Je confirme: "au final" n'est pas autorisé.
A l'intention de Saute-gouillets, je confirme que dans l'édition 1993 (et non 2001, j'avais fait erreur) du petit Robert, on peut lire exactement ceci, à l'adjectif "final" il est vrai: "2.LOC.ADV. AU FINAL=> finalement. "Au final, les principaux consommateurs sont les enfants." (Libér.,1989)" Je reconnais que c'est la seule référence lexicographique que j'aie trouvée. Mais elle existe bien.
Merci à Leekid pour son lien très intéressant.
Il y est écrit: "au final" est formé de manière défectueuse sur le modèle de "au total", au mépris de l'existence du mot "fin" qui a déjà fourni la locution "à la fin".
Certes... Mais à côté de "au total" (jugé correct, lui), n'y a-t-il pas déjà la locution "en tout" ?
Continuons la citation: "Or, la fin, ça existe ; un total, un départ, un fond, aussi. Mais "un final", ça n'existe pas : le français ne connaît que la finale [la finale d'une série de rencontres sportives, par exemple] ou le finale [le finale d'une symphonie, par exemple]."
Mais si, "un final", ça existe. Dans le petit Larousse 2001: "FINAL ou FINALE : Partie finale d'une pièce musicale." Voilà voilà voilà... Que reste-t-il comme contre-arguments, à part l'argument d'autorité des profs qui prohibent ?
Édité par Jehan (jeudi 19 juin 2008 à 23 h 45)
Eh bien vous voyez, Jehan, moi, je l'accepterais beaucoup mieux cette expression si elle était « en final (avec ou sans "e") ».
Bonsoir, Muriel.
Si on retient "en final", oralement, cela sonne comme "en finale", qui a déjà un sens sportif précis. Et si en plus on rajoute le e, la similitude sera complète aussi à l'écrit...
Certes, "en final", comme enfin, en fin de compte...
Mais pourquoi pas "au final", comme au total, au fond, au départ, au bout du compte ?
Cela dit, des goûts et des couleurs...
Édité par Jehan (vendredi 20 juin 2008 à 01 h 21)
Jehan a écrit :
Ou plutôt, comme pinaillerait JSC : "ne pas écrire comme un journaliste", puisqu'il s'agit de copies...
Si comme il est probable l'expression est au départ un emploi figuré du terme musical, [...]
Il me semble que la question originale fut posé dans le contexte d'une citation concernant ce qui est permis à dire devant un jury.
1. Qui est l'auteur de la phrase "seulement les impuissants attaquent sur la forme quand il n'ont rien à reprocher au fond"?
2. Petit Robert FINAL: qui est à la fin; qui sert de fin.
Proposition: Au final = à la fin.
3. Le dernier morceau d'un opéra ou dernier mouvement d'une sonate etc. est un finale.
Tu comprends trop facilement les choses de travers, JSC.
J'ai simplement voulu dire que j'étais parfois tatillon moi aussi.
Tu avais écrit au début cette juste (mais tatillonne) remarque:
"se dire" et "s'écrire" ne sont pas forcément pareils....
Puis Utilisateur a écrit:
"Ne pas parler comme un journaliste !!!"
Alors, moi le tatillon, j'ai mis en application ta juste (mais tatillonne) remarque en lui précisant :
Ou plutôt, comme pinaillerait JSC : "ne pas écrire comme un journaliste", puisqu'il s'agit de copies...
Pour le reste, tu me contrains à rabâcher:
Dans l'édition 1993 du petit Robert, on peut lire exactement ceci :
"2.LOC.ADV. AU FINAL=> finalement. "Au final, les principaux consommateurs sont les enfants." (Libér.,1989)"
Dans le petit Larousse 2001: "FINAL ou FINALE : Partie finale d'une pièce musicale."
Dans le TLF : "FINALE, FINAL, subst. masc.
MUS. Dernière partie, de caractère généralement animé et brillant, d'une œuvre musicale."
Dans le Robert des Difficultés du français:
"Le substantif masculin qui désigne la dernière partie d'une oeuvre musicale s'écrit avec ou sans e : un final(e) d'opéra;"
1. Qui est l'auteur de la phrase "Seulement les impuissants attaquent sur la forme quand il n'ont rien à reprocher au fond"?
Si j'étais méchant, je dirais bien que tu es encore hors sujet... A moins que cette phrase ne concerne que ta propre intervention ? 
Édité par Jehan (vendredi 20 juin 2008 à 17 h 03)
A l'intention de Saute-gouillets, je confirme que dans l'édition 1993 (et non 2001, j'avais fait erreur) du petit Robert, on peut lire exactement ceci, à l'adjectif "final" il est vrai: "2.LOC.ADV. AU FINAL=> finalement. "Au final, les principaux consommateurs sont les enfants." (Libér.,1989)" Je reconnais que c'est la seule référence lexicographique que j'aie trouvée. Mais elle existe bien.
Bonjour,
Le mien (de Robert) date de 1986.
Mon Larousse 1989 indique au masculin final ou finale pour la musique.
Pour ma part, j'utilise plutôt finalement ou à la fin mais "au final" ne me choque pas.
Sinon vous êtes plutôt finals ou finaux ? 
Bonjour !
Ce n'est pas parce que le Petit Robert donne une définition à la loc.adv au final qu'elle est correcte . Et en plus, il s'avère qu'elle n'est reprise que dans le Petit Robert. Ah ! ce petit.
On pourrait la définir comme formule journalistique comme on définie des termes de populaires.
Ce méfier des journalistes. Hélas, certains ne maîtrisent pas toujours très bien le français et, pour rendre leurs papiers ou leurs discours percutants, ils n'hésitent pas à employer des néologismes. J'ai même lu et entendu au global pour globalement.
Il va falloir aussi se pencher sur on va dire pour disons.
Cette formule vient aussi des journalistes !
Allez, finalement on va dire : au revoir
On pourrait la définir comme formule journalistique comme on définit des termes de populaires.
J'aurais plutôt écrit, en bon français, et pour éviter la lourde répétition des "comme" :
"On pourrait la qualifier de formule journalistique, tout comme certains termes sont qualifiés de populaires."
Pourquoi restreindre d'autorité l'emploi d'une expression à tel ou tel corps de métier ? Si un terme issu d'un jargon de métier voit son usage se répandre dans le langage populaire, je ne vois pas où est le mal. Depuis des siècles, il y a eu de nombreux exemples, dont même les puristes les plus enragés ne s'offusquent plus.
CeSe méfier des journalistes.
Et faire gaffe à l'orthographe !
Édité par Jehan (jeudi 11 décembre 2008 à 16 h 55)
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