1 2
Connectez-vous pour écrire une réponse
Bonsoir ,
je me demande tout banalement sans aucunes connaissances solides en philo : si le mal ne dépasse pas la sphère du moi , peut-on le considérer un mal ?
je veux dire si on est conscient qu'on est pas parfaitement bon , qu'on a des vices mais qu'on arrive à dissimuler et que par conséquent on fait du mal à personne , sommes-nous pour autant vicieux ?
Merci pour vos réflexions .
Sue
Par définition, si on a des vices, même bien dissimulés, on est vicieux. Si on le sait on peut se juger vicieux mais pas les autres. A l'inverse, on peut ne pas se juger vicieux et être jugé comme tel par les autres, et l'être réellement, ou pas.
Au fond tout est question de jugement et de normes "sociales" d'après moi.
Bonjour, Sue.
Le mal peut être considéré dans un sens métaphysique, physique ou moral. D'après Leibniz (Théodicée I§21)
Respectivement il consiste
- dans la simple imperfection
- dans la souffrance
- dans le péché.
Il me semble difficile que le mal en nous ne se révèle pas. Qui peut cacher toute imperfection? Ne jamais montrer de souffrance? Ne jamais faire le moindre mal?
Même Jésus céda à la colère et des actes violents.
Puis "le sphère de moi", est-il restreint à l'enveloppe corporel ou parle-t-on du sphère d'influence sur les autres, sur le monde?
L'être humain "parfaitement bon" n'existe pas. Le seul espoir des chrétiens est le pardon divin et, dans un avenir probablement très éloigné, un rapprochement à Dieu qui sera une réunification avec le créateur.
Le mal est souvent considéré comme un éloignement (délibéré) des lois (désobéissance) et le péché un éloignement de Dieu.
Un proverbe latin dit:
errare humanum est, perseverare diabolicum.
(Errer est humain; y perséverer est diabolique).
Tite-Live a écrit
venia dignus est humanus error
(L'erreur humain est digne de pardon).
Dernière modification par JSC (14/07/2008 10:00)
Le problème du bien et du mal est fondamentalement lié à ce qu'il y a des gens qui prétendent savoir d'avance distinguer l'un de l'autre, et d'autres qui cherchent en discutant entre eux, ce que l'un veut, ce que l'autre veut, et qui en débattent pour trouver ensemble le bien commun.
nous avons tous des penchants ce qui ne veut pas dire pour autant qu'on est vicieux. le vicieux c'est celui qui commis un acte portant atteinte a autrui en étant conscient de ce qu'il fait. sinon en général on est tous poussés par la volonté de se faire plaisir et dans cette volonté on peut faire du mal aux autres sans s'en rendre compte. ou du moins ne s'en rendre compte que plus tard. donc le tout ce n'est pas le fait de faire du mal qui fait de nous des êtres vicieux mais le fait que nous le faisions avec conscience.
Dernière modification par vive_la_langue (16/08/2008 03:09)
Je reprends cette notion de "penchant".
Est-ce que le mal habite les intentions ou seulement les actes?
Pour moi le mal habite les intentions, si l'on ne passe pas à l'acte c'est qu'il y a quelque chose qui nous retient, peut-être la lâcheté ou la peur. Parfois on fait le bien justement pour cacher une mauvaise intention. Et puis le Bien et le Mal sont deux notions vastes et chaque personne à sa propre définition. Par exemple lorsqu'on entend un grand pays dire qu'il incarne le Bien et qu'il rédige une liste de pays incarnant le Mal on se pose des questions...
mais est ce qu'on ne fait du mal que lorsqu'on en l'intention ? je pense ( et ça m'est arrivé souvent) que l'on peut faire du mal à des êtres (qui nous sont parfois chers) sans vraiment en avoir l'intention. par ailleurs nos actes peuvent être interprétés comme étant mal aux yeux des autres alors qu'à nos yeux ce que nous faisons est parfaitement parfait donc pas de mauvaise intentions. dans un autre cas on peut avoir de mauvaises intentions et passer à l'acte. donc il est difficile de dire que le mal n'habite que les intentions ou que les actes.
vive_la_langue a écrit :
je pense ( et ça m'est arrivé souvent) que l'on peut faire du mal à des êtres (qui nous sont parfois chers) sans vraiment en avoir l'intention.
Dans ce cas, le mal est dans l'aperçu de l'autre, non pâs en toi.
D'ailleurs "mal" est peut-être un peu fort!
quelle est la différence??? d'ailleurs lorsque on parle de mal c'est toujours par rapport à l'autre, il est toujours impliqué!
Connectez-vous pour écrire une réponse
1 2