Il est bien vrai que les livres auxquels nous nous attachons sont ceux qui sont liés à certaines circonstances, parfois douloureuses de notre vie. Personnellement je me souviendrai toujours de cette lecture du Rouge et le Noir, que j'ai dévoré en Terminale alors que je vivais un chagrin d'amour. Il m'a permis de mieux cicatriser... (ah, ces retrouvailles passionnées entre Mme de Rênal et Julien après son retour du séminaire...).
Je me souviens aussi d'un mois de juillet, passé seul dans une maison de campagne, où pour vaincre la déprime j'ai rejoint mes amis d'enfance les mousquetaires (je me suis envoyé tout le cycle en trois semaines... ; j'en suis sorti un peu sonné et complètement ragaillardi... le plus bel été de ma vie !).
Un mois de novembre glacial où, entre deux cours de fac, soigneusement emmitouflé, j'allais lire avec stupéfaction et émerveillement Crime et châtiment dans un jardin public désert...
didinette a écrit :
Mais comment fait-on pour apprecier "lebruit et la fureur" de Faulkner, je peux comprendre pour certaines oeuvre mais laà pas du tout, alors je voudrais bien que vous me disiez ce que j'ai raté .
Lol, je serais tenté de dire "J'aimerais bien comprendre comment on peut ne pas apprécier cette œuvre".
La Débâcle d'Emile Zola ... un livre épique ...
Pour ma part, je crois que j'en ai plusieurs...
Mon premier choc fut Dagon, de Lovecraft... Un recueil angoissant, sombre, très torturé...
Des moments très agréables avec Orgeuil et Préjugés, notamment le moment où Lizzy rabat le clapet de la tante de Monsieur Darcy... Fameux...
Des passages du Ventre de Paris m'ont vraiment secouée,
et plus recemment, L'Elégance du hérisson, qui m'a laissée sans voix...
sigismond a écrit :
didinette a écrit :
Mais comment fait-on pour apprecier "lebruit et la fureur" de Faulkner, je peux comprendre pour certaines oeuvre mais laà pas du tout, alors je voudrais bien que vous me disiez ce que j'ai raté .
Lol, je serais tenté de dire "J'aimerais bien comprendre comment on peut ne pas apprécier cette œuvre".
AAAAAH!
enfin quelqu'un qui me répond mais qu'avez vous apprécié dans cette oeuvre, l'histoire, l'intrigue, le jeux avec le temps ? QUOI!!!
" de ceux que tu rencontreras, tu n'en laisseras aucun serein ni libre. tous tu les frapperas…alors tu seras la liittérature."
aussi il y a peu de livres qui ne nous touchent pas. et s'ils ne nous touchent c'est qu'ils cachent peut-être encore une conquête.
j'ai réussi une fois, par un effort mental qui tenais plus de l'hébétude de fin de voyage que de la prouesse cérébrotechnique, à faire se percuter les univers de deux livres que je lisais en même temps. tout à coup, en un éclair pétrifiant, la tâche de Roth s'est encastrée dans la confession d'un masque de Mishima. le résulta et que pendant quelques instants j'ai lu le premier livre en "mode mental" du second.
étrange... 
Il y en a tellement...
Je dirai pour commencer les Jane Austen, et plus précisement Orgueil et Préjugés qui est incontestablement celui qui regorge le plus d'ironie, d'humour, et écrit merveilleusement bien. J'aime sa subtilité.
J'ai également été touché récemment par L'élégance du hérisson, fabuleux roman, un peu boulversant.
Et parmis encore tant d'autres romans et recueils, je place également ici Les contemplations d'Hugo qui me donne de très belles sensations à la lecture de chacun de ces poèmes.
Je m'arrête ici pour ce soir, j'ai peur d'écrire une liste inteminable... 
Édité par virgule (mercredi 01 octobre 2008 à 18 h 45)
Bonsoir à toutes et à toutes,
"Vos plus beaux moments de lecture" => le "moment" doit donc avoir son importance dans le choix ? Alors, si tel est le cas :
- La poésie : en particulier les oeuvres complètes de Marceline Desbordes-Valmore, de Jules Supervielle (lues dans des moments particuliers que je tairai par pudeur, mais que j'apprécie également, beaucoup en temps "ordinaire", car la poésie fait partie de ma vie).
- Léon Tolstoï : Anna Karénine, La Mort d'Ivan Ilitch
- Fedor Dostoïevski : Les Frères Karamazov, Crime et Châtiment
- Nicolas Gogol : Les Âmes mortes
... et tant d'autres, qu'il m'est impossible de citer !
J'ai choisi ces romans "forts", car ils m'ont véritablement marquée, à des moments bien précis de mon existence.
J'ajouterai :
- Michel de Montaigne : les Essais, (un livre de chevet en quelque sorte), et Humanisme
Il est difficile de faire un choix, car je suis une boulimique de lecture, je lis en moyenne un roman, ou une nouvelle, un essai, que sais-je... par semaine.
Cordialement,
Pascalire
!
Je ne suis pas grand amateur de poésie, et pourtant, de toutes les formes d'écriture, c'est celle qui se relit le mieux, le plus, et à n'importe quel moment. Alors, pour n'en avoir pas lu souvent, je n'en ai pas moins apprécié le nectar. Peut-être aussi est-ce lié au genre: on en lit peu, mais on garde précieusement ce qu'on a aimé.
Donc, il y a la poésie.
Les Vers d'Exil de Claudel pour commencer. On peut ne rien entendre au théâtre de Claudel et aimer ses vers d'Exil, ses plus jeunes vers.
Quelques poèmes de Verlaine, dont Mon rève familier ou son Art poétique...
Hugo, de qui l'œuvre en prose m'attire également, et que je finirai par lire, sans doute (j'ai le souvenir d'une bataille de Waterloo mémorable, dans le premier tome des Misérables). Demain, dès l'aube...Vieille chanson pour un jeune temps... cela en regard de ses très belles encres.
Les Fables de l'excellent La Fontaine, esprit moqueur, mais bienveillant - et il faut les deux!
En dehors de la poésie, mais pourtant très proche, il y a les dernières pages des Vies Minuscules de Michon - et si je dis les dernières pages, c'est que je n'ai pas relu le milieu sans doute. Je pense à l'un d'entre vous qui a dit frémir à la relecture des ellipses à la fin de l'Education sentimentale. Michon, c'est cela, mais sur la longueur d'une vie.
Un dialogue entre Pelican et Camille, dans On ne badine pas avec l'amour (Musset) fait l'objet de nombreuses relectures. C'est néanmoins mon seul souvenir théâtral.
J'aime me reposer auprès d'Oberman de Senancour; je pense qu'il s'agit là d'une sorte de connivence un peu contemplative entre deux esprits isolés.
Les dernières pages de René, de Chateaubriand, même si elles me désolent toujours par la mesquinerie des propos, me transportent par l'autorité du style.
Certains grands moments de lecture n'ont pas été réitérés (je relis peu, mais je garde un souvenir qui, à lui seul, me charme et me pénètre de réconfort): je pense à Proust, à l'instant. Mais il y a une différence entre ce réconfort doux et profond et la puissance des émotions qu'on peut ressentir par ailleurs (par exemple dans la prose du transsibérien de Cendrars, qui, hélas, ne me fait presque plus rien).
J'aime Oblomov de Gontcharov, parce que son rêve me touche, même si (ou parce que...) il est en lui-même miné par sa contradiction. J'aime C.F Ramuz, que j'ai découvert il y a peu de temps.
J'ajoute A Rebours de Huysmans car l'humour le dispute à la décadence, et je suis, par bien des aspects, décadent. Enfin, je n'oublie pas mes premières lectures marquantes : Farenheit 451 (Bradbury), Le loup des steppes (Hesse), ou L'Homme sans qualités (Musil), mais je crains que ces moments forts ne me soient plus si chers.
Édité par Alph (jeudi 02 octobre 2008 à 13 h 01)
J'ajoute A Rebours de Huysmans car l'humour le dispute à la décadence, et je suis, par bien des aspects, décadent.
Etrange, formidable et monstrueux… j'aurais pu deviner que tu l’avais lu. On les reconnaît de loin, les gens qui aiment A Rebours. 
Je voue un culte, entres autres, à la partie conçernant les auteurs latins, à la façon dont est écrite la décomposition de la langue latine...
Contacter l’administrateur du forum | Signaler un abus | Forum propulsé par Fluxbb