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Je dois aussi faire le commentaire de ce texte et j'ai un gros problème de problématique. J'ai toujours été pas tres douée pour les introductions alors si vous pouviez m'aider(et au plus vite) à en faire une se serait gentil de votre part!!!
Merci de votre aide
Dernière modification par Muriel H. (lundi 11 février 2008 à 00 h 19)
bonsoir,
voici un commentaire de texte :
Blessé et réformé au cours de la Première Guerre mondiale, le narrateur et personnage principal,
Ferdinand Bardamu, connaît des années d'errance en Afrique puis aux États-Unis avant de devenir médecin
auprès des pauvres de la banlieue parisienne. Durant ces tribulations, il a souvent croisé le parcours de son
ami Robinson, qui figure en quelque sorte son double maudit et qui finit par être tué. L'extrait suivant se situe peu avant la fin du roman.
J'avais beau essayer de me perdre pour ne plus me retrouver devant ma vie,je la retrouvais partout
simplement. Je revenais sur moi-même. Mon trimbalage à moi, il était bien fini.A d'autres !...Le monde était refermé ! A bout qu'on était arrivés nous autres !...Comme à la fête !...Avoir du chagrin c'est pas tout, faudrait pouvoir recommencer la musique, aller en chercher davantage du chagrin... Mais à d'autres!.. C'est la jeunesse qu'on redemande comme ça sans avoir l'air... Pas gênés !...D'abord pour endurer davantage j'étais plus prêt non plus !...Et cependant, j'avais même pas été aussi loin que Robinson moi dans la vie !...
J'avais pas réussi en définitive.J'en avais pas acquis moi une seule idée bien solide comme celle qu'il avait eue pour se faire dérouiller. Plus grosse encore une idée que ma grosse tête, plus grosse que toute la peur qui était dedans, une belle idée, magnifique et bien commode pour mourir... Combien il m'en faudrait à moi des vies pour que je m'en fasse ainsi une idée plus forte que tout au monde? C'était impossible à dire!
C'était raté! Les miennes d'idées elles vadrouillaient plutôt dans ma tête avec plein d'espace entre, c'étaient comme des petites bougies pas fières et clignoteuses à trembler toute la vie au milieu d'un abominable
univers bien horrible... Ça allait peut-être un peu mieux qu'il y a vingt ans, on pouvait pas dire que j'avais pas fait des débuts de
progrès mais enfin c'était pas à envisager que je parviennejamais moi, comme Robinson, à me remplir la tête avec une seule idée, mais alors une superbe pensée tout à fait plus forte que la mort et que j'en arrive
rien qu'avec mon idée à en juter partout de plaisir,d'insouciance et de courage. Un héros juteux.
Pour le plan de mon commentaire j'avais pensé à :
I-) L'auteur est obsédé par la guerre
- la mort
-la peur
- l'horreur de la guerre
II-) L'auteur tente de se définir
- Fuite du passé et du futur
-Il y'a des cycles et répétition
-Il se compare aux autres (enfin plutôt à Robinson)
III-) Le destin d'un héros?
-Protagoniste type de l'anti héros
-Ressemblance à l'homme
-L'effet sur le lecteur
Que pensez vous de ce plan?
Je ne suis pas sûr des titres par contre, je voulais aussi mettre en avant le lyrisme qui est très présent dans ce texte
Dernière modification par webmestre (lundi 19 mai 2008 à 19 h 51)
j'aurais aimé parler des points d'exclamation, et des points de suspension, mais je n'arrive pas à trouver un moyen d'en faire part, de quoi Céline est il découragé ou las? de quoi a t'il honte?
Bonsoir Lévana,
J'ai l'impression que tu n'as pas lu les pages précédentes. Fais-le et tu y trouveras des réponses... 
Muriel
J'ai relu 6 fois les pages précédentes.
Et j'ai posté mon propre plan, complètement différent de ceux postés auparavant, afin qu'il soit examiné.
Si vous faites référence à ma dernière question, c'est justement parce que j'ai lu ce qu'avait dit Jean Luc et que je ne le comprenais pas, j'espérais qu'il y apporterait plus de lumière pour moi de nouveau.
Enfin, je vais encore relire quand même si vous pensez que j'ai oublié un truc:)
Message 7 :
Jean-Luc a écrit :
Bonsoir Juju,
Les points d'exclamation marquent l'expression de sentiments violents qui agitent le personnage, ils renforcent l'expression affective de son découragement, de sa lassitude, de sa honte. Ils sont au service du lyrisme.
Les points de suspension marquent les sous-entendus, une pensée qui n'ose aller trop loin.
Les verbes à l'infinitif sont une forme d'expression sentencieuse comme dans les proverbes ou la morale des fables. Ils expriment une forme de sagesse populaire
Dis-nous ce que tu ne comprends pas. Est-ce la raison de sa lassitude ?
Oui, c'est exactement cela que je ne comprends pas.
[...] C'était raté! Les miennes d'idées elles vadrouillaient plutôt dans ma tête avec plein d'espace entre, c'étaient comme des petites bougies pas fières et clignoteuses à trembler toute la vie au milieu d'un abominable
univers bien horrible... [...]
Il est las de vivre dans cet abominable univers bien horrible ; il est las de lui-même, de ses échecs, de son manque de courage, de ses lâchetés... ( c'étaient comme des petites bougies pas fières et clignoteuses à trembler toute la vie)
Merci.
définitive.J'en avais pas acquis moi une seule idée bien solide comme celle qu'il avait eue pour se faire dérouiller. Plus grosse encore une idée que ma grosse tête, plus grosse que toute la peur qui était dedans, une belle idée, magnifique et bien commode pour mourir...
Je ne comprends pas non plus le mot grosse, répétée plusieurs fois, est ce une allusion à la mort?
On pourrait s'attendre plutôt à grande...
C'est sans doute un choix de style. Il applique à "idée" (nom abstrait) un adjectif employé d'ordinaire pour des noms concrets.
Une grande idée n'aurait peut-être pas suffi à remplir sa vie, il fallait en plus qu'elle soit grosse, pour remplir les vides, pour empêcher de penser aussi...
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