Bonjour, Jérémy.
"Pléthore" n'implique pas forcément le pluriel !
D'ailleurs, tu remarqueras que dans "pléthore d'argent",
le mot "argent" reste au singulier. Il y a beaucoup trop d'argent,
mais pas plusieurs argents...
D'autre part, la discussion portait sur la présence ou l'absence d'article,
et non sur l'accord d'un verbe avec l'expression considérée.
Quant à l'accord avec "groupe de jeunes", par exemple...
je crois que le sujet a déjà été traité sur ce forum.
En gros, disons qu'on met le verbe au singulier si l'on veut mettre l'accent sur le groupe.
On met le verbe au pluriel si l'on veut insister sur les jeunes, considérés chacun dans leur individualité.
Un groupe de jeunes s'était formé devant l'établissement.
Un groupe de jeunes discutaient entre eux.
Vous avez déjà vu un article de Grevisse qui ne donnerait pas de citations ?
Voilà celles sur l'absence derrière il y a :
Il y avait gros temps au large, un ciel bas et gris, de fortes lames plombées (Gracq, Beau ténébreux, Pl., p. 103). — Il y avait avantage […] à ce qu’il pût un jour opter pour un pays neutre (Yourcenar, Souvenirs pieux, p. 21). — Il y a doute dans cette affaire (Rob., s. v. doute). — Il y a cours de droit canon (Billy, Madame, p. 60). — Il y a classe aujourd’hui (J. Renard, Ragotte, Petit gars de l’école). — Il y a péril en la demeure (cf. § 182, a, N. B.).
Grevisse a écrit :
Il y avait gros temps au large, un ciel bas et gris, de fortes lames plombées (Gracq, Beau ténébreux, Pl., p. 103). — Il y avait avantage […] à ce qu’il pût un jour opter pour un pays neutre (Yourcenar, Souvenirs pieux, p. 21). — Il y a doute dans cette affaire (Rob., s. v. doute). — Il y a cours de droit canon (Billy, Madame, p. 60). — Il y a classe aujourd’hui (J. Renard, Ragotte, Petit gars de l’école). — Il y a péril en la demeure (cf. § 182, a, N. B.).
Cher Maître,
c'est avec beaucoup de reluctance que j'ose vous offrir un point de vue un peu mitigé sur quelques-uns de vos exemples.
1. S'il n'y a pas article devant "temps", l'adjectif "gros" est assez déterminant, n'est-ce pas? Par la suite, vous estimez nécessaire de mettre l'article indéfini devant "ciel" et le syntagme déterminant "de fortes" - qui a mon humble avis équivaut un "des" = "de les" -devant "lames. Les substantifs sont bien qualifiés par des déterminants.
2. La chère MY aurait pu davantage mettre un "un" devant avantage, qui ne semble pas illustrer "une grande virtualité, pour
évoquer l'ensemble des propriétés qu'il dénote".
3. Rien à dire.
4. Est-ce une version d'un dire "moderne" du genre: "canon, ce cours de droit"?
5. Dirait-on "il y a école aujourd'hui"? "Il y a enseignement aujourd'hui"?
6. Rien à dire.
Les r-à-d tombent surtout dans les cas où l'expression est tombée dans la langue populaire et tout le monde en saura le sens.
Jehan a écrit :
Un groupe de jeunes s'était formé devant l'établissement.
Un groupe de jeunes discutaient entre eux.
Absolument d'accord.
Dirait-on "un couple de jeune mariés se disputaient entre eux"?J'aurais tendance à le mettre au singulier "le couple se disputait".
Un group est plusieurs personnes, ce qui auraient un effet de généraliser le pluriel; un couple n'étant que deux personnes, je n'envisage d'avantage comme unité (sans article pour te faire plaisir).
C'est amusant : dans la plupart de ces exemples, le nom sans article a une valeur précise renvoyant au contexte immédiat, tout le contraire des exemples cités jusqu'à présent...
L'expression "en cas de" est également suivie d'un nom sans article : "en cas de problème", "en cas de tempête", "en cas de victoire"... Mais là, c'est simple : je ne crois pas qu'on puisse jamais la trouver avec l'article. Remarquons au passage que la préposition en est rarement suivie de l'article (enfin, en l'occurrence, ça peut arriver !). Au pluriel, en théorie, en + article défini donne ès, mais ès est désormais réservé à des expressions figées (docteur ès lettres).
Une question : pourquoi dit-on "Il y a urgence" mais "Il y a le feu" ?
Je n'ai pas dit que le nom cas s'employait sans article, c'eût été ridiculement absurde. J'ai dit que l'expression "en cas de" n'était jamais suivie d'un nom déterminé. Et justement, on dira plus volontiers "dans ce cas" que "en ce cas" (qui peut également s'employer).
Et non, on ne dit jamais "il y a feu", mais toujours "il y a le feu", "Y a pas le feu !". En revanche, on dit : "Il n'y a pas de fumée sans feu"...
JSC a écrit :
Titigoth a écrit :
Décidément, j'en apprend de jour en jour !
Tu m'en vois ravi, Titi. Sinon, quelle sera ta motivation pour faire des posts ici?
C'est vrai que je suis aussi et surtout ici pour apprendre de nouvelles choses, étendre ma culture littéraire (et générale) un maximum, alors merci à tous pour ces discussions enrichissantes
.