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Je trouve que le sujet d'invention des L est très intéressant du point de vue de l'écriture et du travail d'imagination.
C'est vrai , d'ailleurs je me suis plutôt bien amusé en le composant 
J'ai aussi pris le sujet d'invention, qui me paraissait difficile tout de même : pas trop d'indications, poursuite d'un roman, quelques conditions... Mais avec du recul, j'ai bien peur d'avoir fait quelque chose d'un peu... "morbide" !!
C'était quoi le sujet, précisement? J'ai lu des bouts de sujets sur ce forum, mais comme je suis pas en L...
Pour réussir ce sujet d'écriture qui je le rappelle n'est pas un simple travail d'imagination il fallait procéder à une analyse minutieuse du texte de Robbe Grillet afin de saisir son style d'écriture et de pouvoir réutiliser tout les éléments trouvés dans la réalisation finale.
Il fallait en réalité rester fidèle au style du texte.
Excusez moi. Je commence à paniquer un peu. Quelqu'un a t-il fait référence au vocabulaire du théâtre? Je trouvais qu'il était omniprésent dans le texte de Robbe Grillet, alors j'en ai fait une tartine de ce coté.
En plus j'ai l'impression d'avoir fait un hors sujet en ayant décrit beaucoup le passé de mon personnage, un ivrogne. Mais j'ai toujours essayé de faire des références au théâtre. De plus, à la toute fin, j'ai fait entrer d'autres personnages.
Enfin bref, j'ai un gros doute quant à la réussite de l'écrit...
Quelqu'un aurait il fait également une allusion, bien marquée quand même, au théatre?
Merci.
Je suis ici pour la première fois.. Je m'inquiète un peu parce qu'apparement, vous écrivez tous énormément et ça n'a pas du tout était mon cas!!!
Je laisse mon sujet d'invention, enfin ce qu'était en gros mon brouillon.. Si vous allez le temps de le lire et de me donner un approximatif de la note ou quelques conseils sur ce que j'ai écrit, ce srait très gentil de votre part.. Voilà, merci d'avance!
De sa démarche balbutiante et tranquille, elle entre. Les clients sont peu nombreux. Cette vieille dame au manteau rose. Et lui, insensible impatient, ne sait dire pourquoi il lui semble que tout a changé en cet instant. Sa permanente à deux sous. Ses imposantes bagues sans valeur. Et le coin de ses lèvres qui se pincent indubitablement. Il lui semble l'avoir toujours connue, cette étrangère qui partira dans quelques instants. Ces instants si doux, si précieux, si fugitifs...
Elle semble vivante, spectacle de grandeur innocente. A côté d'elle, il n'est rien. Une bête de somme. Un grain de poussière s'acharnant vainement. Rien de plus. Et elle, pétillante, malgrès ses bas mittés et sa jupe turquoise mal racommodée.
Il prend sa commande. Elle sourit. Tranchante, machiavélique, triomphante déjà. La jalousie l'emporte. Il voudrait vivre comme elle, avec cette foi innébramlable qui semble l'habiter, celle qui semble lui dire que tout est au mieux à chaque instant. A chaque souffle de vie. Il lutte, tente de se raisonner, après tout, ce n'est qu'une vieille dame bien ordinaire. Et pourtant, elle a gagné d'avance, il le sait, il le sent.
Le serveur lui tend sa commande, et lui l'épie discrètement lorsqu'elle avale le liquide doré à petites gorgées. Elle sort une cigarette d'un étui en argent et la fume du bout des lèvres. L'exhaltation se lit sur son visage. Une simple cigarette. Un bonheur sans nom. Il ne comprend pas... Il voudrait pourtant mais il ne sait plus.
Elle le regarde. Lit dans ses yeux qu'il est détruit. Un sourire triste tend ses joues creusées par le temps. Elle plonge la main dans son grand sac noir, en sort un stylo-plume usé les trop nombreuses lettres qu'elle a dû écrire.. Dans un mouvement furtif, elle griffone sur la serviette en papier.
Elle s'en va. Elle ne reviendra jamais, il le sait. Il contourne le bar, s'approche de la table qu'elle ocupait quelques instants plus tôt. Il s'empare de la serviette, la déplie délicatement. En lettres maladroites et penchées, elle avait écrit quelques mots à son adresse. " Tout est vain".
Dernière modification par eclats-d-humour (22/06/2008 22:39)
Bonjour éclats d'humour!
Moi je trouve ton inventon vraiment bien! Tu as bien décris les gestes... peut-être que tu aurais du mettre un peu plus d'indications de temps (moi non plus je n'en ai pas mis^^) il y en avait beaucoup dans le texte.
Mais je suis sûre que tu auras une bonne note!
Mallow-ES a écrit :
Bonjour éclats d'humour!
Moi je trouve ton invention vraiment bien! Tu as bien décris les gestes... peut-être que tu aurais du mettre un peu plus d'indications de temps (moi non plus je n'en ai pas mis^^) il y en avait beaucoup dans le texte.
Mais je suis sûre que tu auras une bonne note!
Merci ça rassure un peu.. J'avais surtout peur par rapport à la longueur du texte en fait.. Vu que certains en écrivent une tartine.. Moi, ça a jamais été mon cas et j'm'en suis toujours sortie mais peut être que j'aurais dû étoffer pour le bac quoi 
bonjour!
alors pour moi, l'écrit ça a été un peu n'importenawak: tout au long de l'année j'ai choisi la dissertation et j'ai eu des notes excellentes mais pour le bac, j'ai surtout révisé l'autobiographie et je me suis trouvée fort dépourvue... Jme suis donc rabattue sur l'expression écrite. Voila à peu près ce que ça donne:
(je vous prévient, il y a une petite chute...)
Quand tout est prêt, la lumière s'allume...
Les néons grésillent avant de décolorer la pièce d'une lumière crue.
La disposition continue, imperturbablement. Précisément quinze minutes plus tard, la porte vitrée sera poussée par le premier de la journée, un ouvrier carré et rapide, travaillant à côté à visser et dévisser des objets compliqués qu'il ne verra jamais fonctionner.
A six heures et quart, le fardeau du patron s'allègera, il servira du café, quand les deux aiguilles métalliques formeront un angle droit à six et quinze, six heures et quart.
Six et treize, la porte est passée. Juste deux minutes d'écart mais le poids insoutenable pesera sur lui jusqu'au lendemain matin: six et quinze.
Le café se fraye un chemin dans la tasse puis dans la bouche. Les mots ne sortent pas, l'acteur pourtant connaît son texte.
Les dents du patron grincent. La porte grince et laisse sortir l'ouvrier. La porte frappe contre l'encadrement puis se réouvre tout au long de la journée, avec une arythmie insoutenable.
Le rythme de la pendule est celui de son coeur, aussi prévisible depuis toujours. Le deuxième puis le troisième client arrive. Ils sont deux. Six heures vingt-deux. Parfait.
Le livreur arrive, dépose les caisses sans bruit à la cave et prend le billet froissé qu'on lui tend. Une suite d'évenements banals, se suivent, se croisent, s'empilent jusqu'a en remplire la matinée, jusqu'a combler des vides, des interstices.
L'ouvrier est toujours sur un tabouret, dans le coin. Le temps à bondi, quitte l'immuable et devient impétueux. Cet ouvrier à toujours été là? Il n'est même pas ouvrier. La porte à grincé, il est sorti. La porte n'a plus grincé, il n'est pas rentré à nouveau.
L'engrenage ne doit pas être dérangé. Il reprend ses habitudes dans ce chaos.
Le déjeûner approche. Serviettes en papier. Il se noie silencieusement. Salières et poivrières. Les yeux révulsés. Corbeilles de pain. Il s'écroule.
La pendule s'est arrêtée.
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