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Bonjour,
Si vous pouvez m’aider à corriger mes questions. C'est pour ce mardi 24/10/06. Merci d'avance.
(1)C’est ainsi que Joseph vit se lever une aube olivâtre sur la plaine d’Ypres. Dieu ce matin la, était avec eux. Le vent complice poussait la brume verte en direction des lignes françaises, pesamment plaquée au sol, grand corps mou épousant les moindres aspérités du terrain, s’engouffrant dans les caractères, avalant les bosses et les frises de barbelés, verticale comme celle en mer Rouge qui engloutit les chars de l’armée du pharaon.
L’officier ordonna d’ouvrir le feu. Il présumait que derrière ce leurre² se (8)dissimulait une attaque d’envergure. c’était sans doute la première fois qu’on (9)cherchait à tuer le vent. La fusillade libéra les esprits sans freiner la progression de l’immense nappe bouillante, méthodique, inexorable. Et maintenant qu’elle était proche à les toucher, levant devant leurs yeux effarés un bras dérisoire pour s’en proroger, les hommes se demandaient quelle nouvelle cruauté on avait encore inventée pour leur .malheur. Les premiers filets de gaz se déversèrent dans la tranchée.
15Voilà. La terre n’était plus cette uniforme et magnifique boule bleue que l’on admire du fond de l’univers. Au-dessus d’Ypres s ‘étalait une horrible tache verdâtre. Ho, bien-sûr, l’aube de méthane² des premiers matins du monde n’était pas hospitalière, ce bleu qu’on nous envie, lumière solaire à nos yeux diffractée², pas plus que nos vies n’est éternel. Il virera selon les saisons de la nature et l’inclémence .des hommes au pourpre ou au safran, mais cette coloration pistache le long de l’Yser relevait, elle , d’une intention maléfique. (22)Maintenant le brouillard chloré rampe dans le lacis des boyaux, s’infiltre .dans les abris(de simple planches à cheval sur la tranchée), se niche dans les trous de fortune, s’insinue entre les cloisons rudimentaires des casemates², plonge au fond des chambres souterraines jusque-la préservées des obus, souille le ravitaillement et les réserves d’eau, occupe sans répit l’espace, si bien .que la(27) recherche frénétique d’une bouffée d’air pur et désespérément vaine, confine (28)à la folie dans des souffrances atroces. Le premier réflexe est d’enfouir le nez dans la vareuse, mais la provision .d’oxygène y est si réduite qu’elle s’épuise en trois inspirations. Il faut ressortir la tête et, après de .longues secondes d’apnée,(31) inhaler l’horrible mixture. Nous n’avons jamais vraiment écouté ces vieillards (32)de20ans dont le témoignage nous aiderait à remonter les chemins de l’horreur : (33) l’intolérable brûlure aux yeux , au nez, à la gorge, de suffocantes douleurs dans la poitrine, une toux violente qui déchire la plèvre et les bronches, amène une bave de sang aux lèvres, le corps plié en deux secoué d’âcres vomissements, écroulés recroquevillés que la mort ramassera bientôt, piétinés par les plus vaillants qui tentent, mais au rebord de la tranchée, de se hisser au-dehors, de s’extraire de ce grouillement de vers humains, mais les pieds s’emmêlent dans les fils téléphoniques agrafés le long de .la paroi, et l’éboulement qui s’ensuit provoque la réapparition par morceaux de cadavres de l’automne sommairement enterrés dans le parapet, et à peine en surface c’est la pénible course à travers la brume verte et l’infect marigot² , une jambe soudain aspirée dans une chape de glaise molle, et l’effort pour l’en retirer sollicite violemment les poumons, les chutes dans les flaques nauséabondes, pieds et mains gainés d’une boue glacière, le corps toujours secoué de râles brûlants, et, quand enfin la (46).nappe est dépassé. Ô fraîche transparent de l’air, les vielles recettes de (47)la guerre par un bombardement intensif fauchent les rescapés. Seuls les très chanceux atteignent les lign,es arrière. Joseph est de ceux-lâ-ou cueilli pas si loin qu’un anonyme grand de cœur ramène à couvert- mais son état inspire l’inquiétude : lésions profondes, amputation probable d »’un poumon. On le dirige sur Tours, ce qui n’est pas bon signe. Il voit qu’il se rapproche de sa (53)maison, que pour lui la guerre est .finie. Il trouve même la force d’acquiescer (54)quand son mal fait des envieux. Les valides qui ne savent pas donneraient volontiers un poumon sur la promesse de ces femmes qui vont le dorloter.
QUESTIONS :
L’énonciation :
1) Par quel pronom le narrateur est-il représenté ? Quelle est la visée d’un tel choix ?
La description :
2) Expliquez l’expression « une aube olivâtre » (l.1)
3) Relevez les groupes nominaux qui désignent l’ypérite. Quelle image de cette arme donnent-ils ?
4) Par quels procédés le narrateur décrit-il l’avancée de la nappe de gaz (l.1à28) ? Quel est l’effet créé ?
5) Expliquez la comparaison à la fin du 1er paragraphe.
6) Quel rapport logique la subordonnée exprime-t-elle dans la phrase « Maintenant, le brouillard vaine » (l.22à27)
La narration :
7) Que va devenir Joseph ? Quelles expressions le laissent deviner ? Pourquoi « son mal fait-(il) des envieux » (l.53)
Joseph va survivre et rentrer chez lui
8) Quelles épreuves les soldats doivent-ils surmonter avant d’atteindre l’arrière ? En combien de phrases sont-elles évoquées ? Quel est l’effet créé ?
9) Qu’exprime le groupe nominal « ô fraie transparence de l’air » (l.46) ?
10) Quelles sont les différentes valeurs du présent dans ce texte ? Donnez des exemples précis.
La dénonciation
11) Expliquez l’expression « ces vieillards de 20ans » (l.31-32). Identifiez cette figure de style.
12) En quoi la guerre est un traumatisme physique et psychologique pour l’individu ? Par quel procédés le narrateur en souligne-t-il l’horreur ?
13) Quel est le procédé argumentatif mis en œuvre dans les phrases : « dieu…eux » (l.2) et « c’était…le vent »(l.8-9)? Comment les comprenez-vous ?
14) Quelle vision de l’humanité cet extrait cet extrait présente-t-il ? citez le texte. Quelle est sa visée ?
RÉPONSES :
1) c’est par le pronom Joseph que le narrateur est représenté.c’est un point de vue externe.
2) »une aube olivâtre » : gaz de combat de la plaine Ypres.
3) Groupes nominaux qui désignent l’ypérite sont :
-la brume verte
-grands corps mou
-nappe bouillante
-une tâche verdâtre horrible
-aube de méthane
-coloration pistache
-brouillard coloré
L’image que donne l’arme est une bombe atomique .
4) il décrit l’avancé de la nappe de gaz en décrivant les conséquences sur les soldats.
5) la marée verticale est comparé à la mer Rouge qui avait engloutit les chars de l’armée du pharaon.
6)
7) Joseph va survivre et rentré chez lui. Son mal fait des envieux car il pouvait être tué
8) les soldats doivent surmontés les épreuves suivantes :
-intolérable brûlure aux yeux, au nez, à la gorge, de suffocantes douleurs dans la poitrine, une toux violente qui déchire les plèvres et les bronches, amène une bave de sang aux lèvres, vomissements, course à travers la brume verte et l’infect marigot.
9) il exprime l’oxygène
10)
11)
13) Ils n'ont pas compris ce qui se passait et étaient persuadé que ce brouillard allait les cacherv à l'ennemi et faciliter leur attaque et leur progression, du fait que le brouillard leur arrivait dessus , pousser par le vent.
12) c'est le vocabulaire utilisé qui rend compte de l'horreur: rampe, s'infiltre, se niche, s'insinue, filtre, se niche , plonge, souille, recherche, confine (toute une série de verbes)
maléfique, atroce, rudimentaires, atroces, intolérables, suffocantes, violente, infecte, molle, nauséabonde,glacière, brûlante, intensif (adjectifs)
brouillard, lacis, trous, souffrance, apnée, mixture, horreur, brûlure, douleurs, toux, bavce, sang, vomissements, mort, grouillement, vers, cadavres, marigot, glaise, flaques, râles, bombardement, amputation (noms)
14) l'inhumanité des combats, des combattants , l'envie de sortir de là le plus vite possible
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