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J'imagine que ce sujet revient assez souvent sur le forum, car c'est un objet d'étude incontournable au lycée. J'ai une dissertation à faire sur le sujet suivant : Molière a écrit que le devoir de la comédie est de "corriger les hommes en les divertissant". Discutez ce point de vue en vous appuyant sur les deux textes (en fait il s'apgit d'un extrait du Tartuffe et d'un autre de Dom Juan), et vos lectures personnelles.
Pour le plan, j'ai choisi en premier lieu de montrer quelle est la fonction de la comédie (faire rire), puis expliquer en quoi le rire a une fonction cathartique, morale et sociale. C'est la première dissertation que j'aie jamais fait, c'est pourquoi j'ai l'impression d'avoir été l'auteur de quelque chose de très mauvais (vous êtes prévenus ^^).
J'aimerais vous soumettre mon travail (seulement le développement, car je n'ai pas encore rédigé l'introduction ni la conclusion). Vous seriez très aimable de me donner votre avis sur cette dissertation, avec des remarques sur le plan, l'enchaînement logique des arguments (là ça cloche souvent), et les exemples en général... Bref, toutes les remarques sont les bienvenues, les bonnes comme les mauvaises !
Dissertation
La comédie est traditionnellement définie par trois critères qui l'opposent à la tragédie : les personnages y sont de condition inférieure, le dénouement en est heureux, et sa finalité est de déclencher le rire chez le spectateur.
La comédie trouve son origine dans la littérature grecque. Elle se rattache au culte de Dionysos, dieu de la fécondité et de la puissance, que les Grecs célébraient par des fêtes annuelles, les Dionysies. C'étaient au départ des sortes d'« illustrations » du culte, en présence de ses prêtres. Le genre se développe à travers différentes préiodes : la " comédie anciennce " avec Aristophane, et dans la " comédie nouvelle ", avec Ménandre.
Cet héritage constitue le fond du théâtre comique latin, apparu à Rome au IIIé siècle avant Jésus Christ. L'on peut citer, parmi les auteurs dont nous possédons autre chose que des fragments épars, Plaute et Térence, dont l'oeuvre appartient au genre appelé la " comoedia palliata ", jouée par des acteurs portant le manteau grec, le " pallium ". Les caractères eux-mêmes s'inspirent de la " comédie nouvelle " : chez Plaute comme chez Ménandre abondent les esclaves rusés, les marchands fripons et voleurs, les vieillards débauchés, les parasites toujours affamés.
Au Moyen Âge, toutes les occasions de rencontres (les foires, par exemple) donnent lieu à des représentations de pièces d'une grande diversité : farces, sotties, moralités. Le comique de ces petites pièces repose sur des jeux de mots (des plaisanteries grivoises, un langage déformé ou inventé), sur des jeux de scène tels que les poursuites ou les coups de bâton, et sur des intrigues qui placent les personnages dans des situations particulièrement ridicules.
Très vite, la comédie italienne s'en détache, avec la " commedia dell'arte ", forme théâtrale basée sur l'improvisation (acrobaties, pantomimes, lazzi, etc. ), à partir d'une trame fixée d'avance. Elle comporte des personnages conventionnels, des types humains dont le caractère et le costume sont fixés de manière permanente : Arlequin et Colombine, Pierrot, Scaramouche, Polichinelle...
Dans le théâtre classique français, la comédie hérite de la double tradition de la farce moyenageuse et de la comédie latine. De même que pour la tragédie, le respect de la règle de trois unités est imposé : l'action doit se dérouler en vingt-quatre heures, dans un même lieu, et comporter une seule intrigue en cinq actes. C'est la comédie de Molière qui domine toutes les autres à cette époque. Ses personnages, comme le vieux barbon ou le valet astucieux, sont inspirés de la " commedia dell'arte ", mais la personnalité de ces caractères a été influencée par la tragédie. Un exemple incontestable en est Dom Juan, dont le héros éponyme possède une personnalité complexe, d'une profondeur et d'une gravité qui n'ont rien à envier à la tragédie. Véritable génie du genre comique, Molière fut l'auteur d'une oeuvre qui retentit jusqu'à notre époque. L'une de ses plus grandes réussites fut de définir la comédie comme un instrument destiné à la correction des moeurs.
De tous temps en effet, assister à des représentations théâtrales ne fut pas un simple divertissement. Dans le Grèce Antique, la comédie était déjà une satire violente de l'actualité : elle transmettait un message politique ou moral. Aristophane, par exemple, a violemment raillé tous les chefs du peuple, qu'il nomme « ces lascars-là » (dans Les Guêpes), le Sénat, l'Assemblée, les magistrats, les tribunaux, les sophistes, « ces beaux parleurs faisant passer le mal pour le bien », et enfin le peuple, éternelle victime des politiciens et démagogues.
Dans la comédie latine, on trouve dans l'Art Poétique d'Horace (né en soixante-cinq avant Jésus Christ) l'idée de plaire et d'instruire en même temps, résumée par le fameux précepte : « Castigat ridendo mores », ou « corriger les moeurs en riant ». Au XVIIé siècle, les auteurs s'en inspirent, et la comédie recourt a une utilité sociale : Molière dénonce dans ses pièces les vices de son temps, qui corrompent la Cour ou le peuple. Il s'attaque aux travers humains tels que l'avarice dans L'Avare, l'hypocrisie dans Le Tartuffe, la pédanterie dans Les Femmes savantes, et se moque de l'inefficacité des médecins de son époque dans plusieurs pièces telles que Le médecin malgré lui ou Le Malade imaginaire.
La forme de la comédie est l'un des moyens mis au service de ce projet d'édification : la règle des trois unités a pour but de ne pas détourner l'attention du spectateur sur des détails superflus, afin de lui permettre de mieux se concentrer sur l'intrigue, pour le toucher et l'édifier. Elle contribue donc à rendre la pièce plus instructive.
Contrairement à la tragédie, ce n'est guère par la terreur et la pitié mais par le rire que s'opère la correction des travers humains, dans la comédie. On peut reconnaître à cette dernière l'avantage de se rapprocher du spectateur, car ses personnages sont ceux que l'on rencontre quotidiennement autour de nous, ce qui renforce la prise de conscience. Ainsi, dans Psyché de La Fontaine, Gélaste rétorque à Ariste que « La comédie, n'employant que des aventures ordinaires et qui peuvent nous arriver, nous touche toujours. ».
La dessein du rire dans la comédie est donc de provoquer la catharsis en tournant les vices en ridicule car, comme l'a affirmé Molière : « On veut bien être méchant, mais on ne veut point être ridicule. » Les procédés sont nombreux, et différents types de comique se réunissent pour démanteler l'archétype blâmable. Chez Molière par exemple, le quiproquo est très fréquent, ainsi que le principe de l'« arroseur arrosé », hérité de la farce. Ainsi, dans L'Ecole des femmes, où toute l'intrigue est basée sur un malentendu entre Arnolphe et l'amant de sa pupille, l'auteur révèle la misogynie, courante à son époque, et raille la jalousie, la lâcheté et la bêtise du barbon qui désire juguler la toute-puissante de la jeunesse et de l'amour, et rend à la femme le don de la ruse, de la subtilité et de l'intelligence.
Le rôle de l'auteur rejoint par conséquent celui d'un moraliste : ridiculiser un vice peut conduire à une prise de conscience salvatrice. Son art opère une jonction avec celui de La Bruyère, par des procédés différents : on peut considérer, par exemple, le portrait d'Onuphre comme l'analogue de Tartuffe.
Dans son oeuvre, Molière vise également ses ennemis personnels : ainsi, dans la tirade prononcée par Don Juan, de même que dans celle de Cléandre, le blâme de la compagnie du Saint-Sacrement, qui avait jeté la cabale sur l'oeuvre de l'écrivain, est sous-jacent. Molière se sert de la bouche de ses héros pour critiquer les dérives de la société et, implicitement, certaines personnes en particulier.
Le comique n'est donc jamais gratuit : il a toujours une visée morale et veut laisser entendre une critique des travers psychologiques (l'avarice, l'entêtement) et des comportements sociaux (préciosité, hypocrisie).
Je comprends que vous ayez la flemme de lire, mais j'en ai vraiment besoin ! Merci d'avance !!!
PS : j'ai rédigé une conclusion que voici :
La comédie doit donc avant tout faire rire. Nonobstant, plus qu'un simple divertissement qui transporte le spectateur loin de son quotidien, elle a toujours été un moyen d'opérer une prise de conscience chez l'individu, car chaque détail de la comédie a son analogie dans la vie réelle. Mais est-elle toujours parvenue à son dessein ? Et qu'est-ce qui empêche les hommes de corriger leurs vices, alors qu'ils les connaissent et s'accordent à dire qu'ils sont exècrables ? D'après une formule du Siècle, « Le grand nombre de gens qui vont à la Bourse prouve que les livres, les réquisitoires et les romans de moeurs ne sont pas aussi efficaces qu'on aurait pu le croire pour corriger les travers d'une nation ; le résultat tend même à faire douter de cette vieille devise de la comédie : « Castigat ridendo mores ». » Et l'on en viendrait même à se demander si l'humour est véritablement le meilleur moyen de marquer l'esprit.
Salut a tous,
J'ai trouver ce site par hasard et j'avoue il m'aide beaucoup et là en ce moment j'ai besoins de vous. Je dois faire ma première dissertation mais je ne sais pas par ou commencer pour mon introduction. J'ai été voir les autres aide sur la même dissertation mais cela ne m'a pas vraiment aidé car en cour on a déjà donné la problématique et le plan que voici:
Peut-on considérer que le rire permet de modifier les comportement humains?
Plan dialectique:
I-Expliquer et développer l'opinion donné
II- Nuance=> montrer les limites de l'idée
III- Condense en donnant son opinion
Voila, donc j'aurais besoin de vos aide pour rédiger mon introduction pour la faire original; reformuler le plan et des-fois m'aider a rédiger ma conclusion. Merci d'avance
castigare ridendo mores, corriger les moeurs par le rire
la comédie, à travers ses personnages, comme l'avare par exemple, cherche à corriger les hommes par le rire. Dans l'Avare, on voit bien la situation stupide d'Harpagon, qui dans son monologue se croit perdu à cause de sa cassette perdue!! Molière ne pensait pas les hommes forcément bons de n,ature je pense, il s'attaque à leurs vices, et les dépeint dans ses pièces
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