Connectez-vous pour écrire une réponse
En effet, JSC, ce texte-là est un exemple de texte non travaillé, spontané. J'écris aussi des textes rapidement, des pulsions littéraires, des nécessités d'écrire. Mais, je trouve plus juste de rendre un texte dans lequel je me suis impliqué. Ces textes ne sont que des jeux pour moi, je n'y joue pas ma vie. Mais je cherche... C'est vrai, je cherche un style plus simple, plus juste. Dans mes précédents messages, j'essayais de vous provoquer pour voir ce qui ressort vraiment de vos critiques... Je ne suis pas poète. Ce n'est pas la poésie que je vise. C'est le théâtre. Je me cherche dans des textes courts...Mais je vous rassure, jamais un de mes personnages ne clamera "Textamant"... Lol.
Merci pour TOUS vos avis en tout cas !
Tel était mon amie. Jamais plus je ne vis
Son visage rieur et ses yeux de remords ;
Elle s'était évanouie, sans âme sans avis,
Et j'ignore, à regrets, où sa chair en démords.
Et seul, vague somnambule à l'aile ravie,
Maintenant j'erre, et nu, murmure matamore,
Je traîne creusement l'âme, plaine de vie,
Pâle, bien que cruelle, et je me remémore :
Les rires, ces éclats fantômes de l'Envie,
Les impatientes joies qui jaillissent des vi-
- Sages furieux contre ce Temps qui nous mord,
Et, ce regard tragique, brave archet de la Vie,
Qu'elle me susurre alors que je la convie
A vivre, à saisir la faulx qui la frappe à mort.
Dernière modification par mozart62000 (dimanche 05 août 2007 à 22 h 43)
Si jamais certaines personnes sont intéressées (apparemment, ca va être compliqué... Lol), je peux envoyer l'intégralité de ma pièce par mail, car je recherche activement des avis de connaisseurs. L'argument de celle-ci est une réécriture originale du mythe de Don Juan dont je prends le contre-pied au maximum. J'espère que cela peut en intéresser certain ou certaine. Je répondrai également à toutes questions de votre part.
Merci d'avance !

L’ARAIGNEE
C’est une légère aérienne tâche, de loin, imprimée sur la blancheur d’un mur, une triste tâche prédatrice qui dévore l’espace puisqu’elle attire, immanquablement, tous les regards.
De plus près, l’on dirait un petit point entouré de galopantes virgules hérissées d’innombrables épines qui forment une probe pelouse obscure. Huit petites pattes tremblent de ne point s’agiter, comme autant de tentacules tétanisants figés aux aguets.
Un silence ocellé d’impatience.
Du profond de son temple de toile, aux colonnes saisissantes d’arabesques, merveilleuses spirales de tissus, cette étoile sombre des nuits offusques, comme la colossale statue de Zeus, tapie dans une ombre chryséléphantine, et qui a régné sur la toile des MONDES HELLENISTIQUES, et dont on ne pouvait – en aucun cas – croiser l’inéluctable regard, règne sur une arène profane faite d’un inébranlable enchevêtrement de subtilités. Elle règne sur un monde où tout fanatisme est subtantifiquement puni. Qu’une rature égarée erre de lignes en lignes, puis se perde, harassée, au centre de cet inextricable labyrinthe de toile, et notre idéogramme vorace fend soudainement l’air, fauche l’importune, et l’enserre de ses chéliserres aserrées, plonge son âme dans cette sarcastique carcasse et lui inspire gravement la substantifique moelle.
Suspendue à une étroite transparence, elle suspend dans le même temps son vertige enthousiaste, oscillant silencieusement son absens, comme la signature d’un poète défunt imprimée sur la blancheur d’un texte en tristes pattes d’aretsgnée.
Dernière modification par mozart62000 (vendredi 31 août 2007 à 11 h 31)
chryséléphantine ! j'adore !
Trop d'ajectifs, mais l'agencement savant des sonorités les fait presque tous accepter cependant
Encore des jeux littéraires habiles, certes, mais toujours dénués de poésie ou de "littéracie"(1).
(1). Il serait temps d'adopter ce terme dérivé de literacy beaucoup plus joli que son homologue français "littérarité", aussi laid que possible.
Ha j'm'y souis pité une dent ! Le pain, littéracie !
Je connaissais l'existence du mot 'littéracie' mais 'littérarité', c'est vrai que ce n'est pas très beau...
J'aimerais bien qu'une personne me définisse ce qu'est la poésie. Existe-t-il une seule poésie ? Ou chacun peut-il s'approprier la poésie ? Ne sommes-nous pas notre propre poésie ?...

Par conséquent, comment peut-on dire que ce que j'écris manque de poésie ? Certes, je sais que chacun a une vision propre, et je comprends facilement que ce que je fais ne plait pas à tout le monde mais il faut souligner, je crois, la subjectivité de chaque lecture et de chaque écriture.
Connectez-vous pour écrire une réponse