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Bonjour Jehan,
Je ne propose pas de "résoudre le problème". J'indique que je quitte cette ligne, et j'ai pris congé.
Un point. c'est tout.
Excusez-moi d'avoir un peu extrapolé.
Vous avez dit écrire "pour autre chose". Et comme les anecdotes qui suivaient, censées nous éclairer sur cet "autre chose", tournaient autour de la compréhension et de l'incompréhension, j'avais pensé que vos propositions d'écriture collective et d' "écrire en regardant faire" avaient au moins un petit rapport avec ce problème de l'incompréhension qui paraît tant vous tenir à cœur... J'ai donc mal compris.
Dernière modification par Jehan (14/07/2008 23:04)
Bonjour Jehan,
Je ne propose pas de "résoudre le problème". J'indique que je quitte cette ligne, et j'ai pris congé parce que j'ai n'ai aucune raison de laisser les gens me canarder en transformant ce que j'écris en son contraire.
Un point. c'est tout.
Toutefois, de là jusqu'à "historique et fonctionnement du site" comme sous-rubrique.....un grand pas, hein?
Bonsoir, Putakli.
Là où j'ai échoué, d'autres ont réussi.
Fort bien... Mais plus précisément... Échoué à quoi faire ? Réussi à quoi faire ?
La seule chose sûre est que ce n'est pas en appliquant une méthode, mais en en inventant une.
a) Comment pouvez-vous en être sûr ?
b) Pourquoi n'inventez-vous pas vous-même une méthode ?
"Comment faites vous ce que vous savez-faire ?" Je sais que cela s'observe et ne s'explique pas. Il faut voir faire.
Une fois que vous en aurez vu d'autres faire et réussir, que ferez-vous ? Grâce à vos observations, réussirez-vous alors où vous avez échoué ? Dans ce cas, cela ne deviendrait-il pas pour vous une méthode que vous appliqueriez, et non plus une invention ?
Merci d'avance de vos réponses.
Dernière modification par Jehan (15/07/2008 20:35)
Je ne suis pas sûr de comprendre vos questions, et ne suis pas sûr que ce soient des questions. Je ne peux que déborder pour essayer de deviner quelle est votre curiosité et à quoi elle s'applique.
Quand vous lisez "Là où j'ai échoué, d'autres ont réussi", vous avez l'impression d'être devant une énigme. L'observation est pourtant d'une telle évidence qu'il n'y a pas besoin de l'établir, et si je la rappelle c'est uniquement pour la placer comme point de départ d'une démarche d'apprentissage. Spécifier le cas serait en faire une exception alors que c'est la règle.
On peut évidemment en sortir, mais alors on passe de la société où les uns comptent sur les autres dans la société où l'on commande et obéit. C'est un autre monde. Dans ce monde là, on copie un modèle, on applique une méthode, etc..., et tout est transformé en mode binaire par application d'une simplification du type 2=3-1 qui escamote une donnée.
Comment pouvez-vous en être sür ?
Il me semble prudent de rappeler que dire "je suis sûr" ne veut rien dire de plus que ce que cela dit. J'informe, je ne plaide pas. Je ne sais pas si j'ai le droit ou non d'être sûr. Je le suis, un point c'est tout. Ma réponse à votre question ne peut donc être que partielle et partiellement spéculative. Dans l'action, on est sûr ou pas sûr, au sens actif et passif pour dire qu'on n'hésite pas, qu'on y va carrément, qu'il n'y a pas de raison de ralentir qu'on peut se fier, qu'on a confiance.
Mais je peux quand même dire que, connaissant le mode d'escamotage qui produit la pensée binaire, je cherche systématiquement à rétablir la donnée escamotée en l'extrayant de son obscurité, pour la mettre en lumière. Tout le monde a potassé la première page de Madame Bovary. Le démarrage in medias res est brutal. On serait porté à croire que c'est le point de départ et que la première phrase commande les suivantes. Or elle ne figure ni dans les brouillons préparatoires ni dans le manuscrit défintif de Flaubert. Elle ne figure que dans le manuscrit du copiste. Quand et comment est-elle venue se mettre là? Je ne le sais pas.
On apprend à travailler seul et on imagine que Proust s'isolait pour écrire La Recherche. C'est faux. Ecouter [url]là[/url]
http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&idconf=1542
Ce sont deux gros paquets d'erreurs trompeuses: le supposé jardin secret et la supposée méthode.
Pourquoi n'inventez-vous pas vous-même une méthode ?
1 - Je l'ai fait quand j'ai été consulté par des organismes de formation. Cela s'appelait les groupes composés. Le programme est libre, mais la composition du groupe est préparée de manière à reconstituer les partenaires des relations profesionnelles remplacés par des alter ego afin que les uns puissent interroger les autres et apprendre de leur bouche comment ils réagiraient dans une situation donnée. Transposé dans l'enseignement cela pourrait être un parent d'élève de Thionville, un professeur de Narbonne, un proviseur de Rennes, un élève de Courbevoie et pour prendre un exemple simple, la question débattue pourait être, dans tel cas qu'est-de qu'il vaut mieux faire: téléphoner, écrire ou rendre visite.
Dans le même esprit (remplacer le partenaire imaginé d'après soi-même par un partenaire plus proche de la réalité), j'ai remplacé les cas imaginés dans des buts de formation par des cas réels enregistrés secrètement, puis triés par catégories pour faire des montages interprofessionnels de dialogues pris sur le vif. Par exemple, dans un magasin de radio le vendeur fait son article à deux jeunes filles qui minaudent un peu sans se décider, puis l'une prend son courage et demande brutalement au vendeur "Et qu'est-ce que c'est que ce gros machin que vous avez en devanture ?" D'être pris sur le vif fait un tout autre effet qu'entortillé dans une explication.
Il y a d'autres initiatives, mais je ne veux conseiller à personne de se lancer là dedans car il y a une conclusion générale et j'ai payé pour le savoir. Cela fonctionne si formidablement bien qu'une obstruction se mobilise, d'une férocité extraordinaire, non pas de la part des dirigeants, mais de la part des cadres vides. Par exemple quand on compare les cas imaginés aux cas réels, les fabricants de cas sont complètement discrédités. Et dans cette aventure, je me suis complètement ruiné.
2 - Ce n'est pas une méthode qu'il faut inventer, mais une nouvelle méthode dans chaque cas. Ce n'est donc pas industrialisable, ni ne peut faire l'objet d'un enseignement collectif. Cependant quand il y a une certaine ouverture au dialogue, on peut tenter de répondre à quelqu'un intuitu personae, sachant que de toutes façons un intrus va en profiter pour s'interposer, mais on n'est pas obligé d'en tenir compte.
Bonjour, Putakli.
Merci d'avoir pris la peine de me répondre aussi longuement... En ce qui me concerne, il va me falloir un certain temps pour assimiler vos propos, et tâcher d'éviter le plus possible les contresens en y répondant !
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