyrisme" qui est la clef de voûte de tout l'ouvrage. Don Juan n'est-il pas par essence un personnage lyrique ? De toute façon, ce que j'ai essayé d'écrire c'est une symphonie dramatique. Il me fallait une langue, étrange, parfois dissonante, qui puisse cacher en son sein une multitude de jeux de mots, étymologiques, archaïques, néologiques, etc. Une langue qui fasse parler d'elle. C'est con, j'aurais pu, si tu le veux bien, t'envoyer la pièce, Kroâ, pour que tu vois le résultat. Je te demande même pas de la lire en entier. Mais de jeter deux coups d'oeil. Qui sait ? Peut-être quelque chose te plaira.
Ce qui revient peut-être du reste à te demander ceci : à quel(s) type(s) de lecteurs penses-tu ici confier ces poèmes ?
Ecris-tu pour toi-même, pour tous, pour les happy few, pour un lecteur idéal ?
Mets-tu tes poèmes en ligne ici par confiance en toi-même -- ou par confiance en ceux qui te lisent - et vont donc lire en toi à livre ouvert - par exemple ?
Bonnes questions. Je crois que j'écris avant tout parce qu'il faut que j'écrive. Je ne pense pas aux lecteurs. Et je n'écris pas pour moi non plus. Je ne suis pas narcissique (en tout cas pas plus que tout à chacun). Mais il est évident que j'écris, plus ou moins consciemment, pour un lecteur idéal ou "modèle" pour reprendre l'expression de Umberto Eco. Car je truffe mes textes de jeux de mots, qui m'échappent parfois, que je dédie à ceux qui me liront. C'est plus fort que moi. Lol.
En ce qui concerne la deuxième question, la réponse sera rapide : je n'ai aucune confiance en moi, et si tu me connaissais personnellement Kroâ, tu le remarquerais certainement. J'ai en effet plus confiance en la personne du lecteur.
Voilà pour l'instant, Kroâ, mais je reviendrai !
:cnoel:

Dernière modification par mozart62000 (18/12/2006 18:41)
Ce sera rapide pour moi aussi; mais je ne voulais pas te laisser avec cette idée que je n'avais pu lire ta pièce que d'un œil pour ensuite en critiquer gratuitement le lyrisme. Je n'ai pas du tout voulu négligemment te blesser; répondre m'a pris du temps et de la réflexion., du moins ce que je peux en fournir. J'ai évoqué le lyrisme comme qqch qui posait problème, et non comme qqch d'illégitime. Bon, on a beaucoup théorisé et saucissonné sur les registres, mais je reste persuadée que leur importance est capitale pour le sens même du texte.
Après, ce que je dis du lyrisme est subjectif ("réaliste, intime" etc.); je te l'ai dit, la critique est pour moi difficile, c'est un métier en soi; je ne peux m'empêcher d'en rester à ma propre réaction. Or le lyrisme - en particulier romantique - a toujours été source pour moi de méfiance, depuis… je ne sais pas, depuis que je sais lire, si tu veux. Je "n'aime pas" Hugo, Chateaubriand, Lamartine, Musset; tout ce sérieux… Rimbaud me fait peur. Bien sûr, ils sont là, sur mes étagères, je les lis parfois "pour me faire peur". Mais… je ne sais pas; je n'aime pas me sentir fascinée,(car je sais que je le suis), je n'aime pas cette perte de contrôle; leur vulnérabilité instillée en nous-même.
J'aime assez le Dom Juan de Molière; il n'est pas lyrique pour deux sous, si tu regardes bien. C'est un raisonneur, froid, ironique, et en même temps tragique, parce que finalement il reste toujours seul. Parce qu'il se moque de ce monde englué d'affects - où tout se réduit à du chantage. Il court, il fuit de dialogues en combats en face à face; mais sans lever la voix, sans perdre le sourire intérieur du libertin.
Jusqu'au bout, face à la statue, il veut juste "voir ce que c'est", "éprouver avec [son] épée si c'est un corps ou un esprit" - il vient observer. Tout le monde autour de lui s'exclame; lui reste de marbre, si je puis dire.
Donc non, je ne suis pas une critique fiable; que l'on me contredise, que l'on me critique à mon tour. Parfois, je relis mes propres textes, pas forcément très loin, et….
mais on ne peut pas modifier à l'infini… 
(ouais, le dernier, là-haut, surtout; faudrait que j'arrête d'écrire le dimanche, décidément; je suis sûre que si Matrix22 repassait …
Matrix22 a écrit :
Je comprends rien du tout en lisant tes [textes]. QUEDAL!
... et il aurait bien raison.)
Et merci pour l'orthographe ! 
La suite bientôt.
Et bonnes séances d'écriture... 
Coucou Kroâ,
Tout d'abord, je tiens à clarifier un point : je ne critique pas ta critique. Loin de là ! Je suis bien content qu'au moins une personne me tende la main, qu'importe si c'est la paume ou le revers. Je suis tout aussi "critique" que toi quant au lyrisme, et notamment au refus du registre lyrique à notre époque. Il est vrai qu'être lyrique au travail, face à des copains, en soirée (etc.), est source de moqueries. Je ne l'ignore pas. Et moi-même, plus jeune, lorsque je me balladais avec mon meilleur ami (qui est huissier, lol) et que je surchargeais mes propos d'envolées lyriques (c'était la seule personne à qui je parlais, ceci explique cela), il me disait sans cesse : "Tu devrais être avocat...". Et moi, je lui répliquais : "Non, je veux écrire." (Maintenant, je dirais : "Je veux être dramaturge."). Il riait. Il ne me sentait pas capable de le faire. Et aujourd'hui encore, je ne lui fais part d'aucun de mes textes.
Moi aussi, j'aime beaucoup le Dom Juan de Molière. Et tu as raison, c'est un Dom Juan libertin, plus raisonneur que passionné. Il n'est pas tout coeur, il est tout regard. J'aime également le Don Giovanni de Mozart (et Da Ponte, il ne faut pas l'oublier...), qu eje connais presque par coeur et qu'il m'arrive de chanter sous la douche par exemple : "La ci darem la mano...". Là, le chant redonne sa dimension lyrique au personnage. Mais il est clair que Don Juan est progressivement devenu (dans la littérature, non dans les clichés) une figure de la révolte ; mon hypothèse est que Don Juan incarne dans l'inconscient collectif l'image du "mâle dominant", du "gorille à dos argenté", il est animal, instinctif. Il veut conquérir toutes les femmes (pour les féconder de sa semence : le but ultime de tout animal - l'homme n'outrepasse pas ces règles...) et pour cela répugne tout concurrent (Parents, maris, et même Dieu). Il domine.
Dans ma pièce, Don Juan est trompé par tous. Il chute. Il n'est plus ce mâle dominant, mais bien plutôt un mâle dominé, tel que nous le sommes tous depuis la nuit des temps... Chouette ! Entraînant, non ?

Tout cela pour te remercier, Kroâ, pour l'intérêt que tu portes à mes modestes rédactions juvéniles, en t'assurant sincérement que je ne remets pas en question ta/tes critiques ; j'attends impatiemment tes autres messages... Je voulais juste pointer du doigt le fait que le lyrisme de ma pièce n'est pas gratuit. Il est calculé. Mais, j'ai peur du ridicule... Ce serait bête, non ?, qu'un Don Juan paraisse ridicule ?... (cf. supra).
Ah je crois que, pour ma dernière phrase, Matrix22 dirait :
Matrix22 a écrit:
Je comprends rien du tout en lisant ta [dernière phrase]. QUEDAL!
Lol !

A bientôt, Kroâ !
Un peu de lyrisme ?...
Quand mon cœur s’incline devant l’idole Fatalité
Et quand mon cœur cesse d’errer de marcher de courir
Et que seule mon âme va déclinant à même l’été
Je ne pense plus qu’à laisser mon être lentement mourir…
Quand l’aube n’est plus que torture et solitude
Et quand la musique même noie les pensées de l’esprit
Et que surgissent les démons mangeurs d’infinitude
Je ne crois plus pouvoir nager dans l’air de la Vie…
L’éther est devenu le reflet de ma triste existence
L’océan céleste engloutissant mon épave sans étoile
Et la terre et les nues tout n’est plus que correspondances
De la lyre de ma nudité des cordes de ma voile
La nuit la morne nuit ce sombre linceul de l’infini
Eclaire seule mon visage éteint évanoui en ruines
Des poussières de pluie emplissent mon œil épanoui
De l’éclat funeste de la lune ruisselant dans la bruine
Lèvres closes membres perdus ombres inconnues
Dansant souriemment sur les noirs trottoirs trompeurs
Comme pour attiser les pleurs du ciel et des avenues
Et par-delà les torrents de vos regards éperdus
Tout tout s’amuse à se jouer de celui qui pleure…
Quand un homme ému maudissant ses larmes
Remue l’âme de son Mal les flammes de son Mal
L’Enfer même ne saurait contenir tous les charmes
D’une larme coulant à même l’innocence jugale.
:cnoel:
Et enfin, une spéciale dédicace à Matrix22 :
J’ai voué la pâle correspondance aux Gémonies.
Les neurasthénies synesthésiques se délavent par-dessous les hydrolats sanglants ;
Les illuminations narcoleptiques crépitent en brésillant sur les braises fulgurantes ;
Les efflorescences fortraites s’amassent, effaçant les forfaits laurés ;
J’ai couru entre les curées et les cuspides pantelants, le fuscine criant mon désir inscrit au creux de ma forêt ;
Et j’ai rencontré, finalement, forlongeant les crocs vengeurs, la délictueuse Vision vénielle :
- Une étrange et parme partition.
:cnoel: C'était une blague de littéraire, 
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