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Bonjour, voilà, je suis en plein révision de Français puisque je passe mon bac vendredi et je m'entraine sur des corpus or, sur celui-ci, je bloque.
Voilà les textes, Merci beaucoup ! 
Corpus :
- Honoré de Balzac, Le Père Goriot (1835).
- Émile Zola, Au Bonheur des dames, chapitre XIV (1883).
- Guy de Maupassant, Bel-Ami, IIe partie, chapitre X (1885).
Texte A
Venu d’Angoulême, Eugène de Rastignac, jeune noble de province, ambitieux mais
peu fortuné, est « monté » à Paris pour réussir. Jusqu’à présent, ses efforts n’ont guère été
couronnés de succès. Eugène occupe une modeste chambre à la pension Vauquer. Un soir,
un personnage aussi mystérieux qu’inquiétant, nommé Vautrin, s’entretient avec lui dans le
jardin de la pension et lui prodigue des conseils de réussite, selon la vision de la société qui
est la sienne...
« Voilà le carrefour de la vie, jeune homme, choisissez. Vous avez déjà choisi : vous
avez été chez notre cousin de Beauséant, et vous y avez flairé le luxe. Vous avez été chez
madame de Restaud, la fille du père Goriot, et vous y avez flairé la Parisienne. Ce jour-là
vous êtes revenu avec un mot écrit sur votre front, et que j'ai bien su lire : Parvenir ! parvenir
à tout prix. Bravo ! ai-je dit, voilà un gaillard qui me va. Il vous a fallu de l'argent. Où en
prendre ? Vous avez saigné vos soeurs. Tous les frères flouent1 plus ou moins leurs soeurs. Vos
quinze cents francs arrachés, Dieu sait comme ! dans un pays où l'on trouve plus de
châtaignes que de pièces de cent sous, vont filer comme des soldats à la maraude2. Après que
ferez-vous ? vous travaillerez ? Le travail, compris comme vous le comprenez en ce moment,
donne, dans les vieux jours, un appartement chez maman Vauquer, à des gars de la force de
Poiret3. Une rapide fortune est le problème que se proposent de résoudre en ce moment
cinquante mille jeunes gens qui se trouvent tous dans votre position. Vous êtes une unité de ce
nombre-là. Jugez des efforts que vous avez à faire et de l'acharnement du combat. Il faut vous
manger les uns les autres comme des araignées dans un pot, attendu qu'il n'y a pas cinquante
mille bonnes places. Savez-vous comment on fait son chemin ici ? Par l'éclat du génie ou par
l'adresse de la corruption. Il faut entrer dans cette masse d'hommes comme un boulet de
canon, ou s'y glisser comme une peste. L'honnêteté ne sert à rien. L'on plie sous le pouvoir du
génie, on le hait, on tâche de le calomnier, parce qu'il prend sans partager ; mais on plie s'il
persiste ; en un mot, on l'adore à genoux quand on n'a pas pu l'enterrer sous la boue. La
corruption est en force, le talent est rare. Ainsi, la corruption est l'arme de la médiocrité qui
abonde, et vous en sentirez partout la pointe. Vous verrez des femmes dont les maris ont six
mille francs d'appointements pour tout potage4, et qui dépensent plus de dix mille francs à leur
toilette. Vous verrez des employés à douze cents francs acheter des terres. Vous verrez des
femmes se prostituer pour aller dans la voiture du fils d'un pair de France, qui peut courir à
Longchamp sur la chaussée du milieu5. Vous avez vu le pauvre bêta de père Goriot obligé de
payer la lettre de change endossée par sa fille, dont le mari a cinquante mille livres de rente.
Je vous défie de faire deux pas dans Paris sans rencontrer des manigances infernales. Je
parierais ma tête contre un pied de cette salade que vous donnerez dans un guêpier chez la
première femme qui vous plaira, fût-elle riche, belle et jeune. Toutes sont bricolées par les
lois, en guerre avec leurs maris à propos de tout. Je n'en finirais pas s'il fallait vous expliquer
les trafics qui se font pour des amants, pour des chiffons, pour des enfants, pour le ménage ou
pour la vanité, rarement par vertu, soyez-en sûr. […]
Si donc vous voulez promptement la fortune, il faut être déjà riche ou le paraître. Pour
s'enrichir, il s'agit ici de jouer de grands coups. [...] Si dans les cent professions que vous
pouvez embrasser, il se rencontre dix hommes qui réussissent vite, le public les appelle des
voleurs. Tirez vos conclusions. Voilà la vie telle qu'elle est. Ça n'est pas plus beau que la
cuisine, ça pue tout autant, et il faut se salir les mains si l'on veut fricoter ; sachez seulement
vous bien débarbouiller : là est toute la morale de notre époque. »
Texte B
Tournant le dos au commerce traditionnel de détail, Octave Mouret a créé le « Bonheur
de Dames », grand magasin entièrement voué à satisfaire les moindres désirs féminins.
Et Mouret regardait toujours son peuple de femmes, au milieu de ces flamboiements. Les
ombres noires s'enlevaient avec vigueur sur les fonds pâles. De longs remous brisaient la
cohue, la fièvre de cette journée de grande vente passait comme un vertige, roulant la houle
désordonnée des têtes. On commençait à sortir, le saccage des étoffes jonchait les comptoirs,
l'or sonnait dans les caisses; tandis que la clientèle, dépouillée, violée, s'en allait à moitié
défaite, avec la volupté assouvie et la sourde honte d'un désir contenté au fond d'un hôtel
louche. C'était lui qui les possédait de la sorte, qui les tenait à sa merci, par son entassement
continu de marchandises, par sa baisse des prix et ses rendus1, sa galanterie et sa réclame. Il
avait conquis les mères elles-mêmes, il régnait sur toutes avec la brutalité d'un despote, dont le
caprice ruinait des ménages. Sa création apportait une religion nouvelle, les églises que
désertait peu à peu la foi chancelante étaient remplacées par son bazar, dans les âmes
inoccupées désormais. La femme venait passer chez lui les heures vides, les heures
frissonnantes et inquiètes qu'elle vivait jadis au fond des chapelles: dépense nécessaire de
passion nerveuse, lutte renaissante d'un dieu contre le mari, culte sans cesse renouvelé du
corps, avec l'au-delà divin de la beauté. S'il avait fermé ses portes, il y aurait eu un
soulèvement sur le pavé, le cri éperdu des dévotes auxquelles on supprimerait le confessionnal
et l'autel. Dans leur luxe accru depuis dix ans, il les voyait, malgré l'heure, s'entêter au travers
de l'énorme charpente métallique, le long des escaliers suspendus et des ponts volants. Mme
Marty2 et sa fille, emportées au plus haut, vagabondaient parmi les meubles. Retenue par son
petit monde, Mme Bourdelais ne pouvait s'arracher des articles de Paris3. Puis, venait la bande,
Mme de Boves toujours au bras de Vallagnosc, et suivie de Blanche, s'arrêtant à chaque rayon,
osant regarder encore les étoffes de son air superbe. Mais, de la clientèle entassée, de cette mer
de corsages gonflés de vie, battant de désirs, tout fleuris de bouquets de violettes, comme pour
les noces populaires de quelque souveraine, il finit par ne plus distinguer que le corsage nu de
Mme Desforges, qui s'était arrêtée à la ganterie avec Mme Guibal. Malgré sa rancune jalouse,
elle aussi achetait, et il se sentit le maître une dernière fois, il les tenait à ses pieds, sous
l'éblouissement des feux électriques, ainsi qu'un bétail dont il avait tiré sa fortune.
texte C
Georges Du Roy, que les femmes surnomment « Bel-Ami », a su user de son charme et
de ses conquêtes féminines pour gravir, une à une, les marches de la réussite sociale, et
connaître une fulgurante carrière de journaliste. Voici la fin du roman : Du Roy, maintenant
anobli, épouse dans l’enceinte prestigieuse de l’église de la Madeleine, à Paris, la fille de
Walter, son patron, dont il avait auparavant séduit l’épouse.
L'encens répandait une odeur fine de benjoin1, et sur l'autel le sacrifice divin
s'accomplissait ; l'Homme-Dieu, à l'appel de son prêtre, descendait sur la terre pour consacrer
le triomphe du baron Georges Du Roy.
Bel-Ami, à genoux à côté de Suzanne, avait baissé le front. Il se sentait en ce moment
presque croyant, presque religieux, plein de reconnaissance pour la divinité qui l'avait ainsi
favorisé, qui le traitait avec ces égards. Et sans savoir au juste à qui il s'adressait, il la
remerciait de son succès.
Lorsque l'office fut terminé, il se redressa, et donnant le bras à sa femme, il passa dans la
sacristie. Alors commença l'interminable défilé des assistants. Georges, affolé de joie, se
croyait un roi qu'un peuple venait acclamer. Il serrait des mains, balbutiait des mots qui ne
signifiaient rien, saluait, répondait aux compliments : « Vous êtes bien aimable. »
Soudain il aperçut Mme de Marelle ; et le souvenir de tous les baisers qu'il lui avait
donnés, qu'elle lui avait rendus, le souvenir de toutes leurs caresses, de ses gentillesses, du son
de sa voix, du goût de ses lèvres, lui fit passer dans le sang le désir brusque de la reprendre.
Elle était jolie, élégante, avec son air gamin et ses yeux vifs. Georges pensait : « Quelle
charmante maîtresse, tout de même. »
Elle s'approcha un peu timide, un peu inquiète, et lui tendit la main. Il la reçut dans la
sienne et la garda. Alors il sentit l'appel discret de ses doigts de femme, la douce pression qui
pardonne et reprend. Et lui-même il la serrait, cette petite main, comme pour dire : « Je t'aime
toujours, je suis à toi ! »
Leurs yeux se rencontrèrent, souriants, brillants, pleins d'amour. Elle murmura de sa
voix gracieuse : « À bientôt, monsieur ».
Il répondit gaiement : « À bientôt, madame ».
Et elle s'éloigna.
D'autres personnes se poussaient. La foule coulait devant lui comme un fleuve. Enfin elle
s'éclaircit. Les derniers assistants partirent.
Georges reprit le bras de Suzanne pour retraverser l'église.
Elle était pleine de monde, car chacun avait regagné sa place, afin de les voir passer
ensemble. Il allait lentement, d'un pas calme, la tête haute, les yeux fixés sur la grande baie
ensoleillée de la porte. Il sentait sur sa peau courir de longs frissons, ces frissons froids que
donnent les immenses bonheurs. Il ne voyait personne. Il ne pensait qu'à lui.
Lorsqu'il parvint sur le seuil, il aperçut la foule amassée, une foule noire, bruissante, venue
là pour lui, pour lui Georges Du Roy. Le peuple de Paris le contemplait et l'enviait.
Puis, relevant les yeux, il découvrit là-bas, derrière la place de la Concorde, la Chambre
des députés. Et il lui sembla qu'il allait faire un bond du portique de la Madeleine au portique
du Palais-Bourbon2.
Il descendit avec lenteur les marches du haut perron entre deux haies de spectateurs.
Mais il ne les voyait point : sa pensée maintenant revenait en arrière, et devant ses yeux éblouis
Personne ne peut m'aider ?
Dois-je faire un des parti concernant les procédés comme la ponctuation expressive ou la construction du texte ?
Donner moi des pistes, merci 
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