n° 1 mardi 18 novembre 2008 à 20 h 30

hyeroline
52 message(s)
 Être d'un grand secours à quelqu'un

J'ai une phrase qui me pose problème :

"Il se sent tout d'abord peu concerné par la situation, et n'est pas d'un grand secours à son maître."

L'emploi de la préposition "à" ne me convient pas dans ce cas, mais je ne sais pas pourquoi...

n° 2 mardi 18 novembre 2008 à 20 h 45

Jehan
1993 message(s)
 Être d'un grand secours à quelqu'un

Bonsoir.

Au mot secours, le Robert cite la locution "Être d'un grand secours à qqn".
Cette préposition à est donc tout à fait correcte ici.

Dernière modification par Jehan (mardi 18 novembre 2008 à 20 h 46)

n° 3 mardi 18 novembre 2008 à 20 h 48

hyeroline
52 message(s)
 Être d'un grand secours à quelqu'un

Alors je m'en contenterai !

Merci, je ne sais pas vraiment pourquoi cette phrase me paraissait bizarre...

n° 4 mardi 18 novembre 2008 à 20 h 50

Muriel
2835 message(s)
 Être d'un grand secours à quelqu'un

Bonsoir Hyeroline,

Effectivement, il me semble que « pour » serait plus adapté.
On apporte un grand secours à quelqu'un (là, grand secours est COD). Mais dans votre phrase, grand secours est attribut, c'est différent (on pourrait le remplacer par grandement secourable).
- Il est un grand secours pour son maître.
- Il apporte un grand secours à son maître.

Muriel

n° 5 mardi 18 novembre 2008 à 21 h 02

Jehan
1993 message(s)
 Être d'un grand secours à quelqu'un

Au mot secours, le Robert cite la locution "Être d'un grand secours à qqn".

C'est correct... Et plus heureux à l'oreille que secours pour, selon moi.

Distinguons aussi "être un grand secours pour qqn"
(attribut nominal "un grand secours")

et "être d'un grand secours à qqn."  =
dans lequel "d'un grand secours (à)" équivaut à l'adjectif "utile (à)".

Dernière modification par Jehan (mardi 18 novembre 2008 à 21 h 05)

n° 6 mardi 18 novembre 2008 à 21 h 05

Muriel
2835 message(s)
 Être d'un grand secours à quelqu'un

C'est exact Jehan, j'allais éditer mon essage pour dire que je n'avais, par erreur, pas tenu compte de la préposition.

n° 7 mercredi 19 novembre 2008 à 01 h 27

Putakli
433 message(s)
 Être d'un grand secours à quelqu'un

Merci, je ne sais pas vraiment pourquoi cette phrase me paraissait bizarre...

Peut-être parce qu'elle contient deux idées qu'elle ne distingue pas nettement:
1 Secourir (si le secours est inopérant par rapport à ce qu'il pourrait ou devrait être). Il s'agit de l'appréciation de l'autre.
2 Etre secouriste (si on n'en avait pas réellement l'intention), par rapport à d'autres manières d'être. Il s'agit de son appréciation personnelle.
Le problème se pose quand des gens se donnent comme modèles. Il y a l'idée de don, mais ce don ne sera pas recevable parce que le donateur ne se sépare de rien.


Préservez-moi de mes amis; mes ennemis, je m'en charge.

n° 8 mercredi 19 novembre 2008 à 13 h 36

Jehan
1993 message(s)
 Être d'un grand secours à quelqu'un

Je ne sais pas si cette nouvelle analyse sera d'un grand secours à Hierolyne,
qui ne semblait vraiment tracassée que par le à.

Un à d'autant plus licite, d'ailleurs, qu'on peut sans aucun problème
remplacer le COI qu'il introduit par un pronom COI :

"et n'est pas d'un grand secours à son maître."

"et ne lui est pas d'un grand secours."

Dernière modification par Jehan (mercredi 19 novembre 2008 à 14 h 09)

n° 9 jeudi 20 novembre 2008 à 15 h 58

Putakli
433 message(s)
 Être d'un grand secours à quelqu'un

La grammaire autorise les deux formes comme elle permet de dire il pleut aussi bien qu'il fait beau, et la différence n'est pas d'ordre grammatical. On se sert de la différence entre pour et à comme on se sert de la  différence entre la pluie et le beau temps pour dire ce qu'on veut dire, à condition d'être attentif et de faire jouer la différence. Par exemple: ceci est pour vous mais n'est pas encore à vous, etc...

Mais si on fait abstraction de cette distinction, on écoute la musique de la phrase:"C'est correct... Et plus heureux à l'oreille que secours pour, selon moi.", puis confirme ce parti pris en reprenant cette musique dans une phrase qui lui fait pendant en inversant l'ordre des deux thèmes:"Je ne sais pas si cette nouvelle analyse sera d'un grand secours à Hierolyne, qui ne semblait vraiment tracassée que par le à."

Cependant, si Hiérolyne vous semblait..., elle déclarait  ne pas savoir pourquoi la phrase lui paraissait (=semblait) bizarre. C'est à cela que je cherche à répondre.
La phrase met en scène deux personnes: un maître et un valet ou un sujet ou un esclave ou un élève ou encore un autre: ce n'est pas précisé, mais le contexte le précise probablement.
Et dans la phrase:
1 L'opposition est claire entre se sentir et être, comme entre peu et grand.
S'il ne s'était pas senti concerné du tout, il n'aurait été d'aucun secours, et un rapport de proportionnalité est établi entre peu et grand, autrement dit entre être plus ou moins concerné (en soi) et plus ou moins secourable (en dehors de soi).
2 La première proposition explique la seconde: le "et" pourrait être remplacé par un "donc".
3 Le dernier mot de la phrase désigne le bénéficiaire du secours éventuel comme un maître, mais sans préciser quel genre de maître, ce qui ouvre sur le contexte.
Mais la distinction entre à et pour est probablement liée à ce contexte, et l'impression de bizarre indique probalement une dissonance non pas dans la phrase elle-même mais dans le développement dont elle est extraite.
Je dirai même que si je passe de la réponse au diagnostic, il y a une erreur qui se révèle dans la manière de poser la question. Cette erreur est de ne pas prendre en considération le contexte. Je suis presque sûr que c'est lui qui était cause d'une attente que la lecture de à trahit tandis que celle de pour lui aurait correspondu.

n° 10 jeudi 20 novembre 2008 à 16 h 57

Jehan
1993 message(s)
 Être d'un grand secours à quelqu'un

C'est donc maintenant à Hierolyne de répondre pour dire laquelle de nos analyses respectives est la plus pertinente et la plus utile par rapport à ses attentes...

Dernière modification par Jehan (jeudi 20 novembre 2008 à 17 h 03)