Bonjour chers littéraires !
Je m'intéresse beaucoup a la philosophie et parfois je me pose des questions (d'ordre philosophique) auquel j'essaie de trouver des réponses. Mais ce n'est pas toujours très simple !
Bref, si je poste ici un message ce n'ai pas pour vous raconter ma vie mais plutôt pour vous soumettre une question auquel je cherche une réponse et vos opinions. La voici:
"faut-il aimer pour être aimer" ?
Massy
objet de cette rubrique :
Si elles sont développées, vos réflexions personnelles sont les bienvenues dans cette rubrique. Si vous lancez une discussion, veuillez vous efforcer de formuler explicitement le problème philosophique qui vous occupe.
Dernière modification par Muriel H. (01/10/2008 11:58)
ta question est trés intéressante:
personnellement je pense qu'on a besoin d'amour pour pouvoir en donner.En général,on est 2(au minimum)pour aimer,aprés il y'a des personnes qui aiment,qui veulent aimer tout simplement parce qu'on leur offre pas l'amour
Ce n'est pas véritablement un sujet philosophique!
Mais je pense qu'on ne peut pas aimer sans s'aimer.
On ne peut pas s'aimer sans se connaître.
On ne peut pas se connaître sans se poser des questions.
Les meilleurs questions sont "comment" et "pourquoi".
Mais bientôt vient le "que suis-je?"
Je pense qu'on n'a pas besoin d'être aimé pour aimer en retour.
Si l'amour est suffisamment profond, véritablement ancré dans ton coeur, qu'il fait partie intégrante de ton corps et de ton âme comme une maladie incurable, alors peu t'importe si la personne aimée ne t'aime pas.
Le plaisir d'aimer vaut tous les bonheurs du monde, et, selon moi, ne possède aucun prix; l'amour est le plus merveilleux des trésors, il est d'autant plus fort qu'il n'est pas partagé.
Tu me prendras certainement pour une folle qui ne comprend rien à rien et ne sait pas ce qu'elle dit, mais, aussi bizarre que cela puisse paraître, je parle en connaissance de cause. Il se trouve que j'aime une personne depuis maintenant 1 an, beaucoup plus âgée que moi, que je croise de temps en temps, dont un regard me rend joyeuse toute la semaine, un sourire folle tout un mois, et dont l'absence prolongée me fait prendre conscience, fort malheureusement pour moi, de l'importance et de la profondeur de mon amour à son égard, et me plonge dans une sorte de dépression mêlée à de l'adoration.
Il me hante jour et nuit. Je l'aime à la folie et me dis que je ne devrais et ne dois pas l'aimer ainsi, car je me fais du mal: c'est un amour à jamais impossible et à jamais non-partagé; il ne sait pas que je l'aime, ne le saura jamais et même s'il le savait ne m'aimerait pas.
Mais je pense être heureuse tout de même, rien que par le fait d'aimer.
ce que tu viens de me dire, Mistinguette17, est plein de bon sens et je ne vais pas te prendre pour une folle ou quoi que ce soit. Car moi même j'ai déjà connu ça et je peux garantir que cela peut faire souffrir. Mais moi je m'en suis rendue malade. Bref, je ne rentre pas plus dans les détails.
et encore merci pour ta réponse
pour JSC: je dois donc me poser les questions suivantes ? "comment" aimer et "pourquoi" aimer ?
mmm bonne question mais j'avoue que y répondre c'est une tout autre affaire !
Je crois qu'il y a quand même un problème philosophique, que traite d'ailleurs Mistinguette 17.
Car la phrase peut être entendue de deux manières: S'agit-il d'aimer ou d'être aimé ? Quel est le but ?
1 - Est-il d'aimer ? Mistinguette 17 répond oui. Cela suffit.
2 - Est-il d'être aimé ? Beaucoup de gens le souhaitent. En général ils disent qu'ils veulent "être reconnus", ce qui revient à peu près au même, juste une question de degré. Alors, ils cherchent à plaire, et pour plaire, ils croient qu'il faut aimer parce que pour leur plaire, il faut qu'on les aime. Mais la loi de la réciprocité n'est pas évidente (voir ma signature).
Il peut donc y avoir malentendu.
Je pense à la politique parce que c'est ce que je connais le mieux. Pour en faire, il vaut mieux aimer les gens (voir, par exemple la déclaration d'adieu de Chirac), , ne serait-ce que pour supporter les critiques systématiques et méchantes dont on sera inévitablement l'objet, mais cela n'implique pas de réciprocité: Mitterand aimait bien qu'on le déteste et le disait, car cela donne beaucoup plus d'aisance pour gouverner et n'empêche pas d'aimer les gens qui ne vous aiment pas, ni de travailler pour faire leur bonheur.
Cela peut paraître un point de vue masculin. Mais il arrive qu'une femme aime ses enfants comme dans le règne animal. Seulement quand je dis que je viens dans des réunions comme au zoo, il y a des gens qui se vexent. Ils n'imaginent pas qu'on va au zoo parce qu'on aime les animaux.
Je pense qu'aimer une personne n'est qu'un mécanisme sociale pour communiquer avec des personnes et s'intégrer dans une société.
Donc d'après moi, tu n'attends pas d'être aimer en retour, mais une considération de l'autre.
Loliny a écrit :
Je pense qu'aimer une personne n'est qu'un mécanisme sociale pour communiquer avec des personnes et s'intégrer dans une société.
Donc d'après moi, tu n'attends pas d'être aimer en retour, mais une considération de l'autre.
Je suis d'accord avec ce que tu dis. La notion : aimer , n'existe que dans les milieux sociologique et de communication.
Aimer: mais dans quel sens?
est ce qu'on aime quelqu'un parce que ça provient du "coeur" ou bien parce qu'on a peur d'être seul?
Dernière modification par Dona (04/11/2008 23:10)