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Bonjour,
J'aurais besoin d'aide pour 4textes d'Aragon que je ne suis pas sur d'avoir bien compris il s'agit de :
La naissance du printemps
Les Lilas et les roses
Bierstub magie Allemande
Elsa entre dans le poème
j'aurais surtout besoin d'aide pour le premier et le dernier. Je ne comprend pas de qui parle l'auteur dans le premier texte et dan le dernier je ne sais pas exactement comment interpréter le texte puisque dans la plupart des poème d'Aragon le contexte historique a une grande importance.
merci d'avance pour ceux qui m'aiderons 
Que faire, SANS les textes ?
très juste désolée :
La naissance du printemps
AVRIL renaît Voici ses rubans et ses flammes
Ses mille petits cris ses gentils pépiements
Ses bigoudis ses fleurs ses hommes et ses femmes
Je lui fais de ses couleurs tous mes compliments
Dieu que de baisers fous sur l’appui des fenêtres
Nous n’avons pas fini de compter les baisers
Il y a des semaines entières sous les hêtres
Où chantent les pinsons au plumage frisé
Avril n’a pas toujours vécu sous les lambris
Il fut petit pâtissier puis compte-goutte
Il gagna son pain à la sueur de son front
De fil en aiguille il devint contrôleur des finances
Enfin par un soleil de tous les diables
Il tomba tout à coup amoureux
Les Lilas et les roses
Ô mois des floraisons mois des métamorphoses
Mai qui fut sans nuage et Juin poignardé
Je n'oublierai jamais les lilas ni les roses
Ni ceux que le printemps dans ses plis a gardés
Je n'oublierai jamais l'illusion tragique
Le cortège les cris la foule et le soleil
Les chars chargés d'amour les dons de la Belgique
L'air qui tremble et la route à ce bourdon d'abeilles
Le triomphe imprudent qui prime la querelle
Le sang que préfigure en carmin le baiser
Et ceux qui vont mourir debout dans les tourelles
Entourés de lilas par un peuple grisé
Je n'oublierai jamais les jardins de la France
Semblables aux missels des siècles disparus
Ni le trouble des soirs l'énigme du silence
Les roses tout le long du chemin parcouru
Le démenti des fleurs au vent de la panique
Aux soldats qui passaient sur l'aile de la peur
Aux vélos délirants aux canons ironiques
Au pitoyable accoutrement des faux campeurs
Mais je ne sais pourquoi ce tourbillon d'images
Me ramène toujours au même point d'arrêt
A Sainte-Marthe Un général De noirs ramages
Une villa normande au bord de la forêt
Tout se tait L'ennemi dans l'ombre se repose
On nous a dit ce soir que Paris s'est rendu
Je n'oublierai jamais les lilas ni les roses
Et ni les deux amours que nous avons perdus
Bouquets du premier jour lilas lilas des Flandres
Douceur de l'ombre dont la mort farde les joues
Et vous bouquets de la retraite roses tendres
Couleur de l'incendie au loin roses d'Anjou
Bierstube magie
Et douces comme un lait d'amandes
Mina Linda lèvres gourmandes
Qui tant souhaitent d'être crues
Dont les voix encore enfantines
A fredonner tout bas s'obstinent
L'air Ach du lieber Augustin
Qu'un passant siffle dans la rue
Sofienstrasse Ma mémoire
Retrouve la chambre et l'armoire
L'eau qui chante dans la bouilloire
Les phrases des coussins brodés
L'abat-jour de fausse opaline
Le Toteninsel de Boecklin
Et le peignoir de mousseline
Qui s'ouvre en donnant des idées
Au plaisir prise et toujours prête
Ô Gaense-Liesel des défaites
Tout à coup tu tournais la tête
Et tu m'offrais comme cela
La tentation de ta nuque
Demoiselle de Sarrebrück
Qui descendais faire le truc
Pour un morceau de chocolat
Et moi pour la juger que suis-je
Pauvres bonheurs pauvres vertiges
Il s'est tant perdu de prodiges
Que je ne m'y reconnais plus
Rencontres Partances hâtives
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent
Comme des soleils révolus
Tout est affaire de décor
Changer de lit changer de corps
A quoi bon puisque c'est encore
Moi qui moi-même me trahis
Moi qui me traîne et m'éparpille
Et mon ombre se déshabille
Dans les bras semblables des filles
Où j'ai cru trouver un pays
Coeur léger coeur changeant coeur lourd
Le temps de rêver est bien court
Que faut-il faire de mes jours
Que faut-il faire de mes nuits
Je n'avais amour ni demeure
Nulle part où je vive ou meure
Je passais comme la rumeur
Je m'endormais comme le bruit
C'était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens
Tout changeait de pôle et d'épaule
La pièce était-elle ou non drôle
Moi si j'y tenais mal mon rôle
C'était de n'y comprendre rien
Dans le quartier Hohenzollern
Entre la Sarre et les casernes
Comme les fleurs de la luzerne
Fleurissaient les seins de Lola
Elle avait un coeur d'hirondelle
Sur le canapé du bordel
Je venais m'allonger près d'elle
Dans les hoquets du pianola
Elle était brune et pourtant blanche
Ses cheveux tombaient sur ses hanches
Et la semaine et le dimanche
Elle ouvrait à tous ses bras nus
Elle avait des yeux de faïence
Et travaillait avec vaillance
Pour un artilleur de Mayence
Qui n'en est jamais revenu
Il est d'autres soldats en ville
Et la nuit montent les civils
Remets du rimmel à tes cils
Lola qui t'en iras bientôt
Encore un verre de liqueur
Ce fut en avril à cinq heures
Au petit jour que dans ton coeur
Un dragon plongea son couteau
Le ciel était gris de nuages
Il y volait des oies sauvages
Qui criaient la mort au passage
Au-dessus des maisons des quais
Je les voyais par la fenêtre
Leur chant triste entrait dans mon être
Et je croyais y reconnaître
Du Rainer Maria Rilke
Elsa entre dans le poème
Entre assieds-toi soleil et qu'à tes pieds se couche
Le lion des fureurs qui sortait de ma bouche
Que je n'entende plus qu'en moi ce coeur dompté
Assieds-toi c'est le soir et souris c'est l'été
Musique de ma vie ô mon parfum ma femme
Empare-toi de moi jusqu'au profond de l'âme
Entre dans mon poème unique passion
Qu'il soit uniquement ta respiration
Immobile sans toi désert de ton absence
Qu'il prenne enfin de toi son sens et sa puissance
Il sera ce frémissement de ta venue
Le bonheur de mon bras touché de ta main nue
Il sera comme à l'aube un lieu de long labour
Quand l'hiver se dissipe et l'herbe sort au jour
Entre amour c'est ici l'effrayante forêt
Où la nuit ne tient pas du ciel ses yeux secrets
Entre dans mon poème où les mots qui t'accueillent
Ont le palpitement obscur et doux des feuilles
Où t’entourent la fuite et l'ombre des oiseaux
Et le cheminement invisible des eaux
Tout t'appartient Je suis tout entier ton domaine
Ma mémoire est à toi Toi seule t'y promènes
Toi seule vas foulant mes sentiers effacés
Mes songes et mes cerfs t'y regardent passer
Tu marches sur les fleurs d'enfer de mon Ardenne
Mon enfance t'y suit comme un lointain éden
Une brume de moi bleuit au haut des monts
Où le cheval Bayard porta les fils Aymon
Ô mes enchantements dissipés ô marelle
Des mares d'autrefois ô miroirs sous la grêle
Viens-t'en dans cette chasse énorme qui fut moi
Ainsi que Montessor entre Meuse et Semoy
Prends le couvert des bois où quand s'en vint Pétrarque
Toute biche était Laure et des mains tombait l'arc
Parmi les chênes nains dont la tête dit non
Si le vent se souvient des rouvres d'Avignon
Du jardin que les murs de tous côtés endiguent
Où l'ombre a la senteur violente des figues
Mais déjà c'est ta lèvre et ce couple c'est nous
C'est toi le clair de lune où je tombe à genoux
Et la terrasse y tremble et la pierre se trouble
Étoiles dans ma nuit ma violette double
Ce sont tes yeux ouverts sur les temps désunis
Jusque dans mon sommeil Elsa mon insomnie
(…)
Le Printemps n'arrive pas tout d'un coup le 20 mars! Il faut attendre au moins le mois d'avril pour que la nature s'éveille: les flores et faunes, dont...l'homme. Sous les averses, c'est l'éveil du désir avec le soleil qui monte de plus en plus haut dans le ciel. De ce désir nait l'amour...parfois!!!
Avril personnifié. Un mois de croissance, épannouissement.
Je suis amoureux d'Elsa. Je la porte dans ma poésie. Ce poème joue beaucoup avec les mots. Ce sont les mots qui t'accueillent.
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