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Bonjour,
Alors voila mon professeur de français nous donne des petits sujets pour travailler notre oral pour le bac de français. Et je dois dire que ce n'est pas facile ! Enfin voila ma question:
Comment l'incipit annonce-t-il les enjeux de l'autobiographie selon Nathalie Sarraute?
Texte: Il s'agit bien évidemment de l'incipit de Enfance.
J'ai bien des idées mais j'ai du mal à les classer et faire un plan solide aidez moi svp.
Merci d'avance
Dernière modification par webmestre (07/06/2008 22:01)
Que faire sans le texte ?
Copie-le, et envoie déjà tes idées, on t'aidera à les organiser
Oui excusez-moi ! voila le texte:
Alors, tu vas vraiment faire ça ? « Évoquer tes souvenirs d’enfance »... Comme ces mots te gênent, tu ne les aimes pas. Mais reconnais que ce sont les seuls mots qui conviennent. Tu veux « évoquer tes souvenirs »... il n’y a pas à tortiller, c’est bien ça.
— Oui, je n’y peux rien, ça me tente, je ne sais pas pourquoi...
— C’est peut-être... est-ce que ce ne serait pas... on ne s’en rend parfois pas compte... c’est peut-être que tes forces déclinent...
— Non, je ne crois pas... du moins je ne le sens pas...
— Et pourtant ce que tu veux faire... « évoquer tes souvenirs »... est-ce que ce ne serait pas...
— Oh, je t’en prie...
— Si, il faut se le demander : est-ce que ce ne serait pas prendre ta retraite ? te ranger ? quitter ton élément, où jusqu’ici, tant bien que mal...
— Oui, comme tu dis, tant bien que mal.
— Peut-être, mais c’est le seul où tu aies jamais pu vivre... celui...
— Oh, à quoi bon ? je le connais.
— Est-ce vrai ? Tu n’as vraiment pas oublié comment c’était là-bas ? comme là-bas tout fluctue, se transforme, s’échappe... tu avances à tâtons, toujours cherchant, te tendant... vers quoi ? qu’est-ce que c’est ? ça ne ressemble à rien... personne n’en parle... ça se dérobe, tu l’agrippes comme tu peux, tu le pousses... où ? n’importe où, pourvu que ça trouve un milieu propice où ça se développe, où ça parvienne peut-être à vivre... Tiens, rien que d’y penser...
— Oui, ça te rend grandiloquent. Je dirai même outrecuidant. Je me demande si ce n’est pas toujours cette même crainte... Souviens-toi comme elle revient chaque fois que quelque chose d’encore informe se propose... Ce qui nous est resté des anciennes tentatives nous paraît toujours avoir l’avantage sur ce qui tremblote quelque part dans les limbes...
— Mais justement, ce que je crains, cette fois, c’est que ça ne tremble pas... pas assez... que ce soit fixé une fois pour toutes, du « tout cuit », donné d’avance...
— Rassure-toi pour ce qui est d’être donné... c’est encore tout vacillant, aucun mot écrit, aucune parole ne l’ont encore touché, il me semble que ça palpite faiblement... hors des mots... comme toujours... des petits bouts de quelque chose d’encore vivant... je voudrais, avant qu’ils disparaissent... laisse-moi...
— Bon. Je me tais... d’ailleurs nous savons bien que lorsque quelque chose se met à te hanter...
— Oui, et cette fois, on ne le croirait pas, mais c’est de toi que me vient l’impulsion, depuis un moment déjà tu me pousses...
— Moi ?
— Oui, toi par tes objurgations, tes mises en garde... tu le fais surgir... tu m’y plonges...
Problématique: Comment l'incipit annonce-t-il les enjeux de l'autobiographie selon Nathalie Sarraute?
Mes idées:
I) Le travail de rétrospection se fait par le dialogue
a) Comment le dialogue pousse l'écrivain à réfléchir sur ses motivations?
- Début in medias res avec le mot "alors" qui nous montre que la conversation a déjà commencée
- Dialogue intérieur : "je": partie de la personne voulant s'autobiographer. "tu": conscience de l'écrivain (complicité entre les deux voix).
- Le projet autobiographique est évoqué dès le début de l'incipit "évoquer tes souvenirs d'enfance". Sarraute nous inscrit rapidement dans une démarche autobiographique
- Le jeu du question/réponse dynamise la réflexion du projet. Sa conscience oblige l'écrivain à creuser sur ses motivations, à réfléchir sur son projet.
b)Les motivations qui poussent N.S à écrire son autobiographie.
- Proposition de la conscience :
1°)La vieillesse "est-ce que ce ne serait pas ... que tes forces déclinent" = proposition refusé "Non je ne le crois pas... du moins je ne le sens pas" = pensé --> sensation
2°)La retraite "prendre ta retraite? te ranger? quitter ton éléments..."
3°)Le désire "te hanter","ça me tente"
4°)Le risque de l'oubli "avant qu'ils ne disparaissent"
- La raison de N.S :
1°)Nouveau défi pour N.S "oui cette fois, on ne le croirait pas mais c'est de toi que me vient l'impulsion, depuis un moment déjà tu me pousse... tu m'y plonge..."
==> écrire l'indicible (tropisme), écrire l'effet et non le fait...
Mais pour une deuxième partie je dois dire que je ne sais pas quoi dire ! et je ne suis même pas sûr que ma première partie répond à la question.
Merci de m'aider
Les enjeux : ce qu'elle a l'intention de réaliser, le défi qu'elle se donne.
cela veut dire que mon plan est hors sujet ?

Je pense que la question pose plus sur le moyen choisi par l'auteur pour évoquer ses motivations, que sur les motivations en elles-même... Tu me suis? ^^ Je suis aussi en première, L pour ma part, et j'ai aussi étudié ce texte. Si tu veux d'autres questions, j'ai déjà réfléchi à ces deux éventualités :
- En quoi cet incipit est il original?
1/ Dialogue avec son double
2/ Contournement des difficultés par l'écriture des tropismes
3/ Façon d'évoquer ses souvenirs ( assimilés à des lieux lointains... )
-Comment nous est présenté le projet d'écrire son enfance?
1/ Projet qui ne lui convient pas ( trop banal )
2/ Difficile
( 3/ Mais projet qui aboutit finalement : grâce aux tropismes notamment )
Si ça a pu t'aider 
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