#291 26/06/2008 20:06

HoT ChOcOlAtE
39 message(s)
Bac de français EAF 2008 séries S et ES - Sujet d'invention

Je l'ai lu, et il remplit la demande de l'énoncé, ce qui est déjà important.

Ensuite, le style est comme celui de Proust (tout est relatif ), avec une bonne métaphore filée de l'arbre qui dépérit.

Peut-être qu'il y a une trop grande insistance sur la vieillesse, faisant passer un peu en arrière plan les traces de sa beauté. Mais tu les mentionnes quand même, ce qui est suffisant.

Bon, après, il y a des imperfections, des fins de phrases qui sonnent pas très bien, mais c'est pas méchant, on a que 16-17 ans, et on est en S.

PS: Après coup, je pense qu'une métaphore filée avec la pluie qui tombe (naissance), puis l'eau pure qui descend des montagnes, dans de jolies vallées (jeunesse). Une rivière devenant peu à peu fleuve, un peu plus imposant, moins poétique, plus droit (adulte), qui au final, finit dans une mer, calme, plate (vieillesse), qui finit à l'horizon (la mort).

Ca aurait pu être pas mal dans le texte ... fais ch*er

Dernière modification par HoT ChOcOlAtE (26/06/2008 20:07)

 

#292 28/06/2008 18:39

mr eda
2 message(s)
Bac de français EAF 2008 séries S et ES - Sujet d'invention

salut
est ce que quelqun connait la signification des noces de ganaches ??

 

#293 29/06/2008 19:52

Stella in Praha
180 message(s)
Bac de français EAF 2008 séries S et ES - Sujet d'invention

HoT ChOcOlAtE a écrit :

Je l'ai lu, et il remplit la demande de l'énoncé, ce qui est déjà important.

Ensuite, le style est comme celui de Proust (tout est relatif ), avec une bonne métaphore filée de l'arbre qui dépérit.

Peut-être qu'il y a une trop grande insistance sur la vieillesse, faisant passer un peu en arrière plan les traces de sa beauté. Mais tu les mentionnes quand même, ce qui est suffisant.

Bon, après, il y a des imperfections, des fins de phrases qui sonnent pas très bien, mais c'est pas méchant, on a que 16-17 ans, et on est en S.

PS: Après coup, je pense qu'une métaphore filée avec la pluie qui tombe (naissance), puis l'eau pure qui descend des montagnes, dans de jolies vallées (jeunesse). Une rivière devenant peu à peu fleuve, un peu plus imposant, moins poétique, plus droit (adulte), qui au final, finit dans une mer, calme, plate (vieillesse), qui finit à l'horizon (la mort).

Ca aurait pu être pas mal dans le texte ... fais ch*er

Tu m'étonnes^^ Rien qu'en relisant mon brouillon pour le retaper, j'ai pas arrêté de me dire "j'espère que j'ai pas mis ca" ou "vraiment, si j'ai mis ça, je vais droit au carton" ralala, vivement le 11 pour avoir les notes, comme ca, je serais fixée^^
A Mr eda : ce qui est bien, c'est que ton post est totalement en rapport avec le sujet^^ Tu peux peut être chercher sur Internet, ou nous donner plus d'info!


Music is all around us.
All you have to do is listen -August Rush-
 

#294 29/06/2008 21:52

keke
31 message(s)
Bac de français EAF 2008 séries S et ES - Sujet d'invention

bonne chance a tous ceux qui passe cette semaine

 

#295 29/06/2008 23:53

Sultan of swing
2 message(s)
Bac de français EAF 2008 séries S et ES - Sujet d'invention

Bon, il est tard alors je n'ai lu que les devoirs proposés sur les premières pages du topic, mais ce que j'ai vu m'a rassuré, je pensais vraiment avoir abusé sur la concision, mais j'ai cru comprendre que je n'étais pas le seul dans ce cas...

Voilà ce que j'ai rendu le 20 Juin, enjoy...

Invention BAC Français:

    Ce ne fut que lorsqu'elle s'approcha que je la reconnu. Il m'était facile à présent de retracer, derrière ce masque déposé par le temps, les traits que mille fois j'avais caressés. Les années avaient creusé sa peau comme l'eau creuse la roche, lentement et inlassablement, si bien qu'aujourd'hui quelques ravins ridaient son front, sous ses épaisses boucles autrefois brunes. L'érosion n'empêchait pas ce visage, qui à première vue m'avait semblé familier, de conserver les vestiges  d'une grande beauté. Il était comme l'épave majestueuse de ces superbes vaisseaux décrits par Heredia qui parviennent toujours à nous rappeler qu'en leur temps ils étaient magnifiques.
    Elle me fit une esquisse de sourire, ce n'était plus le même que celui qui un demi siècle plus tôt, illuminait mon existence de cette lueur, discrète et éclatante à la fois, qui insuffle sans qu'on en soit conscient, le bonheur dans l'âme et fait oublier tous les tracas du monde. De ceci il ne restait qu'une crispation de lèvres, de bouche, et une légère élévation de ses maigres pommettes. Mais cela suffisait, et indiquait qu'elle aussi m'avait reconnu et se remémorait comme moi les heureux souvenirs d'une passion hélas passée. Je le sentais, je le savais, car au travers de ses grands yeux bleus, pâlis et jaunis par le temps, je pouvais toujours lire son cœur. Une larme perla et roula le long de son nez, je sentais un pincement au creux de mon estomac. La goutte continuait sa course, frôla les lèvres qui jadis aimaient les miennes, dégringola jusqu'au menton où elle s'attarda avant de tomber, comme dans une dernière tentative de s'agripper à la vie.
    Elle était heureuse, je le savais et je l'étais aussi, nous vivions les vestiges du bonheur d'antan. Les mots étaient inutiles, des paroles auraient brisé le charme qui tous deux nous envoûtait. C'est alors qu'elle réapparut, l'expression depuis longtemps oubliée sur sa figure de l'intense joie de se trouver face à moi. Alors de nouveau, j'oubliais tous les tracas du monde.

C'est dingue, à chaque relecture je trouve ça pire, et dire qu'en sortant j'étais presque content de moi ...


Evidemment, faites moi part de vos impressions... 

 

#296 30/06/2008 13:38

Edweard
32 message(s)
Bac de français EAF 2008 séries S et ES - Sujet d'invention

Vive Dire Straits ! oups.. heu ^^

Agréable ta lecture sultan.


Il pleure dans mon coeur, comme il pleut sur la ville.. °~
 

#297 30/06/2008 16:51

I_Love_Poker
51 message(s)
Bac de français EAF 2008 séries S et ES - Sujet d'invention

exellent Sultan j'adore ce style
honnetement je vois pas ce que tu trouve d'horrible

 

#298 30/06/2008 21:43

Sultan of swing
2 message(s)
Bac de français EAF 2008 séries S et ES - Sujet d'invention

Je suis ravi de vous entendre dire ça, cependant, j'ai oublié de souligner que dans le devoir original j'ai glissé un malheureux néologisme (je sais, ça craint méchamment), vous pensez que cela me coûtera plutôt un ou deux points? Sachant qu'à la place de crispation j'ai mis "crispement" (je sais pas où je suis allé le chercher lui, le pire c'est que je n'ai pas hésité une seule seconde là dessus...). J'espère que cela ne me volera pas la bonne note, ou pire la moyenne car bien qu'en S je ne suis fort qu'en français et en anglais, avoir une bonne note au bac de français me permettrait donc de me viander en physique sans trop de conséquences l'année prochaine... De plus j'aspire à intégrer une prépa littéraire (bonne chance...) donc le bac de français fait un peu office de test pour moi.
Bref, souhaitez moi bon courage, je passe l'oral demain 14h. Continuez à me donner votre avis sur mon texte si vous avez le temps de le lire...
Merci, bye.

 

#299 01/07/2008 20:48

ferdiroilette
4 message(s)
Bac de français EAF 2008 séries S et ES - Sujet d'invention

Bonjour à tous, voici le travail que je fais lors de l'épreuve écrite pour le sujet d'invention en série S, pourriez vous me dire ce que vous en pensez, voire me donner un petit pronostic sur ma note, ce serait sympa !


    M’arrachant à la contemplation du noble vieillard, une femme que j’aperçus dans une pièce voisine attira mon attention. Assise devant un piano droit en bois de rose, elle jouait, pour un petit groupe de ces gens du monde, un morceau lent et douloureux que je reconnus comme étant une gymnopédie du très apprécié Erik Satie. Je fus frappé par la cambrure de son dos, qui ne semblait pas avoir été victime du nombre d’années passées. Malgré son age, sa silhouette sculpturale évoquait celle d’une déesse grecque : les courbes d’Aphrodite et le port de tête d’Athéna qui s’embrassaient en une apparence de grave beauté.
    M’approchant plus encore, je pus distinguer son visage et la reconnaître. Nul besoin, cette fois, qu’on me la désigne pour que surgissent en moi les souvenirs du juvénile amour que je lui avais porté plusieurs décennies auparavant. Antoinette, qui avait disparu de ma mémoire, y refît soudainement surface à la lumière de son visage vieillissant. Ses cheveux, autrefois lisses et légers, paraissaient maintenant rêches, comme un linge qu’on aurait trop lavé et leur brun aux reflets plaisants s’était éteint, dévoilant une chevelure couleur de sel. Le temps prélève lui aussi la gabelle.
    Ses yeux quant à eux brillaient toujours d’un noir intense mais on n’y distinguait plus l’étincelle d’autrefois qui illuminait son regard d’un sentiment d’insouciance qu’on ne pouvait, comme hypnotisé, que partager. Désormais, on pouvait y lire les mots de la mélancolie, les mots d’une nostalgie qui ne souffrait d’aucun remède. Et la profondeur dans laquelle j’avais rêvé de me perdre était maintenant cachée par des paupières alourdies par le temps et les épreuves, comme le font des rideaux voilant la scène où fut jouée une pièce magnifique. Fuyant cette scène abandonnée, le nez légèrement aquilin conservait les traces de sa beauté passée. Plus ridé et moins coloré, il donnait cependant au visage l’aspect que j’avais tant aimé. Chaque trait de son visage témoignait du temps et de la beauté passés mais les lèvres n’avaient rien perdu de la fraîcheur que j’avais connue. Elles paraissaient fatiguées d’avoir trop parlé et peut-être trop aimé mais elles semblaient disposées à continuer jusqu’à n’en plus pouvoir. Le plaisir y apparaissait, ponctuant chaque note, alors que ses mains, graciles et délicates, caressaient lentement l’ivoire de l’instrument. Ces mains blanches et fragiles semblaient avoir subi l’effort de toute une vie et s’animaient encore dans un sursaut musical, pour leurs derniers moments de romantisme.
    D’Antoinette,  la beauté émanait comme le fait le parfum d’une fleur se dévoilant au crépuscule, et je n’ai eu de cesse, autrefois, de tenter de la cueillir.


Bonjour,
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(→ Message déplacé.)

Dernière modification par Muriel H. (01/07/2008 21:16)

 

#300 04/07/2008 14:39

L6P
1 message(s)
Bac de français EAF 2008 séries S et ES - Sujet d'invention

Bonjour je poste ma propre création car j'aimerais bien avoir un avis extérieur
(je commence à la taper sa va prendre un petit moment)


EAF Épreuve écrite: sujet d'invention

Nous débâtions un peu ensemble, sur divers sujets.
De guermante me vantais les mérites d'un sport auquel je n'étais point initié, en parlant du bonheur qu'il pouvait procurer.
Je fut interpeller, De guermante confirma ma pensée, la vicomtesse Marie de Désirat venait a l'instant de passer furtivement entre notre table et celle du grand aumônier Saritode.
La supercherie du temps m'aurait pu tromper si je n'eus regarder plus attentivement les traits de ce visage familier.
La vicomtesse avait été, dans une jeunesse désormais lointaine, mon amante;bien que les sentiments d'amour et de passion aie laissé place a ceux d'une amitié sobre et simple, je ne puis me résigner a l'oublier et je conservé encore pour elle une vive affection.
Elle n'avait pas, comme le temps l'oblige parfois, accumulé poids et années, sa silhouette été encore assez bien dessinée, bien que sa croupe et sa poitrine aient perdus de la fermeté, ses ongles étaient toujours orné de l'habituel vernis de teinte rouge, ses doigts, fins et longs était parsemé de petites rides, sa peau au toucher si doux d'autrefois avait sur ses chairs relâcher son étreinte, sa chevelure était dans le temps d'un brun ardent mais elle n'avait pu empêcher l'inexorable arrivé de cheveux blancs contrastant avec la couleur d'écorce vieillie des quelques mèches que le temps n'avait que peu dégradé.
Ses yeux, magnifiques, avec lesquels elle m'avait fusillé autrefois semblé aujourd'hui être une arme enraillée, bien qu'ils laissé entrevoir des pupilles d'un vert toujours aussi frappant.
Ses joues raides et usée avait subies, comme deux rochers au milieu de la tempête les assauts continu des vagues du temps, les rides en arcs de cercle qui faisaient office de parenthèses autour de sa bouche laissée deviner une existence heureuse.
Ses lèvres que j'avais effleuré des dizaines de fois des miennes, était plus épaisses mais d'apparence moins fermes qu'avant, bien quelles conservaient une couleur proche de celle que j'avais dans mes souvenirs.
Marie était toujours Marie bien que le temps est bien oeuvré sur son visage et sur son corps.
De guermante interrompit mes songes par une exclamation laissant entrevoir un certain agacement, il venait de renversé un verre de Château de St Adrien sur son pourpoint blanc nacré.

Dernière modification par L6P (04/07/2008 14:40)