#41 21/06/2008 11:39

I_Love_Poker
51 message(s)
Bac de français EAF 2008 séries S et ES - Sujet d'invention

5 pages un peu beaucoup c'est vrai mais je pense pas qu'ils pénalisent
pour la longeur tant que c'est pas HS donc tkt

 

#42 21/06/2008 11:46

juuu
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Bac de français EAF 2008 séries S et ES - Sujet d'invention

J'espère qu'ils pénalisent pas parce que je suis en train de le taper et ça fait vraiment vraiment long par rapport à tous ceux qui ont postés ici. C'est plus un portrait à ce moment là ><

 

#43 21/06/2008 11:49

florent_vitry
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Bac de français EAF 2008 séries S et ES - Sujet d'invention

Le risque, est que tu es noyé ton portrait dans la longeur du texte, alors que le but était de faire le portrait de la femme.

 

#44 21/06/2008 11:58

juuu
8 message(s)
Bac de français EAF 2008 séries S et ES - Sujet d'invention

OUi ben j'ai peur d'avoir fait ça justement je m'emballe trop ><. Je stresse du coup. Je le met mais vous êtes pas obligé de le lire parce qu'il est vraiment long.

Elise…
Un prénom simple, celui d’une simple paysanne étourdie, un peu trop réveuse.
Un prénom pourtant toujours gravé dans mon cœur après toutes ces années.
Elise…
Elle avait fait partie de ses rencontres qui marquent une vie et s’était indéniablement imprimée dans la mienne.
Je savais de source sûre que le rythme de sa vie d’autrefois n’avait subi aucune altération et avant même de l’apercevoir sur ce petit sentier ou j’espérais la croiser, alors que j’imaginais les ravages que le temps avait du lui faire subir, je sus qu’il n’aurait pas altéré sa beauté.
Et je ne m’étais pas trompé car lorsque je l’aperçu sous les lueurs chatoyantes dont se pare parfois l’aube naissante, elle me parut plus sublime encore que le souvenir chéri que j’avais gardé d’elle. Elle n’était plus qu’une ombre, mais si lumineuse encore que j’en eux le souffle coupé. Elle irradiait de l’intérieur tandis que décrépite en apparence, les années avaient usé son corps.
Une ombre car toute couleur l’avait délaissée, lumineuse car mes souvenirs et l’aura qu’elle dégageait me laissait entrevoir celle qu’elle avait été autrefois. Une pâleur maladive avait remplacé le teint vif de la jeune fille pétillante mais cette blancheur même était charmante sur elle et lui donnait des airs de poupée de porcelaine, trop fragile pour inspirer le jeu.
Oui, c’était exactement cela. Elise m’évoquait une de ces poupées que les petites filles admirent, coiffent, jalousent et finissent par briser. Oh, bien sûr, pas la poupée la plus chère, certainement pas celle que le marchand place dans la devanture de sa boutique pour attirer le client qui cherche une mignonne poupée à offrir. Non, Elise n’était pas ce genre de poupée. Elle me rappelait plutôt celle qui attend sagement posée sur son rayon poussiéreux et qui semble vous dire de ses grands yeux tristes qui ne sont que deux billes vides : « Je sais, je ne suis pas la plus jolie mais je ne veux plus être toute seule, prenez moi je vous en prie, je serais sage, je vous jure que je serais sage. » Cette poupée là n’ose même plus rappeler qu’au moment ou elle a été conçue, elle était de loin la plus jolie, il faut l’excuser, elle est passée de main en main depuis sa création. Elle en a des raisons d’être abîmée...
De toute façon, une poupée ne se plaint pas, ne parle pas, ne vit pas.
Elise, elle, vivait et son attitude se résumait à celle de la poupée. Elle ne se plaignait pas réellement, ses yeux ne suppliaient rien ni personne, ses lèvres n’esquissaient aucune plainte.
En revanche, son être, lui, se révoltait tout entier contre cet abandon de ceux, qui lui avait promis des merveilles alors qu’elle n’en avait jamais demandé tant, qui l’avait laissée et qui ne revenait plus à cause de ce qu’elle était devenue en apparence alors que c’était la seule chose qu’elle n’avait jamais jugé chez eux.
Son âme hurlait. D’un désespoir d’autant plus sincère qu’elle s’acharnait à le maintenir silencieux.
J’étais sans doute le seul à apercevoir derrière l’apparence de vieille femme joyeuse la poupée qui se débattait, hurlait et pleurait en silence.
Peut être parce que je l’avais si bien connu… Sûrement parce que je ne l’avais pas vu vieillir et que le changement me frappait davantage qu’il survenait tout d’un coup.
Les années passées l’avaient aigrie sans doute et chaque ride qui s’était dessinée sur son visage à son insu résonnait comme un hymne à chacune des aventures où la poupée s’était libérée et où elle avait trop espéré et tout donné. Dans la noirceur qui teintait son quotidien, sans même qu’elle s’en aperçoive, le temps s’était écoulé et la couleur avait déserté la poupée. L’ombre blanche ne brillait plus qu’à travers mes souvenirs et l’énergie presque atroce qu’elle mettait à vivre.
Ainsi, ses lèvres si rouges dont je me régalais jadis comme d’une cerise mûre, si tendre et si fraîche étaient restées pleine tandis que le sang dont elles avaient été gorgées s’en était allé. Mais je l’apercevais tout de même moi cette faible rougeur, dernier signe de vie qui colorait faiblement ses joues et qui semblait s’excuser de ne pas être plus importante. Et, même si de sa longue et épaisse chevelure blonde comme les blés ne restait qu’un nuage de neige vaporeux, je pouvais presque y distinguer des éclats dorés et le souvenir de la fierté que j’avais à admirer ces lueurs éparpillées sur mon oreiller déclencha en moi une vague de nostalgie. Elle épinglait ce qu’il restait de ses cheveux comme autrefois, en un chignon désordonné, sans doute pour faire perdurer l’espoir fou que ce qu’elle sentait sous ses doigts lorsqu’elle tortillait une de ses longues mèches n’était du qu’à un manque de soin de sa part.
Elle était toujours plus petite que moi et je retrouvais sans peine le corps ferme aux formes généreuses de mes souvenirs malgré les fripes noires et usées qui lui tenait lieu d’écrin.
Et, malgré tout cela, elle brillait car l’énergie qu’elle mettait à oublier sa vieillesse, sa solitude pour ne garder que les joies en espérant en revivre ailleurs que dans ses souvenirs était particulièrement touchante et rejaillissait sur tout son être. Comme le mirage fait apparaître de l’eau pour le voyageur assoiffe lorsque la température est suffisamment élevée, lorsqu’elle souriait comme en cet instant, son sourire, étrangement plus communicatif que jadis, laissaient entrevoir les vestiges de sa beauté d’autrefois.
Ce sourire qui était resté gravé dans mon cœur me frappa de plein fouet alors qu’elle se levait pour tâtonner dans ma direction car les graviers crissaient sous mes pas.
Aucune parole n’avait été échangée, mais lorsqu’elle saisit ma main, je sus que malgré ses yeux de poupée, vitreux et figés, qui ne m’avait jamais vu, elle m’avait reconnu.
Et la poupée reprit vie.

J'aurais bien aimé avoir la moyenne quand même...

Dernière modification par juuu (21/06/2008 11:59)

 

#45 21/06/2008 12:01

Plums
9 message(s)
Bac de français EAF 2008 séries S et ES - Sujet d'invention

juuu a écrit :

Plums j'aime beaucoup aussi c'est très joli.

Après pour ce qui vaut la moyenne. Je pense que ça dépend beaucoup du correcteur et de sa sensibilité...

Merci...

Moi il fait 3 pages.

Dernière modification par Plums (21/06/2008 16:48)

 

#46 21/06/2008 12:03

I_Love_Poker
51 message(s)
Bac de français EAF 2008 séries S et ES - Sujet d'invention

juuu mais c'est super bien !!
enfin à mon gout je suis persuader que tu aura la moyenne ta description est motivée et tt j'aime trop ton style !

 

#47 21/06/2008 12:03

juuu
8 message(s)
Bac de français EAF 2008 séries S et ES - Sujet d'invention

Moi aussi j'ai eu des bonnes notes cette année en français mais d'habitude c'est surtout le commentaire que je fais. J'avais presque jamais fait l'invention.
Et c'est beaucoup trop long ce que j'ai fait. Trois pages c'est bien !
Edit: Merci I_Love_Poker. Tu me rassure un peu ^^ J'espère qu'ils me pénaliseront pas trop pour la longueur.

Dernière modification par juuu (21/06/2008 12:04)

 

#48 21/06/2008 12:08

florent_vitry
12 message(s)
Bac de français EAF 2008 séries S et ES - Sujet d'invention

juuu : c'est super bien écrit en tout cas!

Reste à savoir si le correcteur ne sera pas ennuyé par la longueur!

Mais franchement c'est excellent, je me demande comment tu as fais pour en écrire autant (au niveau du temps).

Peu être, la répétition du mot poupé a trop de reprises est-elle préjudiciable?

 

#49 21/06/2008 12:11

juuu
8 message(s)
Bac de français EAF 2008 séries S et ES - Sujet d'invention

Bon ça va, si vous trouvez que ça passe j'espère avoir la moyenne.

Pour la longueur...En plus j'ai fait un brouillon. A la fin j'ai eu trop du mal j'ai cru que j'allais pas pouvoir finir.

Pour les répétitions et les fautes c'est clair que c'est un problème parce que j'ai relu très briévement en plus..

 

#50 21/06/2008 12:33

mwa666
33 message(s)
Bac de français EAF 2008 séries S et ES - Sujet d'invention

Au loin, j'aperçus une silhouette qui m'était familière, virevoltante, tapant la mesure, d'une fraicheur et d'une délicatesse qui aurait fait frémir de plaisir tous les hommes de cette assemblée. C'était elle. Bien elle. Sa nuque se dévoilait peu à peu, laissant tomber délicatement le foulard doré qu'elle portait autour du cou. Il y eut comme un flash, une lumière éblouissante se dégagea de ce corps légerement dénudé, et m'empecha de me convaincre de ce que j'étais en train de voir. Elle contina à danser durant de longues minutes, lumineuse, comme un rayon qui viendrait éclairer cette masse vieillissante. Et, de mon coté, je ne pus cesser de la contempler. Quand vint enfin la note finale, un nuage me laissa généreusement la possibilité d'admirer cette dame, ma dame, si vieillissante, mais si jeune à mes yeux.
Ce regard, sauvagement plissé par le temps qui passe, avait pourtant  gardé la même intensité. Une vague de souvenirs me transporta dans la clarté de ses yeux, bien que lourdement assombris par ces verres disgracieux, et je manquai de me noyer dans cette rétine qui me rappela ces moments, où, nous nous parlions à travers des regards mutuels. Cette vague dirigea ensuite ma curiosité vers sa chevelure, ma foi, grisonnante. Ma déception fut immense lorsque je me rendis compte que que sa crinière flamboyante, ses longues boucles dorées, étaient d'une époque révolue, et que le plaisir que me procurait la caresse de ses cheveux sur mon torse étaient dorénavant impalpable. La mort s'approchait d'elle aussi, mais pour moi, elle n'était toujours pas comme les autres, c'était ma dame, mon amour. Bien que son visage eut subit les sévices de ce sablier géant, parfois maladroit, la dureté de son visage s'effaça au profit de ses jambes, si raffinées, et si fraichement modelées. Sous cette peau ridée, blanchie, entourée de quelques kilos que je ne saurai qualifier de grande ou de légère importance, je retrouvai la douceur tactile de ses vingts ans.

Ensuite, je n'ai plus les phrases exactes en tête... cette partie fait 2 pages, il reste 1 page et quelque que je n'ai pas en brouillon ( malheureusement, elle me plaisait bien xD )

J'y explique le trouble intérieur du narrateur, entre plaisir de ses retrouvailles et déception d'un visage vieilli. Ensuite, je passe plutôt dans le "pathétique". Le narrateur se rend compte de cette vieilliesse, que la femme qu'il aimait n'est plus la même ( description plus... péjorative mais pas trop :p ) ... A la fin, il se regarde, et voit que l'homme qu'il est n'est plus non plus le même.

La fin je reprend le thème du début, la musique repart, elle recommence à danser, il lui propose de la rejoindre... et ils dansent comme il y a 30 ans... [ verser une larme ]

La musique reprit, virevoltante, tapant la musique, elle recommença à danser. Je lui proposai de la rejoindre, vieillis, nos deux corps enlancés, comme un dernier souffle, une derniere danse, ensemble.

Qu'en pensez vous?

Dernière modification par mwa666 (21/06/2008 12:37)