réflexion, sur "sous le pont Mirabeau"
Qui n'engage que moi ! lol
Sous Le pont Mirabeau.
Même si le mouvement surréalisme n’existe nommément que vers 1917, par la propre analyse d’apollinaire. Il est notable que dans cette œuvre l’auteur fait face à la contrainte pour libérer l’élan créatif. L’absence de ponctuation est en sois une affirmation de la paternité intellectuelle, et de ce fait inaliénable face à la machine de production littéraire. « Être un absolu créateur ! » .
L’erreur à la lecture de ce texte serait de supposer une hypothétique identification pseudo romantique entre l’auteur et le pont ! Il semble spectateur de ce qui matérialise sa pensée, le statisme enjambe la fuite, c’est un dessin qui à une analogie et qu’il traduit en de nombreux points dans l’œuvre, que l’on pourrait éventuellement résumer par la statique condition de l’ « être » face à l’immatérialité, du temps et de ses flux sentimentaux. Ainsi trouverons-nous la notion d’aller et retour sur sa vie, vienne, reviennent, coule, s’en va, restons, passe, s’en vont, je demeure.
Outre l’amour perdu, qui inévitablement n’aura échappé à personne, si la lecture de la douleur profonde « l’amour s’en va » englobe l’atmosphère générale, en réalité, il n’y a qu’un seul vers qui traite véritablement de sa douleur. « Et comme l'Espérance est violente » ce vers lie deux mots aussi puissant d’évocations et de contraire (OXYMORE) donne toute la mesure du lendemain et de sa torture.
merci de vos critiques
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passait
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
"Le Pont Mirabeau"
Apollinaire, Alcools (1912)
Le poème "Le Pont Mirabeau" est un extrait du recueil Alcools paru en 1913. L'auteur y fait allusion à sa rupture avec Marie Laurencin
Je ne saisis pas en quoi le vers
« Et comme l'Espérance est violente »
est un oxymore ? Qu'y a-t-il de contradictoire entre l'espérance et la violence ? l'Espérance (une des trois vertus théologales, vu la majuscule) est la plus violente des trois (les deux autres étant la Foi et la Charité : la Foi est absolue, la Charité n'est certainement pas violente)
Peux-tu reformuler cette phrase mal fichue
Même si le mouvement surréalisme n’existe nommément que vers 1917, par la propre analyse d’Apollinaire. Il manque quelque chose !
En entrant 'Sous le pont Mirabeau dans le moteur de recherche de ce site (la fenêtre en haut à gauche), j'ai trouvé ces liens.
Peut-être tu y trouveras ton bonheur.
Pour moi:
Passage d'eau
Passage d'amour
Passage de temps
Nous=>Je
Je n'en suis pas mort
Peine=>Joie
Espérance
Dernière modification par JSC (24/05/2008 12:03)
En français, mon professeur nous a appris une figure de style: l'alliance de terme, qui comme son nom l'indique, allient des termes mais qui sont cependant peu habitués à être associés. C'est donc moins fort qu'un oxymore, qui doit mettre deux termes complètement opposés (l'obscure clarté).