Pour le pluriel du verbe, la proximité de "meilleurs" peut certes jouer un rôle. Mais l'articulation des idées aussi.
Il n'est pas illogique de considérer que le fait d'être, d'exister, concerne "les meilleurs cuisiniers qui soient", parmi lesquels on en distingue un, l'un des meilleurs cuisiniers existants, l'un des meilleurs cuisiniers qui soient.
Cela dit, même minoritaire, le singulier n'est pas formellement prohibé...
Dans ce cas précis, chacun écrit comme il le sent !
Dernière modification par Jehan (16/06/2008 20:20)
Je crois comprendre ton point de vue, JSC. Tu estimes que le "qui soient" n'apportant au sens strict aucune information nouvelle, on pourrait le supprimer, et ainsi éviter d'avoir à se tracasser de l'accord du verbe. C'est très malin...
Il faut cependant remarquer que cette tournure française a une valeur d'insistance et de soulignement, et qu'elle donne un meilleur rythme à la phrase, qui sans elle finirait un peu "en queue de poisson". Sans complément ni complétive d'aucune sorte, on resterait un peu sur sa faim, si je puis dire.
Cela dit, si tu n'aimes pas le verbe "être"...
"Cet homme est l'un des meilleurs cuisiniers qui m'ai(en)t servi."
"Cet homme est l'un des meilleurs cuisiniers qui puisse(nt) se rencontrer."
L'opinion reçue est que tout le monde s'accordent à dire qu'il serait bête de ne pas croire que cet homme, universellement reconnu, ne soit l'un des meilleurs cuisiners qu'il soient sans aucun doute, en France, en Navarre et dans tous les pays qui se prétendent gourmets.
Il est l'un des meilleurs, quoi. 