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Salut! Allez, c'est parti, voilà ce que j'ai écris!
Quand tout est prêt, la lumière s'allume...
Les secondes passent. Une femme entre; et avec elle, la froideur de l'hiver. La porte se referme à la onzième seconde d'une énième minute. Le patron entre en action et sert, tel qu'il le fait chaque matin à la cinquante-troisième seconde de cette énième minute. Le silence impose sa loi. Seule la tasse de la femme percute la table. Mais elle le fait aux instants précis auxquels l'horloge laisse s'échapper les "Tic" et les "Tac" de ces secondes qui gouvernent encore la salle.
Enfin, on parle. Les secondes s'embrasent. Le temps se compte en mots. Leur nombre va crescendo puis plus rien. On laisse l'horloge signaler l'heure nouvelle qui débute. À peine les secondes se sont elles installées qu'elles s'embrasent à nouveau. Le patron prend la parole. Les choses s'inversent. C'est la femme qui désormais attise leur conversation.
Au grand âme des secondes et des centimètres, gestes et paroles se mélangent, créant la confusion tant espérée. À cela s'ajoute la sensualité d'une femme et la tendance au refus mécanique d'un homme.
Les échanges se multiplient, l'existence s'affirme et s'accélère. Tout s'agite. Les chaises, les tables tremblent, les cendriers font des claquettes et les aiguilles dansent une valse. Chacun regarde l'autre, veillant à ce que les regards ne se croisent pas.
Voilà, ce qui devait arriver arrive. La mécanique est figée. Tous admirent le silence du regard. Tables, chaises, cendriers reprennent leur place. Les aiguilles sautent. Le décors est de marbre, d'un marbre rose et noir, intemporel. La scène qui va suivre est déconseillée aux moins de dix ans.
Le temps s'est arrêté. Pourtant la mécanique du cœur sera brisée. La porte s'ouvre. Quelques secondes s'expriment. Tic. Tac. Tic. Tac. Boom. Un homme est entré, a fait trois pas en avant, deux à gauche, a pris son fusil, a tiré sur la femme.
La femme est morte. Cervelle grillée. L'amour aussi. Le cœur du patron à jamais tatoué de la monstrueuse image qu'il vient de voir et vit encore. Demi-tour, deux pas en avant, trois pas à gauche. L'amour est le meurtrier s'en sont allés. La mort s'est installée, au début de l'hiver, incompréhensible et monstrueuse, l'amour étant sans plan, sans direction...
C'est en cette énième journée où il servit la femme qu'il en tomba amoureux et la perdit à jamais.
Quand tout est finit, la lumière s'éteint, les gommes entrent en action...
Hop! En tout cas je me suis éclaté! J'ai fait un clin d'œil à Dionysos (le groupe ^^), j'ai pris quelques risques (reprendre le titre du roman, déconseiller la scène aux correcteurs de moins de dix ans, suivre les énumérations de Robbe-Grillet pour construire mon invention, au risque de ne pas être compris ou de passer pour quelqu'un de non-inspiré, etc.), je me suis contenté d'environ 400 mots, mais j'ai privilégié une recherche de style (champs lexical du feu)... Bref c'était marrant! Maintenant faut voir ce qu'en pense Mister ou Miss correcteur!
Qu'en pensez vous, vous?
Dernière modification par Fraidairic-II (23/06/2008 22:25)
j'aime beaucoup ton texte, c'est amusant de voir que moi aussi j'ai pensé au groupe dyonisos pour cette expression écrite (pour moi, la pendule s'arrête à la fin et donc le patron meurt)
Mais personnnellement, quand j'ai analysé le texte à continuer, j'en ai plus retenu que les objets étaient rendus vivants et que les êtres vivants devenaient des objets.
Par ailleurs, je vois que tout le monde à fait une scène avec de l'action et pas simplement continué la description. Ca rassure!
Bonjour tout le monde, j'ai un problème qui me fait grave flipper, j'ai pris l'invention aussi mais j'ai peur d'avoir fait du HS.
j'aimerais l'avis d'un prof mais bon d'un élève c'est déjà ça:
j'ai bien respecté le style, la syntaxe, l'athmosphere... mais mon personnage n'est rééllement entré qu'a la fin!
la porte s'ouvre... et a partir de ce moment la, le patron est pris d'un flot de pensées, portant autant sur le calme et l'obscurité qu'il apprécie tant, cette ambiance matinale et habituelle à laquelle il s'est inconcsiemment attaché, que sur sa bien aimée solitude . Il n'a pas envie de voir qui que ce soit. et cette porte l'entraine dans une sorte de phobie sociale, un enfermement. mais la personne en question (inconnue) arrive inexorablement, et il profite des derniers moments de douce solitude... il se dit que dans trois, deux, un... tout cela sera fini, jusqu'au soir, cela lui parait interminable... mais il doit obeir a ce destin et bientot il faudra sourire, parler, servir sans relache... c'est la le dernier moment dont il faut profiter (vous voyez le style quoi)
et à la fin, j'ai fait genre "dans trois, deux, un.. "bonjour monsieur... " maintenant c'est fini" un truc du genre... voila, bref, l'entrée du personnage vraiment à la fin, mon invention est vraiment plus portée sur la suite des sentiments de cet homme peu social qui n'a aucune envie de voir le premier client.
bref, pour moi cette invention etait quand meme portée sur l'arrivée d'un personnage nouveau, mais pas vraiment de facon concrète. j'ai realisé mon "erreur?" lorsqu'on a parlé de l'épreuve avec les autres.
pouvez vous me dire ce que vous en pensez? et est ce que la longueur compte? parce que mon ecrit ne fait qu'une page... je flippe vraiment... heureusement jai passé l'oral aujourd'hui et ca c'est vraiment tres bien passé donc jespere que ca rattrapera... merci de votre reponse.
Personnelement, j'ai trouvé le sujet d'invention vraiment dur, et come de tout façon je préfère disserter ^^
D'abord il demandait de connaître à peu près l'auteur et ses "convictions" esthétiques, et ensuite d'avoir un minimum d'expérience en écriture parce que c'est quand un style particulier !!
J'en ai lu quelques uns postés ici et je trouve ça plutôt pas mal, voire impressionant parfois (même si je ne suis pas non plus corre"cteur de bac..)
Sinon, il m'a semblé aussi que le vocabualire du théâtre était beaucoup utilisé, et si j'avais pris ce sujet j'aurai plutôt insisté sur être/paraitre, illusion et réalité des êtres, rôles, etc ainsi que le temps qui, au théâtre n'existe pas ou n'est plus mesurable, un peu comme l'a fait Gynandra
Gynandra a écrit :
le sujet d'invention n'était pas si difficile que cela ... La suite a inventé après tout était libre, il fallait juste faire rentrer un nouveau personnage ( chez moi cette entrée a été longue environ 3 pages) en respectant le style de Robbe-Grillet ... C'est à dire phrases courtes, énumérations comme avec les secondes et lenteur ... Je susi partie dans l'absurdité profonde de l'existence .. et aussi le probleme de scatiosn simultanées du patron et du deuxieme personnages ... Oui car Robbe grillet écrit que le temps au débbut est "normal" une seconde compte pour un seconde ( énumération des secondes qui ont leur place) ... Or quand l'action commence, une seconde ne dure plus une seconde .. vous voyez ? Si le patron s'assoit et quie l'action dure 5 secondes et qu'en même temps le deuxieme personnage fait tomber sa cuillère ( c'est un exemple )et abs le temps est boulevers épuisque l'on assiste a 10 seconde d'action ( 5 s pour le patron, 5 pour le personnage) alors qu'en rélaité cela ne dure que 5 secondes ... donc voila j'ia introduit ca en utilisant les phrases courtes, je cite des trucs de mon brouillon- j'étais partie sur la base des trente secondes) : " Une minute pour trente seconde d'action. Deux minutes pour une minute. Un heure pour trente minutes. Deux heures pour une seule. Soit deux vie d'Hommes pour n'en raconter qu'un seule" .
Voila mes quelques idées mais il m'a paru très dur vu le peu de consignes !
J'ai trouvé le sujet d'invention relativement dur ...
Je me suis donc rabattue sur le commentaire. -__-
Les inventions parues ici m'ont l'air satisfaisantes ! La première que j'ai lu, j'ai adoré. Tu te reconnaîtras sans doute, je n'ai pas prêté attention à ton pseudo :s Il fallait une maîtrise de l'écriture pour réussir je pense !
Si j'étais correteur, je vous mettrai des bonnes notes
!
. . . Mais avec des si, on peut refaire le monde . . .
Bonsoir tout le monde.
Voilà comme beaucoup d'entre vous, je suis une habituée des dissertations et des commentaires que je réussit souvent, et, cette fois ci, au bac, j'ai choisit l'invention.
Quand je suis sortie de la salle j'étais plutôt confiante car mon histoire m'avait beaucoup plu, et je pensais avoir bien suivit les indications. cependant après avoir réfléchit je me rend compte que je n'ai pas parlé de l'athmosphère routinière mais plutôt d'une athmosphère mystèrieuse qu'un mystèrieux personnage amène avec lui. Je garde tout de même le même style que l'auteur, phrase courte, anaphore, complèment circonstenciels de temps etc...
Mais voilà, le fait de ne pas parler de la routine me trouble car je me suis beaucoup plus occupée à parler de l'arrivée du personnage et à ce qu'il va commetre. Bon, le barman sera tuer par le mystèrieux personnage, sauvagement, on ne sait pas pourquoi : "incompréhensible et monstrueux" pour reprendre le texte.
Aussi, je voudrais ajouter que je me suis beaucoup inspirée de cette phrase du texte : "les événements de cette journée, si minimes qu'ils puissent être, vont dans quelques instants commencer leur besogne, entamer progressivement l'ordonnance idéale, introduire çà et là, sournoisement, une inversion, un décalage, une confusion, une courbure, pour accomplir peu à peu leur œuvre : un jour, au début de l'hiver, sans plan, sans direction, incompréhensible et monstrueux", et j'ai repris chaque groupe pour chaques actions comme par exemple lorsque le barman est assassiné, les évenements de cette journée on accompli leur oeuvre, incompréhensible et monstrueuse. enfin je pense que vous voyez ce que je veux dire.
mon travail commence par : quand tout est prèt, les lumières s'allument; et se termine par : quand tout est près les lumières s'éteignent (après que le personnage ait nettoyé ttes les traces du crimes).
Voilà donc j'aimerai avoir votre avis, si j'ai fait oui ou non du hors sujet, sachant que je n'ai juste pas respecter l'athmospère routinière. je vous remercie et bonne chance à tous pour la suite !
Bonjour,
Moi non plus je n'ai pas exactement parler du truc routinier etc.. Parce que comme toi je me suis inspirée de la phrase. Simplement, j'ai inclus dans mon texte la jalousie du barman devant la vie "trépidante" du second personnage. Je pense peut être que l'avoir fait mourir à la fin était quelque peu exagéré mais ce n'est que mon avis personnel après tout
Si tu as mis beaucoup d'indications de temps et respecter les constructions, je pense pas que tu auras une très mauvaise note, moi par contre, j'ai pas mis de truc de temps ce qui me pénalisera sûrement.. 
Petite question: il m'a semblé un peu trop "copié" de reprendre les "vingt-quatre", "vingt-cinq" etc.. Je n'en ai donc pas mis.. Ai-je eu réellement tort?
Dernière modification par eclats-d-humour (03/07/2008 10:31)
je faisais également partie de ceux qui avaient choisi ce sujet d'invention....pour mon plus grand malheur d'ailleurs..il est vrai que la consigne était (du moins selon moi) peu claire,on parlait en effet dans le texte d'une rupture, du temps qu'on ne maitriserait plus, il fallait donc créer un bouleversement dans l'histoire or le texte était écrit dans un style assez rythmé(justement par les secondes), en accord avec la logique du texte, tout semblait réglé d'avance, pourtant dans le même temps il fallait justement rompre avec cette organisation mécanique
, et dans mon esprit rompre avec l'organisation mécanique de l'histoire implique un minime, mais un réel changement dans le style,dans la façon d'écrire.. bref je m'exprime sans doute mal, vous aurez peut être du mal à suivre le fil de mes pensées mais je tenais à donner mon humble avis.J'ai récolté un neuf et après avoir eu plus de la moyenne pendant toute l'année je suis un peu déçue. 
Salsina tu as déjà eu ta note ? Tu fais partie de quelle acdémie ?
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