je travaille sur un texte et je bloque concernant ce syntagme : "quelque chose de"
Voici les mots en contexte : "il y avait là quelque chose de spécial et, pour moi, d'assez mystérieux".
Alors voilà, quel est sa catégorie grammaticale ?
Je me dis que ça ressemble à une sorte de locution indéfinie mais pas plus... Enfin, je m'interroge sur les mots "spécial" et "mystérieux"... ils paraissent être les compléments de cette locution... Bref,je suis perdue !
Si vous pouviez m'aider 
Bonjour Noune,
Quelque chose est un pronom indéfini masculin.
Ces expressions sont l'équivalent de "Il y avait une chose spéciale et assez mystérieuse".
Spécial et mystérieux sont donc des épithètes de cette chose.
L'auteur a cumulé des expressions indéfinies comme tu le fais remarquer pour intriguer, attirer l'attention sur l'étrangeté radicale de la rencontre.
Bonjour, Noune !
Vous avez affaire à un pronom indéfini qui a pour expansion (= complément) deux épithètes liées.
Celles-ci doivent être introduites par le mot-outil (préposition vide) DE.
* La minorité a CECI DE SUPERIEUR à la majorité qu'elle comprend un nombre inférieur d'imbéciles. (Campion)
* Il n'y a RIEN DE TEL que l'amour d'une femme mariée ; c'est une chose dont aucun mari ne peut se rendre compte. (Wilde)
Donc vos adjectifs sont des épithète indirectes (à cause de DE), expansions du pronom indéfini "quelque chose".
C'est pareil avec un adverbe de degré :
* Il n'y a RIEN DE MIEUX que ce que les Français font bien et RIEN DE PIRE (épithète) que ce qu'ils font mal. (Pape Benoît XIV)
Je pense aller déranger l'ami noune avec cet exposé de Hanse 
DE est facultatif entre un ou une indication de nombre, précédant un nom, et un adjectif ou un participe passé pris adjectivement avec des verbes marquant un état, une possession ou une perception, comme être, il y a, se trouver, rester, avoir, trouver, voir, remarquer, ou voici, voilà (parfois non exprimés). DE met l'adjectif en relief:
Il y eut mille soldats DE tués -- Il y eut mille soldats tués -- Il lui reste un bras (de) libre -- J'ai une heure (de) libre -- Voilà une semaine (de) passée -- Encore une semaine (de) passée
On voit l'emploi de DE tendre vers le sens de: qui est. Un DE perdu, dix DE retrouvés
Si le nom est remplacé par EN, on emploie généralement DE: Sur deux cents députés, il y en avait seulement cent vingt DE présents -- Sur dix, il n'y en avait pas un (DE) bon -- Des livres, j'en ai peu DE reliés
Devant les adjectifs, les participes passés et les adverbes moins et plus se rapportant à ceci, cela, qui, que, quoi, personne, pas un, quelqu'un, quelque chose, grand-chose, autre chose, rien, on emploie DE: Il a cela DE beau -- Qui d'autre l'aurait fait? -- Quoi d'étonnant? -- Quelqu'un d'influent -- Rien DE plusd'autre et autre chose.
Avec il n'y a, si l'adjectif précède le nom, DE est obligatoire: Il n'y a DE certain que sa bonne volonté. On dit aussi: Ce livre n'a d'intéressant que ses illustrations
Bonne lecture.
ip.