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Définir la poésie non, mais définir la lourdeur oui, celle de l'esprit.
Il me semblait que l'esprit n'avait pas de poids. Sinon un pois chiche parfois.

Ça rime ,au moins.
Un cerveau de la taille d'un pois chiche ne saurait avoir d'esprit, voyons!
JSC ! j'ai trouvé une rime pour notre dico commun : chiche/derviche 
_BrainDamage_ a écrit :
Un cerveau de la taille d'un pois chiche ne saurait avoir d'esprit, voyons!
Hors l'insulte implicite dans ce msg, je tiens à informer notre cerveau endommagé que la taille cérébrale d'un Koala est très petite, ce qui ne l'empêche pas d'être adorable à regarder ou se faire infiniment plaisir en mangeant l'eucalyptus, même les variétés nuisibles aux autres animaux! Il est donc utile dans la chaîne planétaire, lui.
Si un poème est tâché de lourdeur
Peut-on tacher l'auteur de bourde? Euh
Je ne sens pas en moi la critique
Assez formée pour tomber à pîque.
Waouhhhhhhhhhhhhhhh JSC je suis impressionnée par celle-là
lourdeur
bourde euh
Tu es fin prêt pour entrer à l'OULIPO 
hormis son apparat
Il n'avait point d'éclat
Il a commis d'être là
bien qu'il fût rat
Dernière modification par _BrainDamage_ (08/12/2007 13:06)
Rebonjour à tous,
Cela faisait longtemps que je n'avais pas laissé de textes, c'est pourquoi j'en poste un nouveau qui, je l'espère, vous taquinera un petit peu au moins :
JALOUSIE
Un silence-passion
Rubis de colère
Ecrin mon attention
Eprise de lumière
Mon cœur pleut
Des grappes cierges
Une geôle passe
Qu’un ange assiège
Un trou dans la chair
Abîme mon être
Ténèbre de sphère
Qui orbite ma tête
Mes trembles mains
Séisment des poings
Et mes doutes mains
Tappent des points
Je vertige ma vie
Fil de pensées
J’erre mes veines
De peine en passé
La solitude m’aphte
Et ma concentration
Ennuyé de flammes
Fronce les passions
Un silence bruit
D’ombre en ombre
De veine en veine
Et le glas nuit
Je tire un rocher
Qui me damoclès
Je regarde hochet
Le sort se jouer de mes
Secrets éclats de haine
Mes sourires tesson
Des lèvres évanouies
Le temps prison
Mais la colère luit
Je bois du vain
Et ivre de furie
Je brise des seins
Rouge de rire
Je m’ensauvage
Sur une île de mer
Les arbres ragent
Le sable désert
Les oiseaux cagent
Le vent hiver
Des bêtes oragent
La nuit sévère
Je lève mon poing
Au ciel qui page
Un infini de points
Et au loin je crache
Un soupir d’insomnie
La houle nausée
Sur la plage verte
Nuées d’envies
Qui roulent mortes
Et jamais corps nu
Ne fèle mon âme
Mon poigne de lame
Contenait les nues
Ecrasait les femmes
Merci d'avance à ceux qui prendront le temps, en dépit du foie gras, du caviar voire de la solitude familiale, de lire ces quelques longues lignes !
En voici un autre, plus court :
Un arbre-en-ciel
A barré ma route
Etirant son bras
Tout devant ma bouche
Je crache des feuilles
Blanches de doute
Un tronc m’asphyxie
Et m’obstrue la nuque
Un arbre tombe je
Glisse sur ses branches
Le ciel de ses dents-nuages
Se moquent de ma tronche
Je meurs Les racines
Me sortent de la bouche
Et j’ai les jambes
Enfoncées dans la boue
Fonds de tiroir (certains me diront que ca aurait dû y rester
) :
Figure féminine capricieuse
Droite, rouge, pestant contre son innocence,
Les poings liés tout contre ses hanches puissantes,
Le silence dans les yeux, les yeux dans le silence,
Elle danse, immobile, sa rage tout à fait impuissante.
Les joues gonflées et le souffle court coupé,
Elle fronce un léger sourire tout en caprice,
Criant dans sa lèvre l’écho d’une grâce crispée :
Immobile valse de la chair tout contre l’esprit !
Un dernier, svp :
Couronne de néant
Enduveté d’une dubitative nuit, qu’un vent agile et véloce effrite, je lutte contre l’aversion des fines pluies, pour ne pas éclore un champignon.
Je vis violemment – l’horrizon fauxché par de multiples unanimes crocs : mes larges orbites se rivèrent en moi comme des troncs.
Le fauve séraille son jour, jour après jour.
J’avance. Je progresse. Je m’oppresse. Devant moi : un massacre d’archers. Le néant mâche de la nuit.
J’avance. Je progresse. Je m’oppresse. Ma captive pluie de veines intérieure agite la cage, ronge les barreaux, fore les plafonds, perce les pores : mais les pierres se reserrent et l’ultime rai, empoussieré, fond dans un ultime infime éclat d’éclair.
J’avance. Je progresse. Je m’oppresse. Un cercle, dernier matériel bastion, auréole reculamment ma vie. Le jour, le présent, inexorablement, s’effilochent et le néant, cru de crocs, s’étend en disparaissant.
J’avance. Je ne progresse plus. Je m’oppresse. Le néant funambule, les deux bras grands ouverts, équilibre d’embrassement. Il ouvre la gueule, mes jambes s’ancrent dans la gencive d’argile comme des crocs.
Je suis nu.
Seul un duvet de de nuit scintille ma chair suintante.
– La brise attend à présent son arbre à briser.
Dernière modification par mozart62000 (25/12/2007 13:53)
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