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J'ai peur que notre ami Blek se fourvoie en considérant poêle comme un ustensile de cuisine (féminin) et non comme un appareil de chauffage (masculin).
Oui mais l'ambigüité androgyne du terme est assez pongienne aussi !
D'autant qu'on peut poser sa poêle sur son poêle
Voire tenir le poêle au-dessus de la tête des mariés
Je m'excuse d'avoir écrit ce texte au pied levé et dans la précipitation car j'ai cru que la demande d'aide était datée d'hier : c'est que c'est la première fois que je participe à un forum (expérience que je trouve ma foi très intéressante). C'est par la suite que je me suis habitué à l'interface du site. Mais comme le dit LEAH cela peut servir à d'autres. Les remarques de Jean-Luc sont justes. C'est qu'avec les textes de Francis Ponge je me laisse aller à toutes les possibilités de résonances d'autant plus qu'ici nous sommes en face d'un des rares poèmes où le thème-titre est au pluriel. Il parle, en effet, de "poêles". Le titre est ainsi suffisamment ouvert. Mais il est vrai que j'ai brûlé des étapes argumentatives : notamment celui qui me permet d'aller de poêle masculin à poêle féminin. Même s'il s'agit de progresser non par syllogisme mais par syl-lab-logisme. Ainsi même si le terme poète est absent, on peut légitimement le déduire à partir non seulement de sa consonance paronomastique mais en comparant les attributs des poêles (j'aimerais conserver l'ambigüité instaurée par Francis Ponge dès le titre (qui, comme vous le savez, donne le ton du texte)) avec ceux du poète.
De Francis Ponge : "Alors, M. Morissette, à la sortie m'a dit: "Mais enfin, avouez, dans votre huître, nous avons, par exemple, "c'est un monde opiniâtrement clos" : enfin, voilà bien de l'anthropomorphisme! l'huître n'est pas opiniâtre! Opiniâtre, c'est un caractère humain!". Si bien que j'ai dû lui répondre, avec quelque agacement : "écoutez, cher Monsieur, vous ne m'avez pas écouté, sans doute, parce que j'ai bien expliqué que si j'avais mis "opiniâtre", c'était à cause de l'accent circonflexe et du t-r-e. C'est en grande partie pour cela.
Tout ceci c'est pas pour me moquer de Jean-Luc qui, à tout prendre, a parfaitement raison. C'est juste pour justifier les bases de mon résonnement poétique.
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