n° 131 samedi 04 août 2007 à 09 h 20

Cavatine
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 Poème : qu'en pensez-vous ?

Même si je n'avais plus rien à dire (:p), d'accord avec Florent.


"La bêtise n'est pas d'un côté, et l'Esprit de l'autre. C'est comme le Vice et la Vertu. Malin qui les distingue." Gustave Flaubert
 

n° 132 samedi 04 août 2007 à 10 h 25

Paine
74 message(s)
 Poème : qu'en pensez-vous ?

C'est bien ce que je dis... je m'exprime bien mal quand il s'agit d'expliquer quoi que ce soit^^

C'est un de mes gros problèmes... qui se juxtaposent au scolaire.

Enfin bref tout ça pour dire que je suis d'accord avec florent. Mais sans oublié Mozart que tes textes passent ou passent pas. J'adore ou je n'aime pas et tu m'as servi des deux plats^^

Dernière modification par Paine (samedi 04 août 2007 à 10 h 26)

 

n° 133 samedi 04 août 2007 à 11 h 05

Léah
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 Poème : qu'en pensez-vous ?

Mozart
Arrête de gonfler ton ego et de t'auto-congratuler
Le lâcher-prise est un exercice que je te conseille vivement et amicalement ! Le yoga y amène facilement.
Le poète n'est pas là pour s'approprier les mots, ce sont les mots qui le possèdent entièrement. Lui, il n'est RIEN.


Tenir un seul cheveu dans sa main.
Y parvenir.
 

n° 134 samedi 04 août 2007 à 11 h 25

mozart62000
425 message(s)
 Poème : qu'en pensez-vous ?



Je crois bien que la poésie est perdue...


La sensualité de ce poème, qui donne envie immédiatement d'aller rouler un savon parfumé dans ses mains et de le voir mousser !



Yeah Muriel ! On se fait un petit savon "à la Ponge" ?



Décidemment, ce savon est très volubile !



j'adore relire les sœurs siamoises soudées par tous les coudes à la fois
Du bonheur jubilatoire pour toute l'après-midi. Ponge dans son abondante générosité me fait pense à Apollinaire

Il me semble que tu adores Ponge, Léah, non ? Eh bien, ce que je fais est en partie du Ponge, et tu ne peux le nier... Je prends le parti des mots. Aucun lyrisme. Je prends le parti du langage. Et toutefois je ne le copie pas ; j'apporte mon style. Je n'ai pas les chevilles qui gonflent, loin de là ! J'ai écrit ses textes comme des divertissements, comme des jeux - comme Ponge. Je ne prétends rien, RIEN.

D'un côté, je suis déçu, parce que vous êtes censé(e) être des littéraires (ancien prof de français Léah, non ?), et que vous n'appréciez pas la langue lorsqu'elle est artificiellement maniée (c'est cela la poésie finalement...).



L'innocence palmaire implorant les noirs cieux
 

n° 135 samedi 04 août 2007 à 12 h 25

Florent
124 message(s)
 Poème : qu'en pensez-vous ?

Le voilà qui se compare à Ponge : on aura tout vu. Ponge, lui, est poète... Il a bien compris que les fioritures du langage ne font pas la poésie : son style est tout en simplicité et c'est pour ça que c'est magique.

La poésie est loin d'être perdu, et même si c'était le cas, ne crois pas que tu pourrais la sauver : c'est loin d'être le cas.

Au passage, tu demandes des critiques : quand elles te sont faites, tu sous-entends que n'ont ne comprenons pas que toi, Mozart, tu es le nouveau poète des temps modernes. Détrompe-toi : tu en es encore loin !!!

Enfin : faire de la littérature, ce n'est pas être artificiel. Ou alors tu n'as rien compris ! L'artifice : Oui. L'artificiel : Non. Distinction à méditer.

 

n° 136 samedi 04 août 2007 à 12 h 29

mozart62000
425 message(s)
 Poème : qu'en pensez-vous ?



...

Je crois que vous ne comprenez EFFECTIVEMENT pas ce que je dis. Et je crois que vous connaissez mal Ponge...


D'ailleurs, au passage, vous remarquerez que j'évite dès que je le peux le mot "poème" pour qualifier ce que j'appelle mes "textes".

La pomme dans le lointain roule mon œsophage
Feint mon âme délicatement
Tout en chargeant ma gorge d’un lourd empêchement
Ma pensée dans un sarcophage

La chute de cette amibe d’abîme empli
Au profond de mon être innocent d’être
Crève mes désirs d’une rage inassouvie
Jamais je ne pourrais clairement Etre

Le ciel est bleu la forêt verte les fruits rouges
L’existence baigne dans un placenta délicieux
Le vent va caressant les rêves rien ne bouge
Sinon Eve tendant l’enfer dans une main des Cieux

 

n° 137 samedi 04 août 2007 à 16 h 09

Léah
9997 message(s)
 Poème : qu'en pensez-vous ?

Je nie complètement, Mozart, que tu fasses du Ponge. Il a quelque chose d'irremplaçable : il est lui-même, sans artificiel. Sa poésie est un feu d'artifice permanent, éblouissant, mais jamais aveuglant.

 

n° 138 samedi 04 août 2007 à 17 h 50

mozart62000
425 message(s)
 Poème : qu'en pensez-vous ?

Comment pouvez-vous savoir si je ne suis pas "moi-même" dans ce que j'écris ?

 

n° 139 samedi 04 août 2007 à 19 h 26

Paine
74 message(s)
 Poème : qu'en pensez-vous ?

ta question peut être posée par tous les écrivains, les lecteurs ne le sauront jamais, et pas même les écrivains d'ailleurs, enfin selon moi... je pense pas que c'est avec les mots que l'ont couche sur papier (ou écran aujourd'hui) que l'on se connaît...

Du reste, très sérieusement certains de tes écrits sont tellement travaillés que l'on sait bien qu'il n'y a presque plus rien de spontané dedans, or selon moi on est soi-même quand on est spontané, naturel...

"Nous voyons bien que vos manières sont étudiées" phrase qui prête à rire dans le film récent Pride and prejudice, version française...
La personne visée est tellement travaillée dans son attitude qu'elle en est parfaitement ridicule... tu n'es pas ridicule mozart mais tu es trop superficiel dans ce que tu écris, enfin dans certains de tes textes...

Libère toi un peu de cet envie de jouer avec les mots qui doit te valoir de nombreuses heures à lire les dictionnaires... Enfin ne te libère pas de l'envie de jouer, mais joue avec ce qui est accessible pour tous...

Si tu n'écris que pour les docteurs en linguistique, tu ne feras jamais de l'art... si tu touches toute la populations des plus "incultes" aux docteurs de lettres, là tu feras un art... tout en gardant ton propre style car de toute évidence il est en pleine construction mais à peut-être revoir à la baisse de niveau, en gardant les jeux que tu peux faire à plusieurs niveaux de difficultés tu peux aussi... un jeux de mots compréhensibles aux moins cultivés pourrait en cacher un bien plus ardus pour un autre public... à la manière des contes de perrault: différents degrés de lecture: instauration du degré dramatique pour les enfants, comique pour les adultes, avertissement pour les adolescents...

Dernière modification par Paine (samedi 04 août 2007 à 19 h 26)

 

n° 140 samedi 04 août 2007 à 19 h 44

JSC
6404 message(s)
 Poème : qu'en pensez-vous ?

mozart62000 a écrit :

Ma large couronne est solitaire
Et ma seule étincelance lointaine
Je souffle mes pas et je me terre
Au fond d'une ombre qui me traîne

Je fossoye mon être dans mon ombre
Je creuse mon existence dans la vie
Je croise l'Amour le regard tombe
Et je crève mon coeur à vau-l'envie

Un jour je serai seul las et vieux
Assis sur ma vie souriant à la mort
Et je me retournerai tous les yeux
- Qu'importe ! Le Temps passe, je l'éplore.

Je viens de prendre connaissance de cet écrit.
A première vue, je l'aime bien et la poésie me semble imagée.
Par contre, pour qqun qui 'travaille' ses mots, certains d'entre eux me semblent un peu banals (banaux?) par rapport aux autres, quelques images redondantes.

Si la couronne (mot ordinaire) est à moi, elle est presque forcément solitaire. Par contre "solitaire" m'inspire l'image non seulement de 'solitude' mais aussi d'un 'diamant', qui va bien avec couronne.
Alors pourquoi pas diadème par exemple?

Avec mon esprit décalé, j'aurais voulu surprendre le lecteur qqpart par un usage peu commun. Par exemple 'je me terre au train d'une ombre qui me fonde.'

J'aime bien l'allitération CReuse, CRoise, CRève. J'aime moins la confusion de 'existence' et 'vie'.

"Un jour je serai seul las et vieux" banalité? Sa suite ne l'est pas!


La moralité moderne veut que l'on accepte les normes de son époque. Qu'un homme cultivé puisse les accepter me semble la pire des immoralités. (O. Wilde)