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J'expose à mon tour mes problèmes conçernant mon orientation professionnelle à venir.
En espérant que le pavé ne vous découragera pas...
J’ai choisis les lettres parce que j’aimais la littérature. L’université m’a fait adoré la littérature. Pris d’un vif désir de contribuer à la diffusion du savoir littéraire, je me suis mis en tête de devenir professeur en collège ou lycée. J’ai conscience de la difficulté du métier, mais je crois en la capacité d’un bon professeur de donner goût à la littérature, d’initier aux idées, de persuader de l’importance actuelle des grands textes et auteurs.
Puis, les mois passants, je me rendais compte aussi de la passion que je mettais dans les travaux universitaires, comme les mini-mémoires ou les exposés. Je me suis dit que chercheur était peut-être aussi un métier pour moi. On m’a dit que le mieux était de passer l’agrégation. Ce concours-ci permettant aussi de devenir professeur, j’avais la chance d’avoir deux vocations qui passaient par le même chemin.
Le problème, c’est que je comptais faire mon année de préparation directement après la licence. Or, cela ne sera plus possible quand je l’aurais achevé. Et ceci chamboule toute ma vision de l’avenir. En effet, j’ai bien conscience qu’il s’agit de concours difficiles, or, quand il s’agissait de le passer après 4 voire 3 ans d’études, l’idée de devoir le tenter à nouveau deux ou trois fois ne m’effrayait pas. Maintenant qu’il s’agit de le passer après un master spécial de deux ans, c’est différent. Il s’agira en effet de consacrer deux ans d’études à un métier que je n’exercerais peut-être jamais, et je risque dans ce cas de regretter très fort de ne pas avoir fait un master recherche, et de me demander à quoi m’auront servis ces deux années… Mes angoisses portent en fait sur la nature de ce master : sera-t-il entièrement orienté vers la formation des professeurs ? Contiendra-t-il un enseignement littéraire plus général, qui me permettra de le considérer, en cas d’échec, comme un prolongement néanmoins enrichissant de mes études littéraires ? …
Je pense aussi plus qu’auparavant à cette éventualité de l’échec. Alors reviens la question déjà posée, sur ce forum et sur tant d’autres : que faire après des études littéraires ? J’aime la littérature, je n’ai pas peur de poursuivre après la licence, mais il me faut savoir « pourquoi », pour quelle orientation professionnelle future… un master recherche m’intéresserait, mais si c’est pour me dire que, finalement, pour devenir chercher il vaut mieux passer l’agreg… d’ailleurs, je crois que la plupart des enseignants chercheurs de l’université, paradoxalement, n’ont pas fait l’université, mais plutôt des prépas.
J’ai aussi cherché du côté des métiers de la bibliothèque, mais c’est encore assez flou… et je n’ai pas vu grand-chose disant qu’une licence lettres ou plus constituait une bonne chose pour passer les concours. Certains d’entres-eux demandent d’ailleurs une autre licence, je crois. Quelqu’un sait si certains de ces concours sont tout à fait envisageables après une licence ou un master de lettres ?
Enfin, j’ai parfois peur de ne pas avoir le « profil » de celui qui arrive à s’en sortir avec un métier qui lui plaît après avoir obtenu son diplôme. C’est-à-dire que j’ai l’impression qu’il faut souvent avoir un « réseau » de connaissances, des opportunités, de la tchatache, etc… autant de choses que je n’ai pas, que je ne sais pas trouver. Est-ce une impression fausse ? J’aimerais bien savoir, statistiquement, combien font quelque chose qui leur plait dans les années suivant l’obtention de leur diplôme.
Dernière modification par Le Sphinx (vendredi 25 juillet 2008 à 10 h 40)
Le Sphinx a écrit :
On m’a dit que le mieux était de passer l’agrégation. Ce concours-ci permettant aussi de devenir professeur, j’avais la chance d’avoir deux vocations qui passaient par le même chemin.
Sans vouloir te décourager, j'espère que tu sais qu'il n'y a rien d'automatique entre obtenir le diplôme et être employé par la suite. Par contre l'agrégation pourrait t'ouvrir des portes fermées ailleurs. Le programme est aussi très dense.
Maintenant qu’il s’agit de le passer après un master spécial de deux ans, c’est différent. Il s’agira en effet de consacrer deux ans d’études à un métier que je n’exercerais peut-être jamais, et je risque dans ce cas de regretter très fort de ne pas avoir fait un master recherche, et de me demander à quoi m’auront servis ces deux années… Mes angoisses portent en fait sur la nature de ce master : sera-t-il entièrement orienté vers la formation des professeurs ? Contiendra-t-il un enseignement littéraire plus général, qui me permettra de le considérer, en cas d’échec, comme un prolongement néanmoins enrichissant de mes études littéraires ? …
Si tu arrêtes d'utiliser le mot "angoisse", tu serais peut-être moins angoissée. Je ne voudrais pas que cela devienne un état pathologique!
Pour l'instant, le programme n'est nullement défini en détail. On sait simplement ce qui dit le compte rendu du Conseil de Ministres du 2 juillet.
J’ai aussi cherché du côté des métiers de la bibliothèque, mais c’est encore assez flou… et je n’ai pas vu grand-chose disant qu’une licence lettres ou plus constituait une bonne chose pour passer les concours. Certains d’entres-eux demandent d’ailleurs une autre licence, je crois. Quelqu’un sait si certains de ces concours sont tout à fait envisageables après une licence ou un master de lettres ?
À mon souvenir, *trois ou quatre grades sont accessibles dans la filière culturelle de la Fonction Publique Territoriale. Je crois que pour qualifier pour les concours ils demandent non spécifiquement "Bac+ X" suivant le cadre de l'emploi (A, B ou C)
Tu seras mieux de chercher sur le site du CNFPT pour les détails des concours, dans ton cas 'externe' (sur diplôme).
Encore une fois, le parcours est rempli d'obstacles:
Obtenir ton Diplôme (Bac, Bac +3 etc)
T'inscrire, sans faire de faute dans le dossier, sur un concours du CNFPT.
Réussir le concours et être inscrit sur la liste d'aptitude.
Contacter toutes les collectivités qui ont annoncé un poste vacant au CNFPT en proposant ta candidature.
Réussir d'être engagé.
Persuader la collectivité de te faire suivre une période de stage (formation initiale d'application).
Réussir le Stage.
Persuader la collectivité de te titulariser en poste.
Ouf!
À savoir, les collectivités engagent du personnel directemment sur contrat (un à trois ans) quand elles n'arrivent pas à satisfaire leurs besoins en recrutement par voie statutaire..
Enfin, j’ai parfois peur de ne pas avoir le « profil » de celui qui arrive à s’en sortir avec un métier qui lui plaît après avoir obtenu son diplôme. C’est-à-dire que j’ai l’impression qu’il faut souvent avoir un « réseau » de connaissances, des opportunités, de la tchatache, etc… autant de choses que je n’ai pas, que je ne sais pas trouver. Est-ce une impression fausse ? J’aimerais bien savoir, statistiquement, combien font quelque chose qui leur plait dans les années suivant l’obtention de leur diplôme.
Ce n'est pas faux, mais ne devrait pas prendre des dimensions exagérées dans ta tête. Le réseau est un atout à double tranchant.
Un candidat de ma connaissance m'a téléphoné pour prendre de renseignements sur un poste dans la structure que je dirigeais. Au début je fus disposé à l'inviter aux entretiens de recrutement malgré l'inadéquation de son diplôme (DESS quand même!) aux besoins du poste. Mais, pire, en cours de notre conversation, j'ai découvert qu'il n'avait aucune connaissance dans les domaines spécifiques de son éventuelle future responsabilité. Je lui avais donc conseillé de ne pas poursuivre et il était d'accord.
Il me semble que Pecresse a annoncé il y a un an une augmentation de l'engagement des étudiants dans des emplois universitaires accessoires (dans le bibliothèque universitaire par exemple). C'est en faisant de l'expérience professionnelle ainsi que l'on devient meilleur candidat plus tard, et risque de former un réseau de connaissances dans le circuit professionnel, non?
*
Conservateur Territorial des Bibliothèques (Catégorie A+)
Bibliothécaire Territorial (Cat. A)
Assistant (qualifié) Territorial de Conservation du Patrimoine et des Bibliothèques (Cat. B)
{Agent Territorial du Patrimoine (Cat. C)}
Concours
Bonjour Sphinx,
ne te laisse pas décourager par une réforme des concours! Si tu as la vocation il faut aller jusqu'au bout, d'autant plus que je ne suis pas sûr que cette réforme change grand chose pour l'instant.
On ne sait pas encore précisément ce qui va se passer, mais je peux te dire ce que j'en ai compris: a priori les concours équivaudraient à un niveau de formation master, mais se passeraient à la fin de l'année de M2, et non l'année d'après... ce qui revient au même que pour l'agreg. Tu disais vouloir la passer après la licence, mais il fallait déjà un M1 pour se présenter, contrairement au capes, donc en fait les deux concours seraient alignés sur l'agrégation au niveau de la durée des études. Il y a eu des rumeurs avant sur l'éventuelle disparition de ces concours, mais finalement je crois qu'ils sont maintenus.
Pour ce qui est des masters ils ne sont pas encore créés mais à ce que j'ai lu ils ne seraient pas forcément "professionels" et pourraient correspondre à des masters recherche de type classique, avec des cours de pédagogie et des stages en lycée en plus.
En tout cas ne te décourage surtout pas. Certes le concours de l'agrégation est un concours difficile mais si tu as une réelle motivation et que tu travailles suffisamment il n'y a pas de raison que tu n'y arrives pas: je crois qu'il faut avoir ton objectif en vue dès maintenant et travailler sur tes points faibles : est-ce que tu as un bon niveau en latin? en anglais? en ancien français... Si tu veux enseigner dans le secondaire tu peux aussi passer le capes, qui est aussi un concours difficile, mais où il y a plus de chances de réussite. Je ne crois pas qu'il y ait de "profil" de gens qui font ce qui leur plaît, si tu aimes ton métier tu seras content de le faire c'est tout. Pour les "relations" à avoir je pense que c'est assez vrai au niveau de l'enseignement supérieur, mais ça se crée avec ses directeurs de mémoire, de thèse... par contre pour l'enseignement secondaire ça n'a rien à voir.
Evidemment tu peux aussi passer beaucoup d'autres concours de la fonction publique avec une licence ou un master de lettres, mais si c'est l'enseignement qui te fait vibrer,tu ne seras certainement pas satisfait dans une bibliothèque...
PS: JSC parle des concours de la fonction publique territoriale, mais tu peux aussi passer les concours nationaux, pour lesquels tu es affecté directement à un poste ( mais qui évidemment sont plus difficiles
), et il y en a beaucoup. Si tu envisages de faire un master de lettres il faut que tu regardes uniquement les concours A et A+, les autres ne correspondent pas à ce niveau de formation.
Dernière modification par jibou (vendredi 25 juillet 2008 à 11 h 39)
Salut, jibou.
Je ne saurais pas dire si la cause d'inquiétude du Sphinx est la réforme, son problème de choix recherche/enseignement ou la décision de faire encore autre chose. C'est l'indécision qui me semble au fond de ses troubles.
Si j'ai sousligné que les métiers bibliothécaires, c'est car Sphinx a mentionné un penchant pour cela.
Si l'État a aussi des emplois de Bibliothécauire, il n'organise pas de coàncours actuellement! Bibliothécaire d'État.
Mais dans les Métiers listés à gauche de la page, peut-être shinx trouverait autre inspiration pour son avenir.
Pourquoi lmes Concours d'État seraient plus "difficiles" que dans la FPT? Ce qui est vrai est qu'il y a moins de postes que dans la FPT. En plus, quand l'État parle de supprimer des emplois, c'est dans la Fonction d'État dont il s''agit, non pas (encore) la FPT.
Salut JSC,
je pensais en fait aux concours de bibliothécaire et surtout de conservateur de bibliothèque organisés par l'Education nationale. S'ils sont plus difficiles c'est que la concurrence est très rude, puisque beaucoup d'élèves de l'école des Chartes se présentent à ce concours de conservateur.
Je crois qu'il est normal que Sphinx ait quelques inquiétudes, le choix d'une orientation n'est pas facile, d'autant plus que la réduction constante de postes aux concours de l'enseignement a de quoi décourager! Mais s'il a une réelle vocation pour ce métier, il faut qu'il persévère et se donne tous les moyens pour réussir!
Ah. Documentaliste? Un peu frustrant pour un presque-professeur?
Vif désir = vocation?
La vocation religieuse de Jacqueline Pascal (sœur cadette de Blaise) fut constante et sans appel. Quand son père la lui interdisait, elle s'isolait des membres de sa famille!
JSC ton message me laisse perplexe
.
Qui a parlé de documentaliste? Je ne comprends pas ta remarque.
Je ne parlais bien sûr pas de vocation au sens religieux du terme, j'ai du mal à saisir le rapport avec Jacqueline Pascal.
De toute façon il faudrait attendre que Sphinx précise si le domaine des bibliothèques l'intéresse avant de délibérer de son sort entre nous! 
jibou a écrit :
concours de bibliothécaire et surtout de conservateur de bibliothèque organisés par l'Education nationale.
J'essayais simplement de traduire ces grades que je connais pas en "documentaliste", un emploi dans l'ÉN.
Maintenant j'ai trouvé plus d'infos. Métiers
Suis-je si obscur? Pour moi une vocation, religieuse ou pas, es plutôt ....irrevocable
Elle vient d'en dehors de nous.
Sphinx hésite et tu parles à plusieurs reprises d'une vocation où sphinx a simplement dit "désir vif".
Je parle de vocation pour renvoyer à Sphinx une image plus positive et enthousiasmante de son "vif désir" ( ça s'appelle de la suggestion, mais tu as ruiné tous mes efforts, bravo
)
Le Sphinx a écrit :
J'expose à mon tour mes problèmes conçernant mon orientation professionnelle à venir.
En espérant que le pavé ne vous découragera pas...
J’ai choisis les lettres parce que j’aimais la littérature. L’université m’a fait adoré la littérature. Pris d’un vif désir de contribuer à la diffusion du savoir littéraire, je me suis mis en tête de devenir professeur en collège ou lycée. J’ai conscience de la difficulté du métier, mais je crois en la capacité d’un bon professeur de donner goût à la littérature, d’initier aux idées, de persuader de l’importance actuelle des grands textes et auteurs.
Puis, les mois passants, je me rendais compte aussi de la passion que je mettais dans les travaux universitaires, comme les mini-mémoires ou les exposés. Je me suis dit que chercheur était peut-être aussi un métier pour moi. On m’a dit que le mieux était de passer l’agrégation. Ce concours-ci permettant aussi de devenir professeur, j’avais la chance d’avoir deux vocations qui passaient par le même chemin.
Le problème, c’est que je comptais faire mon année de préparation directement après la licence. Or, cela ne sera plus possible quand je l’aurais achevé. Et ceci chamboule toute ma vision de l’avenir. En effet, j’ai bien conscience qu’il s’agit de concours difficiles, or, quand il s’agissait de le passer après 4 voire 3 ans d’études, l’idée de devoir le tenter à nouveau deux ou trois fois ne m’effrayait pas. Maintenant qu’il s’agit de le passer après un master spécial de deux ans, c’est différent. Il s’agira en effet de consacrer deux ans d’études à un métier que je n’exercerais peut-être jamais, et je risque dans ce cas de regretter très fort de ne pas avoir fait un master recherche, et de me demander à quoi m’auront servis ces deux années… Mes angoisses portent en fait sur la nature de ce master : sera-t-il entièrement orienté vers la formation des professeurs ? Contiendra-t-il un enseignement littéraire plus général, qui me permettra de le considérer, en cas d’échec, comme un prolongement néanmoins enrichissant de mes études littéraires ? …
Je pense aussi plus qu’auparavant à cette éventualité de l’échec. Alors reviens la question déjà posée, sur ce forum et sur tant d’autres : que faire après des études littéraires ? J’aime la littérature, je n’ai pas peur de poursuivre après la licence, mais il me faut savoir « pourquoi », pour quelle orientation professionnelle future… un master recherche m’intéresserait, mais si c’est pour me dire que, finalement, pour devenir chercher il vaut mieux passer l’agreg… d’ailleurs, je crois que la plupart des enseignants chercheurs de l’université, paradoxalement, n’ont pas fait l’université, mais plutôt des prépas.
J’ai aussi cherché du côté des métiers de la bibliothèque, mais c’est encore assez flou… et je n’ai pas vu grand-chose disant qu’une licence lettres ou plus constituait une bonne chose pour passer les concours. Certains d’entres-eux demandent d’ailleurs une autre licence, je crois. Quelqu’un sait si certains de ces concours sont tout à fait envisageables après une licence ou un master de lettres ?
Enfin, j’ai parfois peur de ne pas avoir le « profil » de celui qui arrive à s’en sortir avec un métier qui lui plaît après avoir obtenu son diplôme. C’est-à-dire que j’ai l’impression qu’il faut souvent avoir un « réseau » de connaissances, des opportunités, de la tchatache, etc… autant de choses que je n’ai pas, que je ne sais pas trouver. Est-ce une impression fausse ? J’aimerais bien savoir, statistiquement, combien font quelque chose qui leur plait dans les années suivant l’obtention de leur diplôme.
Salut,
Je suis luxembourgeoise et je peux te dire qu'ici au Luxembourg, c'est le parcours du combattant aussi pour devenir prof... pour des histoires de dossier, je dois redoubler ma deuxième année de stage (y en a deux, chez nous) - et une fois que j'aurai réussi le stage, il n'est pas sûr du tout que j'aurai un poste. MAIS je ne regretterai jamais d'avoir tenté ma chance, parce que les deux années que j'ai passées à enseigner jusqu'ici m'ont énormément donné, et à entendre comment tu parles de ton désir d'enseigner, j'ai très à coeur de t'encourager à tenter ta chance... Si je n'avais pas essayé je n'aurais jamais eu le bonheur de pouvoir travailler avec des élèves et surtout, je crois, d'apprendre d'eux tout comme eux, j'espère, apprennent de moi. Si tu n'essaies pas tu regretteras de ne pas avoir cherché à découvrir si t'es faite pour ce métier...bon courage sur ton chemin en tout cas:-)
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