Vers quels auteurs contemporains peut-on se tourner si l'on ne partage aucunement le credo d'une poésie objective (le parti pris des choses)?
Le refus d'un rapport sentimental aux objets, l'absence d'intimité affective, le dégoût pour la facilité des épanchements semblent avoir investi la poésie de la seconde moitié du vingtième. Y a-t-il une alternative, ou doit-on relire inlassablement Nerval, Lamartine, Hugo, etc?
Bonjour Alph,
Le XXe siècle a produit quelques grands poètes lyriques :
Paul Claudel,
Aragon,
Eluard,
Marie Noël,
Saint-John Perse,
Supervielle,
René-Guy Cadou...
Et je dois en oublier.
Bonjour Alph,
Au travers de ce que je connais de toi sur le forum, il me semble que tu aimerais Yves Bonnefoy. Un amoureux de Rimbaud (qu'on sent présent dans tous ses recueils). Bonnefoy n'est pas du tout facile à lire, mais cela vaut le coup d'insister — pas toujours pour le talent poétique (affaire de goût), mais pour ce qu'il transmet.
Muriel
Merci à tous deux.
Jean-Luc, je parlais plutôt de la poésie contemporaine ou fort récente (qu'appelle-t-on fort récente, dans un domaine où Baudelaire incarne la modernité? Disons, la seconde moitié du vingtième...). Je découvrirai quand même Cadou et Marie Noël.
J'ai lu l'article sur Bonnefoy, Muriel. J'apprécie en effet les idées qui y sont évoquées. Bon profilage;)
Bonsoir Alph,
Si tu te procures un de ses recueils, je te conseille de le lire avec un esprit vierge. Ne lis les critiques ou analyses qu'après plusieurs relectures personnelles.
Muriel
Je lis toujours le moins possible de textes médiateurs. Avec l'habitude on sait comme les discours dirigent notre sensibilité. Je vais directement chercher l'œuvre.
C'est aussi à Bonnefoy que je pense tout de suite, comme contre exemple. Il faut absolument écouter sa superbe conférence là
Il ne s'agit pas d'un poète, mais d'un écrivain et philosophe du XXième siècle dont le style -quelque soit ce que l'on pense du contenu, des idées- est d'un grand lyrisme : Cioran. Notamment dans Sur Les Cimes du Desespoir (premier essai, écrit à vingt-deux ans, donc fort passionné, véhément, lyrique à souhait), ou Le Livre des Leurres (magnifiques passages sur "l'extase musicale", sorte de poème en prose, je dirais)...
J'assentirai ultérieurement à propos de Cioran, dans la mesure où "Sur les cimes du désespoir" patiente encore d'être lu.
Je le conseillerai vivement, me l'étant procuré pour d'évidentes qualités pressenties du reste.
salut tout le monde !
je suis étudiante en Lettres Modernes, je travaille sur Bonnefoy et plus exactement sur Du Mouvement et de l'immobilité de Douve.
je voudrais partager mes impressions de lectures avec vous .
A très bientot
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