#1 31/08/2008 19:42

Arniz
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Entraide scolaire et méthode Montaigne, Essais, "Apologie de Raymond Sebond" (II, 12) - Quant à l'erreur et incertitude...

J'ai ce texte à étudier avec des questions mais je comprends vraiment rien. Je suis en 1ere S par conséquent le francais c'est vraiment pas ma tasse de thé. J'ai 3questions a faire qui doivent remplir 2pages.

"Quant a l'erreur et incertitude de l'opération des sens, chacun s'en peut fournir autant d'exemple qu'il lui plaira, tant les fautes et tromperies qu'ils nous font, sont ordinaires. [..]
Qu'on loge un philosophe dans une cage de menus filets de fer clairsemés, qui soit suspendue au haut des tours de Notre-Dame de Paris , il verra par raison évidente qu'il est impossible qu'il en tombe, et si (1), ne se saurait garder (s'il n'ai accoutumé le métier des recouvreurs (2) ) que la vue de cette hauteur extrême ne l'épouvante et ne le transisse. Car nous avons assez à faire de nous assurer aux galeries (3) qui sont en nos clochers, si elles sont façonnées à jour (4) encore qu'elles soient de pierre. Il y en a qui n'en peuvent pas seulement porter la pensée. Qu'on jette une poutre entre ces deux tours, d'une grosseur telle qu'il nous la faut à nous promener (5) dessus: il n'y a sagesse philosophique de si grande fermeté qui puisse nous donner courage d'y marcher comme nous ferions, si elle était à terre. J'ai souvent essayé cela en nos montagne de deçà (6) (et si suis de ceux qui ne s'effrayent que médiocrement de telles choses) que je ne pouvais souffrir la vue de cette profondeur infinie sans horreur et tremblements de jarrets et de cuisses, encore qu'il s'en fallût bien ma longueur que ne fusse du tout au bord, et n'eusse sur choir(7) si je ne me fusse porté à escient au danger. J'y remarquai aussi, quelque hauteur qu'il y eût, pourvu la diviser, que cela nous allège et donne assurance, comme si c'était chose de quoi à la chute nous pussions recevoir secours; mais que les précipices coupés (8) et unis, nous ne les pouvons pas seulement regarder sans tournoiement de tête: "ut despici sine vertigine simul oculorum animique non possit(9)", qui est une évidente imposture de la vue. Ce beau philosophe (10) se creva les yeux pour décharger l'âme de la débauche qu'elle en recevait, et pouvoir philosopher en liberté.

1.Et pourtant- 2.Couvreur- 3.De nous rassurer grâce aux galeries- 4. A claire voie- 5.Pour nous promener- 6.Les Pyrénées- 7.Je n'aurais pas pu tomber sauf si je m'y étais exposé exprès ("a escient")- 8.Abrupts- 9. "Si bien qu'on ne peut regarder en bas sans que le vertige saisisse et les yeux et les esprits" (tite live) - 10. Démocrite, philosophe grec.

Quel sont les exemples que Montaigne donne à l'appui de sa thèse énoncée dans la première phrase?
Pourquoi a-t-il pris l'exemple d'un philosophe? son propre exemple? Quel est l'intérêt de la peinture du "moi" dans cet extrait?
Pourquoi insiste-t-il sur les manifestations physiques de la peur? Quelle image de la raison humaine donne-t-il ici?


Merci pour l'aide apporter.

 

#2 31/08/2008 20:44

JSC
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Entraide scolaire et méthode Montaigne, Essais, "Apologie de Raymond Sebond" (II, 12) - Quant à l'erreur et incertitude...

Quelques pistes:

Il déclare que son but est de « décrire l'homme, et plus particulièrement lui-même

Sa célèbre devise « Que sais-je ? » apparaît comme le point de départ de tout son étonnement philosophique.

Ses écrits sont marqués d'un pessimisme et d'un scepticisme qui ne sont pas rares du temps de la Renaissance

Citant le cas de Martin Guerre, il pense que l'humanité ne peut atteindre la certitude et il rejette les propositions absolues et générales. Son scepticisme est le mieux exposé dans le long essai Apologie de Raymond Sebond (Chapitre 12, livre 2) fréquemment publié séparément des Essais. Pour lui nous ne pouvons pas croire nos raisonnements car les pensées nous apparaissent sans acte de volition : nous ne les contrôlons pas. Nous n'avons pas de raison de nous sentir supérieurs aux animaux. Nos yeux ne perçoivent qu'à travers nos connaissances : Source   Wiki.

Puisque nous sommes parfois trompés par nos sens et nos jugements, nous ne devons pas nous y fier. D’autre part, la confusion possible entre la folie, le rêve et la réalité ne nous permettent pas de garantir la valeur de nos perceptions. Il convient donc de suspendre notre jugement quant aux info transmises par les sens .


La moralité moderne veut que l'on accepte les normes de son époque. Qu'un homme cultivé puisse les accepter me semble la pire des immoralités. (O. Wilde)
 

#3 01/09/2008 10:00

Arniz
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Entraide scolaire et méthode Montaigne, Essais, "Apologie de Raymond Sebond" (II, 12) - Quant à l'erreur et incertitude...

"Puisque nous sommes parfois trompés par nos sens et nos jugements, nous ne devons pas nous y fier. D’autre part, la confusion possible entre la folie, le rêve et la réalité ne nous permettent pas de garantir la valeur de nos perceptions. Il convient donc de suspendre notre jugement quant aux info transmises par les sens ."
J'ai trouvé a peu près çà aussi pour la thèse.
Enfin j'ai mis qu'il fallait pas se fier à nos sens et nos jugements car ils nous trompent souvent.

Ce que tu m'as écrit se sont les réponses pour les 3questions?
Il faut que je developpe alors?
Merci pour l'aide.

 

#4 01/09/2008 10:44

JSC
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Entraide scolaire et méthode Montaigne, Essais, "Apologie de Raymond Sebond" (II, 12) - Quant à l'erreur et incertitude...

Arniz a écrit :

- Quel sont les exemples que Montaigne donne à l'appui de sa thèse énoncée dans la première phrase?
- Pourquoi a-t-il pris l'exemple d'un philosophe? son propre exemple?  Quel est l'intérêt de la peinture du "moi" dans cet extrait?
- Pourquoi insiste-t-il sur les manifestations physiques de la peur? Quelle image de la raison humaine donne-t-il ici?

Pour en faire deux pages, il faudra en effet un peu d'expansion. 
- Quelle est sa thèse? Quels en sont les exemples?
- Quel est le métier d'un philosophe? En quoi le pratique-t-il dans une cage suspendue? Quel est le "moi" des philosophes? Des psychologues? de quoi consiste-t-il?
- Qu'est-ce que la raison? La peur qu'a-t-elle à faire dedans? Quels sont les instruments de mesure de l'échelle Plaisir-Douleur?

Peut-on se fier à seuls les raisonnements?

 

#5 01/09/2008 14:43

Arniz
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Entraide scolaire et méthode Montaigne, Essais, "Apologie de Raymond Sebond" (II, 12) - Quant à l'erreur et incertitude...

Pour la question 1 j'ai mis

La thèse qu'évoque Montaigne est que nous sommes parfois trompés par nos et nos jugements, nous ne devons pas nous y fier. Cet extrait démontre que la vue est génératrice d'erreur.
Afin de le prouver Montaigne met en place une expérience "Qu'on loge un philosophe dans une cage de menus filets de fer clairsemés, qui soit suspendue au haut des tours de Notre-Dame de Paris", le philosophe aura le vertige et éprouvera une sensation épouvantable malgré le fait qu'il sache qu'il ne pourra pas tomber.
Il a recours à un autre exemple pour nous prouver que la vue trompe la raison "Qu'on jette une poutre entre ces deux tours" il ne pourra la traverser "je ne pouvais souffrir la vue de cette profondeur infinie sans horreur et tremblements de jarrets et de cuisses". Pour cet exemple Montaigne parle de son cas personnel car il ne supporte pas le vide.

Pour la 2.
Un philosophe est une personne qui s'applique à rechercher les principes et les causes. La philosophie est une sorte de connaissance subjective. Un philosophe s'appuie sur des idées abstraites et non sur du concret.

Je comprends pas tellement le "En quoi le pratique-t-il dans une cage suspendue? Quel est le "moi" des philosophes? Des psychologues? de quoi consiste-t-il?"

Dernière modification par Arniz (01/09/2008 15:16)

 

#6 01/09/2008 15:17

JSC
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Entraide scolaire et méthode Montaigne, Essais, "Apologie de Raymond Sebond" (II, 12) - Quant à l'erreur et incertitude...

Pourtant, je suis convaincu que si tu réponds à mes questions, la réponse aux tiennes deviendront plus accessibles....

 

#7 01/09/2008 15:25

Arniz
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Entraide scolaire et méthode Montaigne, Essais, "Apologie de Raymond Sebond" (II, 12) - Quant à l'erreur et incertitude...

Mais je comprends pas "En quoi le pratique-t-il dans une cage suspendue?"

 

#8 01/09/2008 15:28

JSC
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Entraide scolaire et méthode Montaigne, Essais, "Apologie de Raymond Sebond" (II, 12) - Quant à l'erreur et incertitude...

Quel aspect de son métier pratique-t-il dans sa cage imaginaire?

Quel est le "moi" des philosophes? Des psychologues? de quoi consiste-t-il?"

Faut faire des recherches de définitions!

Dernière modification par JSC (01/09/2008 15:29)

 

#9 01/09/2008 15:35

Arniz
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Entraide scolaire et méthode Montaigne, Essais, "Apologie de Raymond Sebond" (II, 12) - Quant à l'erreur et incertitude...

Bon je vais pas répondre a cette question
Pour le "moi" dans cet extrait j'ai trouvé que l'interêt du moi c'était le constat que chacun doit faire, lorsqu"'il réfléchit lui-même et essaie de penser aux autres. Chacun fait l’expérience de la difficulté d’être quelqu’un, mais ne cesse de buter sur lui-même lorsqu’il cherche à se mettre à la place des autres.

 

#10 01/09/2008 15:42

JSC
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Entraide scolaire et méthode Montaigne, Essais, "Apologie de Raymond Sebond" (II, 12) - Quant à l'erreur et incertitude...

Car il y a des "autres" (autrui)  dans ses exemples?
as-tu vraiment lu mon message #2 et le lien, qui contient pas mal sur le "moi" de Montaigne!

As-tu fait une recherche Google pour, par exemple, 'Montaigne moi'?
Les opinions personnelles sont toujours plus fortes quand elles sont basées sur un texte...