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Bonjour,
Je suis nouvelle sur ce forum et j'ai pris le temps de regarder si aucun sujet similaire n'avait été lancé (il y en a un qui y fait référence dans le choix LEA/LLCE mais rien qui puisse m'aider).
Je suis actuellement en TL et viens d'être acceptée en hypokhâgne à Hélène Boucher, prépa en accord avec l'ISIT (grande école d'interprétation et de traduction), c'est-à-dire que si je fais "correctement" mon HK, je peux être prise sur dossier (sans passer les épreuves écrites d'entrée) avec un entretien. Problème : cette grande école est évidemment très chère : de 3000 à 5000 euros l'année d'après ce que j'ai pu voir
. Je pourrai tout simplement choisir la fac, mais j'aimerai beaucoup approfondir ma culture littéraire anglaise, faire de la civi (LLCE), filière (d'après certaines personnes qui en sortent) pour une future reconversion nécéssaire, ou dans le cas contraire: comment faire la manche en étant bilingue. Je voudrai être traductrice littéraire, mais je me suis résolue, LLCE serait passionant et collerait parfaitement à mon profil, mais apparement insuffisant pour trouver un emploi stable, en vivre. Autre problème : je ne veux pas être prof, je laisse ça aux vrais passionés, qui ont espoir en la jeunesse (et il en faut - bien sûr - pour faire des profs géniaux). Reste LEA, qui m'éloignerait de la littérature anglaise (oui je peux lire chez moi bien sûr mais le commerce international voyez-vous [...]).
L'ISIT me semble être un parfait compromis, qui réunit en quelque sorte les 2 formations (ça a vraiment l'air très intéréssant !), le problème reste le monstrueux prix. J'ai alors entendu parler de l'ESIT qui selon certains vaudrait l'ISIT en 10 fois moins cher, mais qui selon les isitistes serait incomparable, moins complète et s'apparentant plus à une fac. En plus, je crois bien qu'il faut déjà maîtriser les langues qu'on veut étudier pour y entrer (pour le moment je suis loin d'être trilingue! (Anglais LV1, Espagnol LV2)).
Je n'ai pas trouvé d'info sur l'obtention d'une bourse (je sais pas vraiment comment ça fonctionne tout ça) pour l'ISIT, ni sur le prix selon les années etc (j'ai regardé sur leur site).
Voilà, désolée pour ce post un peu long, empli de détresse. 
Si quelqu'un peut m'aider ... merci d'avance ! 
Dernière modification par Enter the three Witches (11/06/2008 20:29)
Je n'ai fait ni l'ESIT ni l'iSIT, mais je me permets de faire quelques petites remarques :
Tu écris : "Je voudrai être traductrice littéraire, mais je me suis résolue, LLCE serait passionant et collerait parfaitement à mon profil, mais apparement insuffisant pour trouver un emploi stable, en vivre. " Tu as vu juste, les termes "traductrice littéraire" et "emploi stable" sont déjà contradictoires. Certes, les grandes écoles de traduction sont plus recherchées quand on cherche un emploi salarié, mais 1. La grande majorité des traducteurs travaillent à leur compte, et non comme salariés 2. C'est encore plus vrai en traduction littéraire (il n'y a pas à ma connaissance de "postes" de traducteurs littéraires, où que ce soit...) 3. La traduction littéraire est un secteur extrêmement bouché où il est difficile de percer : ce qui fait que l'on perce, ce n'est pas le diplôme qu'on a. C'est l'expérience et les relations (et éventuellement le talent...).
Mais pour le reste :
- Il y a d'autres écoles de traduction que l'ESIT et l'ISIT !
- LEA, ce n'est pas si mal si on veut faire de la traduction (partant du principe qu'on ne vit pas de la seule traduction littéraire et qu'il faut traduire des textes plus "alimentaires" à côté, ça ne fait pas de mal d'avoir quelques notions d'économie)
- Enfin, on peut faire des études en rapport avec les langues, la littérature, l'international, etc. (voire, la philo, l'histoire, pourquoi pas) et ne rejoindre que plus tard la voie "traduction" (perso, je n'avais pour ainsi dire jamais fait de traductions avant d'entrer en DESS de traduction, ça ne m'a pas empêchée d'en faire mon métier)
- Quelques pistes supplémentaires à lire dans cette discussion :
"Traduction littéraire"
Dernière modification par Anne-Lise (11/06/2008 17:04)
Merci beaucoup Anne-Lise, visiblement j'avais mal cherché dans le forum, et la discution sur le sujet "traduction littéraire" est vraiment intéréssante.
Je n'avais pas du tout envisagé les choses sous cet angle, le fait de rejoindre la filière de traduction pure plus tard; je suis certaine d'être vraiment "accrochée" à ce projet qui me tient par avance à coeur (même si je n'ai pas une réelle expérience dans ce domaine), la discipline ne me fait pas peur, mais c'est bien de trouver un travail plus alimentaire qui me tracasse, et pour rester en rapport direct avec les langues, l'interprétation me parait être un bon "Plan B" disons, c'est pourquoi je me suis tournée vers l'ISIT (dans ce cas je me disais que le prestige de l'école avait plus de poids sur le CV), mais je vais me renseigner d'avantage sur les écoles qui proposent ce type de formation. J'essaye actuellement de contacter deux traducteurs littéraires (par contacts interposés), un qui apparement serait réputé et en vit correctement, et un second lassé de sa profession et désireux de changer d'atmosphère (étant exclusivement traducteur, il a sacrifié sa vie sociale et familiale).
Je me suis orientée en prépa littéraire pour approfondir ma culture et prendre mon temps avant de m'engager dans une voie définitive, j'ai un temps hésité entre les lettres modernes, la psycho (je crois qu'après une prépa il est difficile de rejoindre une fac de psycho) ...
Bref
Merci encore, c'est exactement le type de témoignage que je cherchais en venant sur ce forum
Bonjour,
Je me permets de te répondre car je suis dans le même cas que toi, à la différence près que j'achève mon année d'hypokhâgne. Tout d'abord, il faut que tu saches une chose, c'est que la convention de ton lycée avec l'ISIT porte probablement pour une intégration en 3ème année, ce qui signifie que pour passer par convention, tu devras sans doute faire deux années de prépa (parce qu'une prépa se fait en 2 ans et blablabla....).
Ce qu'il a de bien en prépa (c'est la raison pour laquelle je fais une deuxième année), c'est la spécialisation en 2ème année, et en particulier la spécialité langues : 9h de LVA (travail sur l'actualité, la littérature, la civilisation, le thème et la version) par semaine et au moins 4h de LVB.
J'ai vu que tu considères l'interprétation comme un "plan B" : c'est une erreur. La sélection est extrêmement rude et ces études demandent un très grand investissement. La moyenne d'âge pour des études d'interprétariat est d'une trentaine d'année et il faut généralement pouvoir justifier au moins une année de séjour dans le pays d'au moins un de ses langues étrangères. Les étudiants en interprétariat ont fait des études (souvent de traduction apparemment) et généralement exercé un métier avant de se lancer dans de nouvelles études.
Bonne soirée et n'hésite pas si tu as des questions !
Ah oui, tiens, cette histoire d'interprétation m'avait échappé. C'est effectivement un métier très élitiste, où la concurrence est impitoyable(mais où ne l'est-elle pas ?). Pour illustrer cela, je peux prendre l'exemple de l'école de traduction où j'ai fait mon DESS : l'année où j'y étais inscrite, la promo de traduction technique comptait une bonne quarantaine d'étudiants ; la promo de traduction audiovisuelle en comptait 10 ; la promo d'interprétation en comptait... 2. Le recrutement se faisait sur examen de niveau pour l'interprétation et seuls deux étudiants avaient le niveau... (si je me souviens bien, en plus, l'un des deux au moins n'a pas eu son diplôme en fin d'année, c'est dire si la barre est placée haut... et ce n'était pas l'ISIT !)
Pour contrebalancer ce tableau effrayant, j'ajouterai ceci : l'interprétation simultanée est un métier (un sport) vraiment différent de la traduction ; en revanche, je connais beaucoup de traducteurs qui font occasionnellement de l'interprétation consécutive (dans le cadre de négociations commerciales, visites d'installations/d'usines, etc., de festivals de cinéma, etc.), il existe donc tout de même des passerelles entre les deux.
Enter the three witches,
j'ai déjà , avec beaucoup de plaisir, parlé de la traduc littéraire, et je ne peux que répeter le caractère extrêmement compliqué de la tâche.
{Anne Lise ( bonjour),
il existe bien des postes de traducteur littéraire en maison d'édition, cela dit intégrer une maison d'édition ( ce à n'importe quel poste, c'est assez compliqué, en particulier en France).}
Pour ce qui est de travailler à son compte ou en entreprise, je dirais que c'est selon les gens...Quand on travaille seul pour soi, on a plus de pression, les salaires sont aléatoires et on a tout un tas de choses à côté ( papiers, comptabilité, relation clientèle: trouver ses clients, les garder) Le travail ne vous quitte pas.
Quand on travaille en entreprise, on est payé tous les mois pareil, et on est moins impliqué. Quand on a fermé la porte du bureau ou terminé à la maison une traduc, c'est fini , on ne pense plus au travail.
C'est donc un choix.
Mais pour ce qui est de la traduc littéraire, la très très grande partie du temps on travaille à son compte.
Mais je tiens à répéter que c'est extrêment intéressant, et passionant.
Et c'est certaine l'un de seuls domaines en traduc qui ne pourra jamais être supplanté par les logiciels.
Conclusion: très compliqué mais réalisable. Et puis pour reprendre les termes d'un grand monsieur " impossible n'est pas français" 
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