1
Connectez-vous pour écrire une réponse
Bonjour à tous !
Cet année de 1ère Es, en français j'ai eu deux profs, l'une très nulle, l'autre très bien. Le problème, c'est que pour les textes de la première partie de l'année, avec la prof très nulle, j'ai aucun plan pour l'oral. On a juste noté des idées, fait limite de la paraphrase...Alors j'ai cherché des plans moi même, mais il reste un texte ou je n'y parviens pas, c'est un extrait de Manon Lescaut de l'Abbé Prévost :
Amoureux de Manon Lescaut, désespéré de son infidélité, et séparé d'elle sur ordre de son père, le jeune chevalier Des Grieux s'est orienté, sous l'influence de son ami Tibergen vers l'état ecclésiasitique. Mais Manon le retrouve et vient lui rendre visite au séminaire
Elle me répondit des choses si touchantes sur son repentir et elle s'engagea à la fidélité par tant de protestations et de serments, qu'elle m'attendrit à un degré inexprimable.
Chère Manon ! lui dis-je, avec un mélange profane d'expressions amoureuses et théologiques, tu es trop adorable pour une créature. Je me sens le cœur emporté par une délectation victorieuse. Tout ce qu'on dit de la liberté à Saint-Sulpice est une chimère. Je vais perdre ma fortune et ma réputation pour toi, je le prévois bien ; je lis ma destinée dans tes beaux yeux ; mais de quelles pertes ne serai-je pas consolé par ton amour ! Les faveurs de la fortune ne me touchent point ; la gloire me paraît une fumée ; tous mes projets de vie ecclésiastique étaient de folles imaginations ; enfin tous les biens différents de ceux que j'espère avec toi sont des biens méprisables, puisqu'ils ne sauraient tenir un moment, dans mon cœur contre un seul de tes regards.
En lui promettant néanmoins un oubli général de ses fautes, je voulus être informé de quelle manière elle s'était laissé séduire par B... Elle m'apprit que, l'ayant vue à sa fenêtre, il était devenu passionné pour elle ; qu'il avait fait sa déclaration en fermier général, c'est-à-dire en lui marquant dans une lettre que le payement serait proportionné aux faveurs ; qu'elle avait capitulé d'abord, mais sans autre dessein que de tirer de lui quelque somme considérable qui pût servir à nous faire vivre commodément ; qu'il l'avait éblouie par de si magnifiques promesses, qu'elle s'était laissé ébranler par degrés ; que je devais juger pourtant de ses remords par la douleur dont elle m'avait laissé voir des témoignages, la veille de notre séparation ; que, malgré l'opulence dans laquelle il l'avait entretenue, elle n'avait jamais goûté de bonheur avec lui, non seulement parce qu'elle n'y trouvait point, me dit-elle, la délicatesse de mes sentiments et l'agrément de mes manières, mais parce qu'au milieu même des plaisirs qu'il lui procurait sans cesse, elle portait, au fond du cœur le souvenir de mon amour et le remords de son infidélité. Elle me parla de Tiberge et de la confusion extrême que sa visite lui avait causée. Un coup d'épée dans le cœur ajouta-t-elle, m'aurait moins ému le sang. Je lui tournai le dos, sans pouvoir soutenir un moment sa présence. Elle continua de me raconter par quels moyens elle avait été instruite de mon séjour à Paris, du changement de ma condition, et de mes exercices de Sorbonne. Elle m'assura qu'elle avait été si agitée, pendant la dispute, qu'elle avait eu beaucoup de peine, non seulement à retenir ses larmes, mais ses gémissements mêmes et ses cris, qui avaient été plus d'une fois sur le point d'éclater. Enfin, elle me dit qu'elle était sortie de ce lieu la dernière, pour cacher son désordre, et que, ne suivant que le mouvement de son cœur et l'impétuosité de ses désirs, elle était venue droit au séminaire, avec la résolution d'y mourir si elle ne me trouvait pas disposé à lui pardonner. Où trouver un barbare qu'un repentir si vif et si tendre n'eût pas touché ? Pour moi, je sentis, dans ce moment, que j'aurais sacrifié pour Manon tous les évêchés du monde chrétien. Je lui demandai quel nouvel ordre elle jugeait à propos de mettre dans nos affaires. Elle me dit qu'il fallait sur-le-champ sortir du séminaire, et remettre à nous arranger dans un lieu plus sûr. Je consentis à toutes ses volontés sans réplique.
Voilà.. Si quelqu'un a le courage de m'aider à dégager un plan, juste un plan, et après je me débrouille pour les idées promis ^^. Merci d'avance
J'aurais cru mieux de lire avec compréhension pour dégager les grandes axes d'.....idées.
En organisant les idées, tu trouveras ton plan.
Alors, que comprends-tu du texte, la situation, les personnages (situés dans leur époque).
Je comprends du texte que c'est un extrait de roman, pour le registre je sais pas, ça ne m'a pas l'air tragique ni comique ni rien, je sais pas. Deux personnages, un dialogue, Manon Lescaut argumente pour reconquerir son statut auprès de De Grieux, et celui-ci semble totalement soumis à sa volonté. Dans le premier paragraphe on remarque la soumission de De Grieux, dans le deuxieme une argumentation de Manon, qui explique pourquoi elle a trompé De Grieux, et dans le dernier encore la soumission, avec le chevalier qui accepte ses volontés "sans réplique". Voilà ce que j'ai compris, mais pour un plan, j'ai nettement plus de mal.
J'avais bien pensé à ce plan là:
I -Le repentir de Manon
1) Justifications constantes
2)Manifestation de la douleur
II-La soumission de De Grieux
1)Il renonce à ce qu'il aime
2)Il divinise Manon
3)Aveu de soumission
III) Rhétorique persuasive
1)Caractère hyperbolique de l'argumentation
2) Flatterie
Voilà, comme quoi j'y réfléchis, mais je ne sais pas si mon plan est bon.
Dernière modification par atthegates (14/06/2008 19:05)
Les passions d'un homme.
Les passions d'une femme.
Le conflit de conscience (théologie) et sentiment (désir).
La passion qui fait oublier une vocation?
Comment se fier à une femme qui a autant menti pour mieux vivre?
Repentir sincère?
On croit sincères parfois ceux que l'on veut croire sincères.
Beauté/intelligence.
Pas de dialogue direct.
Saint-Sulpice = le Séminaire de formation des jeunes prêtres.
Connectez-vous pour écrire une réponse
1