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JSC a écrit :
Les règles de débat demandent que tu réponds à la quesion initiale
Pourquoi pas une année pour revoir les bases de la conjugaison... 
Bonjour à tous, j ai lu avec attention ce sujet qui m'a bouleversée pendant toute cette année. En effet, je viens de terminer mon MASTER 2 avec succès et tout au long de l'année le discours a changé: Capes, Agreg, expatriation... Les étudiants ne savent plus où donner de la tête.
Dans notre promo, il nous semble important de passer par la recherche pour devenir enseignant, c'est à ce moment LA que l'on vole de ses propres ailes, que l'on se construit...
C'est ce qu on m'avait dit avant mon entrée en M1 et cela s est révélé vrai.
Je ne trouvais pas ca normal; à l'époque, que professeur des écoles et enseignants du secondaire aient la même formation, de plus les IUFM se sont révélés d'une incompétence majeure ces dernières années... Il fallait revaloriser la profession, c'est, je l espère, ce qui se prépare... En tout cas, pour ceux qui ont des inquiétudes, allez voir ce qu'il se passe chez nos amis européens, certains cursus pourraient constituer une source d'inspiration alors réforme OUI, il est temps... Je souhaite, comme vous, qu'elle sera à la hauteur de nos espérances à tous.
Une réforme, pas de problème...rallonger les études par contre, c'est un autre soucis...surtout d'un point de vue financier.
Quant à l'autonomie, je crois sincèrement qu'on peut l'acquérir bien avant d'arriver en master...Je trouve très intéressant de faire des recherches, mais il ne faut pas oublier que la rédaction reste le plus gros du travail... Je ne vois pas en quoi savoir taper à la perfection m'aidera à devenir prof...surtout si c'est synonyme de deux années de plus d'études et donc de précarité, même si sur le fond je trouve aussi qu'il y a de l'idée...
Je dis cela, parce que je n'avais prévu qu'une année d'études de plus...me voilà partie pour deux...et j'imagine que beaucoup sont dans le même cas que moi...
Dernière modification par Ablavi (02/07/2008 18:20)
Bonjour à tous,
toute cette discussion me semble très intéressante, mais recadrons voulez vous :
nous cherchons à obtenir des informations, à confronter nos points de vue et nos idées. En ça, il est difficile de simplement "cracher" sur les idées lancées, comme certains l'ont fait.
En ce qui est du sujet à proprement dit, je n'y connais hélas pas grand chose, veuillez m'en excuser. Toutefois, il me semble ne pas être néfaste de se poser des questions quand aux changements qui se font imminants, surtout à des periodes de nos vies ou nous (enfin peut-être pas tous) nous posons des questions encore et toujours sur nos carrières et objectifs. Alors il est important de savoir par exemple quels sont les domaines en demande de professeurs, mais on parle là des conditions de recrutement (ou selection si vous préférez) de nos futurs emplois. Rien de plus, mais rien n'est moins!
enfin, j'ai cru comprendre l'attachement de certains aux texts officiels et autres stastistiques... il faut savoir que je m'estime (au même titre que vous) comme des personnes qui ont la possibilité d'influer dans un futur proche sur certains rouages de nos sociétés, et ne m'inscris pas comme seul consomateur de ce sui sera dit par X ou Y, à ce titre, il est important de s'informer des choses avant qu'elles soient décidées, afins simplement de faire (un sitting, une carrière dans autre chose, une lettre au ministère, une discussion entre amis, une statistique ou texte officiel, ...)
et surtout, enfin-bis (un peu de fun tout de même), j'estime aussi, mais cela ne sort pas d'un texte officiel donc celà n'a pas de poids, qu'il serait dangereux que les proffesseurs de demain affirment sans preuve, texte ou stastistique à l'appuis... mais il serrait encore plus dangereux qu'ils ne fassent que ça, et n'apprennent pas aux générations futures à aussi bien s'informer que penser par eux même, car le danger des chiffres est grand, autant que celui d'une crédulité trop grande en une source d'information!
ainsi, reprennons le débat :
je pense en effet que demander à certains professeurs un niveau bac+5 serait une excélente chose, certes pas pour les maternelles et primaires, pour le collège, discutable... mais sans vouloir à tout prix différencier le CAPES de l'agrèg, le niveau d'enseignement n'est pas sencé être le même au sortir, comme la qualité de la formation.
il serait donc possible de différencier le niveau requis pour ces concours (une idée, c'est tout!)
plein d'autres idées sont les bienvenues, même si elles devaient contredire les miennes.
1) Personnellement, j'avais compris que l'année de stage IUFM à la fin de laquelle nous sommes titularisés allait être assimilée à une année de master 2... C'est une idée qui court dans certains syndicats, et je pensais que c'était cela que Darcos voulait reprendre. Mais à lire vos commentaires, je crois que je me suis trompée.
2) Je ne vois pas en quoi avoir fait deux petits mémoires (un en master 1 et un en master 2) aideraient à enseigner en lycée (et encore moins en collège, évidemment). Du haut de ma toute petite expérience, ce qui nous manque, quand on débute (attention, vous allez rire), c'est l'expérience ! Et je ne me lance pas sur une critique en règle de l'IUFM qui est une perte de temps pour les stagiaires et une énorme perte d'argent pour l'Etat.
3) Il est absolument tout à fait possible de préparer le capes et de faire un master, 1 ou 2, en même temps. Le capes est un concours moins intensif que l'agrégation par exemple, et le mémoire qu'il faut rendre en master n'est pas une thèse. Essayez seulement de prendre un sujet qui vous intéresse vraiment, ça passe presque comme du loisir après !
La diabolisation des IUFM commence à m'exaspérer... C'est devenu un tel lieu commun que personne ne prend plus la peine d'argumenter de telles critiques. Certes, les IUFM donnaient une formation globalement peu satisfaisante. Certes, les IUFM sont peuplés d'universitaires ratés, auto-proclamés spécialistes de "sciences de l'éducation", faute d'avoir pu se faire un nom dans leur discipline noble d'origine. OK pour tout ça.
Mais, d'un autre côté, remplacer les IUFM par ... rien, cela vous paraît satisfaisant ? Le métier d'enseignant aurait donc ce privilège de ne pas s'apprendre ? Triste privilège, d'ailleurs ... Je ne veux pas, personnellement, que le talent des enseignants qui s'adresseront à mes enfants repose sur un hypothétique - et fort rare - charisme inné. Je veux qu'il soit le fruit d'une formation professionnelle exigeante et rigoureuse !
Croyez-moi, quand on rencontre de jeunes lauréats du CRPE ou du CAPES, bourrés de lacunes, qui ignorent tout du métier d'enseignant, du système éducatif, voire qui ignorent tout du monde du travail et des obligations élémentaires d'un fonctionnaire ou d'un salarié en général ... on se dit que l'IUFM (ou un remplaçant plus abouti) peut avoir son utilité.
Je n'ai jamais dit qu'il ne fallait rien.
Mais sauf qu'après un an d'iufm, on se retrouve seuls, sans aucun suivi, et là, on se rend compte qu'en plus d'être ch... euh, embêtant, l'iufm nous fut en plus inutile. Dommage...
Alors on apprend tout sur le tas, et tant mieux pour les élèves qui tombent sur des profs qui ont ça dans le sang, tant pis pour les autres.
Je réitère donc : perte de temps, perte d'argent.
Ce n'est plus de théorie dont nous avons besoin, mais de pratique.
L'iufm pourrait être utilement remplacé par plus de stages accompagnés, dans les différents niveaux (comme cela fonctionne pour les professeurs des écoles : l'iufm est plutôt de qualité pour le premier degré...).
Désolée de vous avoir énervé : j'ai cru lors de mon année d'iufm que c'était la pire année de ma vie (notre titularisation dépend de la façon dont on lèchera plus ou moins bien les bottes de nos formateurs...), jusqu'à ma première année d'enseignement, où je me suis trouvée démunie devant des collégiens de ZEP qui voit immédiatement votre incapacité à gérer, parce que vous ne vous attendiez pas à cela, et que vous n'avez pas été formé.
On attend trop de l'IUFM et on l'accuse de maux dont il n'est pas responsable. Gérer une classe difficile de ZEP, à vrai dire, il n'y a rien qui peut vraiment former à cela, puisque c'est une situation extrême et pathologique de l'enseignement (malheureusement trop fréquente).
D'autre part, l'IUFM accueille le major de l'agrégation et le dernier de la liste complémentaire du CAPES qui, sur le plan des connaissances disciplinaires et des besoins de formation, sont deux cas très différents. Ce qui apporte qqch à l'un pourra être jugé ennuyeux par l'autre. C'est l'éternelle question du public hétérogène, qui se pose autant à l'IUFM face à des jeunes profs que dans un collège face à une classe de sixième.
Encore une fois : que la formation dispensée par les IUFM ne soit pas bonne, c'est là un fait qui n'est plus contesté par personne. Qu'elle ait été parasitée par un discours psycho-pédago un peu creux, c'est là une évidence. Mais remplacer cette formation par rien ou presque, ce n'est vraiment pas la solution. L'idée des stages accompagnés en établissement, OK : leur place est à majorer, je suis d'accord. Mais là encore, on sait qu'il y aura tuteur et tuteur, établissement et établissement... D'autre part, on courra alors souvent le risque de confondre le particulier et le général, et il n'y aura plus de réflexion théorique sur les pratiques (démarche qui est quand même un peu nécessaire).
Dernier point : les jeunes collègues ont une conception souvent à courte vue de l'utilité (du genre : il faut que l'IUFM me serve à préparer mon premier cours et ma première séquence !). Mais c'est une carrière entière qu'il s'agit de préparer, et pas un premier trimestre ! Il y a des choses dont on peut découvrir l'utilité un peu plus tard.
Dernière modification par ENS (06/07/2008 01:14)
"Dernier point : les jeunes collègues ont une conception souvent à courte vue de l'utilité (du genre : il faut que l'IUFM me serve à préparer mon premier cours et ma première séquence !). Mais c'est une carrière entière qu'il s'agit de préparer, et pas un premier trimestre ! Il y a des choses dont on peut découvrir l'utilité un peu plus tard."
Je te cite...
Là où je l'ai vécu, c'est l'IUFM qui avait une conception à courte vue de l'utilité des cours dispensés : je faisais mon stage en lycée, et toute l'année nous avons appris à faire des cours au lycée (ce qu'on comprend normalement assez rapidement, puisqu'il faut qu'on le fasse - on voit d'ailleurs bien que l'expérience pratique apporte plus que l'expérience théorique).
Je pense donc que les deux premiers mois d'IUFM pourraient être consacrés à voir ce genre de choses, pour que les stagiaires les plus craintifs soient vite rassurés, et ensuite on pourrait élargir, et, comme tu le dis, découvrir ce qui nous sera d'utilité plus tard (par exemple l'année suivante, quand on se retrouvera dans un collège).
Ce que je reproche à l'IUFM, c'est de ne pas m'avoir formé au collège, ce qui est le plus difficile quand on sort tout juste du supérieur.
Et je crois que nous sommes finalement d'accord : il ne s'agit pas de réduire à néant la formation des jeunes profs, mais bien de réformer ce qui est en place aujourd'hui.
Autre point : étant donné que la plupart des excellents profs que je connais refusent ne serait-ce que de mettre un pied dans un IUFM (puisqu'ils lui reproche ses dérives "pédagogistes"), j'ai peur que la qualité des formateurs soit médiocre.
Difficile pour un formateur d'être crédible, quand les cours qu'il donne à l'IUFM sont le contre-exemple de ce qu'on doit faire dans nos classes (cours soporifiques, inutiles, longs, ennuyants, etc., etc.)
ah, j'oubliais : enseigner dans une classe difficile en ZEP est peut-être un cas extrême, mais un cas fréquent.
Au moins 60% des néo-titulaires sont mutés dans l'académie de Créteil...
Et il n'y a pas de solution à cela : on ne peut pas forcer des professeurs qui grâce à leurs années d'enseignement ont réussi à échapper à cela.
La solution est dans la prise en charge des causes de ces dysfonctionnements, et on dépasse là le cadre de l'Education Nationale.
Dernière modification par babylone (06/07/2008 13:37)
Je trouve ton témoignage valable, babylone, mais me demnade si le détachement nécessaire pour une évaluation censée est à l'ordre du jour.
babylone a écrit :
Je pense donc que les deux premiers mois d'IUFM pourraient être consacrés à voir ce genre de choses, pour que les stagiaires les plus craintifs soient vite rassurés,
Stagiaire craintif => professeur craintif? Est-ce qu'ils ont bien choisi leur métier?
Autre point : étant donné que la plupart des excellents profs que je connais refusent ne serait-ce que de mettre un pied dans un IUFM (puisqu'ils lui reproche ses dérives "pédagogistes"), j'ai peur que la qualité des formateurs soit médiocre.
Personellement je ne connais point "la plupart' des excellents profs: tu dois avoir un carnet d'adresses extraordinaire!
Il est fort possible qu'ils ne recoivent pas l'invitation d'y mettre le pied. Au juste, où est-ce qu'ils mettent leurs pieds outre les établissements dans lesquels ils enseignent?
Craintif/peur....hé ho...
Cette phrase me semble dépendre d'un non sequiture (la dernière chose ne dépendant pas de la première).
Difficile pour un formateur d'être crédible, quand les cours qu'il donne à l'IUFM sont le contre-exemple de ce qu'on doit faire dans nos classes (cours soporifiques, inutiles, longs, ennuyants, etc., etc.)
Car au collège et au lycée que tu as fréquentés, aucune professeur ne donnait des cours soporifiques, inutiles etc. ? Tous les élèves de ta classe étaient d'accord sur les qualités d'un professeur?
Cela dit, il me semble que le cursus des IUFM est précisé dans un décret (c'est le cas des Centres de Formation au Diplôme d'État pour les professeurs de musique au conservatoire) et que l'université (et à fortiori le Directeur de l'IUFM) se charge de la nomination des formateurs. si tout est fait dans les règles de l'Art, il est difficile à critiquer. Changer les règles du jeu serait certainement une bonne idée, mais la France est terriblement difficile à réformer. 
ah, j'oubliais : enseigner dans une classe difficile en ZEP est peut-être un cas extrême, mais un cas fréquent.
Au moins 60% des néo-titulaires sont mutés dans l'académie de Créteil...
Effectivement c'est une chose très embêtant que les meilleurs professeurs expérimentés, avec l'ancienneté et des bonne notes de l'inspecteur, se trouvent dans meilleurs villes/établissements les plus agréables. Les syndicats s'y mêlent, donc il peut être une bonne idée de te faire syndiqué. En suite, se marier et avoir plein d'enfants, des parents mortellement malades et qu'en sais-je d'autres circonstances catastrophiques te présentent sous des meilleures auspices pour une mutation intéressante.
Ce qui laisse les jeunes professeurs inexpérimentés à se débrouiller dans les établissements les moins côtés. C'est une honte du système ÉN.
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