#1 23/05/2008 22:19

dissais emmanuel
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Littérature française Apollinaire, Alcools, Le Pont Mirabeau

réflexion, sur "sous le pont Mirabeau"

Qui n'engage que moi ! lol

Sous Le pont Mirabeau.

Même si le mouvement surréalisme  n’existe nommément que vers 1917, par la propre analyse d’apollinaire. Il est notable que dans cette œuvre l’auteur fait face à la contrainte pour libérer l’élan créatif. L’absence de ponctuation est en sois une affirmation de la paternité intellectuelle, et de ce fait inaliénable face à la machine de production littéraire. « Être un absolu créateur ! » .

L’erreur à la lecture de ce texte serait de supposer une hypothétique identification pseudo romantique entre l’auteur et le pont ! Il semble spectateur de ce qui matérialise sa pensée, le statisme enjambe la fuite, c’est un dessin qui à une analogie et qu’il traduit en de nombreux points dans l’œuvre, que l’on pourrait éventuellement résumer par la statique condition de l’ « être » face à l’immatérialité, du temps et de ses flux sentimentaux. Ainsi trouverons-nous la notion d’aller et retour sur sa vie, vienne, reviennent, coule, s’en va, restons, passe, s’en vont, je demeure.     

Outre l’amour perdu, qui inévitablement n’aura échappé à personne, si la lecture de la douleur profonde « l’amour s’en va » englobe l’atmosphère générale, en réalité, il n’y a qu’un seul vers qui traite véritablement de sa douleur. « Et comme l'Espérance est violente »  ce vers lie deux mots aussi puissant d’évocations et de contraire (OXYMORE) donne toute la mesure du lendemain et de sa torture.

merci de vos critiques

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
         Vienne la nuit sonne l'heure
         Les jours s'en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
         Vienne la nuit sonne l'heure
         Les jours s'en vont je demeure
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
         Vienne la nuit sonne l'heure
         Les jours s'en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passait
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
         Vienne la nuit sonne l'heure
         Les jours s'en vont je demeure

"Le Pont Mirabeau"
Apollinaire, Alcools (1912)

Le poème "Le Pont Mirabeau" est un extrait du recueil Alcools paru en 1913. L'auteur y fait allusion à sa rupture avec Marie Laurencin

#2 24/05/2008 01:42

Léah
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Littérature française Apollinaire, Alcools, Le Pont Mirabeau

Je ne saisis pas en quoi le vers
« Et comme l'Espérance est violente » 
est un oxymore ? Qu'y a-t-il de contradictoire entre l'espérance et la violence ? l'Espérance (une des trois vertus théologales, vu la majuscule) est la plus violente des trois (les deux autres étant la Foi et la Charité : la Foi est absolue, la Charité n'est certainement pas violente)

Peux-tu reformuler cette phrase mal fichue
Même si le mouvement surréalisme  n’existe nommément que vers 1917, par la propre analyse d’Apollinaire. Il manque quelque chose !


Tenir un seul cheveu dans sa main.
Y parvenir.

#3 24/05/2008 12:00

JSC
5530 message(s)
Littérature française Apollinaire, Alcools, Le Pont Mirabeau

En entrant 'Sous le pont Mirabeau dans le moteur de recherche de ce site (la fenêtre en haut à gauche), j'ai trouvé ces liens.
Peut-être tu y trouveras ton bonheur.

Pour moi:
Passage d'eau
Passage d'amour
Passage de temps
Nous=>Je
Je n'en suis pas mort
Peine=>Joie
Espérance

Dernière modification par JSC (24/05/2008 12:03)


La moralité moderne veut que l'on accepte les normes de son époque. Qu'un homme cultivé puisse les accepter me semble la pire des immoralités. (O. Wilde)

#4 24/05/2008 12:03

Léah
9928 message(s)
Littérature française Apollinaire, Alcools, Le Pont Mirabeau

Emmanuel
Je vois cependant deux sens opposés avec la rime : lente/violente. La lenteur évoque la douceur...

#5 08/06/2008 22:01

pierreas
12 message(s)
Littérature française Apollinaire, Alcools, Le Pont Mirabeau

En français, mon professeur nous a appris une figure de style: l'alliance de terme, qui comme son nom l'indique, allient des termes mais qui sont cependant peu habitués à être associés. C'est donc moins fort qu'un oxymore, qui doit mettre deux termes complètement opposés (l'obscure clarté).

#6 08/06/2008 22:11

Léah
9928 message(s)
Littérature française Apollinaire, Alcools, Le Pont Mirabeau

Que dirait ton prof de la célébrissime rencontre de la machine à coudre et du parapluie ?

#7 09/06/2008 14:10

pierreas
12 message(s)
Littérature française Apollinaire, Alcools, Le Pont Mirabeau

Léah a écrit :

Que dirait ton prof de la célébrissime rencontre de la machine à coudre et du parapluie ?

? J'ai pas compris, c'est du flood?

#8 09/06/2008 17:42

Léah
9928 message(s)
Littérature française Apollinaire, Alcools, Le Pont Mirabeau

Du flood ? nan, c'est dans les Chants de Maldoror
Beau comme la rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection
Le plus connu des Beau comme... de Lautréamont

#9 09/06/2008 20:23

pierreas
12 message(s)
Littérature française Apollinaire, Alcools, Le Pont Mirabeau

okay désolé , j'avoue ne pas trop m'y connaître en littérature et c'est un peu une honte pour moi...