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SAlut,
je suis en train d'écrire une explication de texte linéaire sur Les deux pigeons de La Fontaine. Je suis étudiant espagnol et j'ai des problèmes à trouver une "axe/plan" de lecutre. J'ai pensé à la problematique de "divertir et instruire" en même temps (=préface premier recueil)... comment en voit cela dans la fable. Mais vu qu'il s'agit d'une fable du 2. recueil, je devrais peut-être me référer plutôt à la préface du second recueil? Quelqu'un a d'autres idées? MERCI
Voici la fable
Deux Pigeons s'aimaient d'amour tendre.
L'un d'eux s'ennuyant au logis
Fut assez fou pour entreprendre
Un voyage en lointain pays.
L'autre lui dit : Qu'allez-vous faire ?
Voulez-vous quitter votre frère ?
L'absence est le plus grand des maux :
Non pas pour vous, cruel. Au moins, que les travaux,
Les dangers, les soins du voyage,
Changent un peu votre courage.
Encor si la saison s'avançait davantage !
Attendez les zéphyrs. Qui vous presse ? Un corbeau
Tout à l'heure annonçait malheur à quelque oiseau.
Je ne songerai plus que rencontre funeste,
Que Faucons, que réseaux. Hélas, dirai-je, il pleut :
Mon frère a-t-il tout ce qu'il veut,
Bon soupé, bon gîte, et le reste ?
Ce discours ébranla le coeur
De notre imprudent voyageur ;
Mais le désir de voir et l'humeur inquiète
L'emportèrent enfin. Il dit : Ne pleurez point :
Trois jours au plus rendront mon âme satisfaite ;
Je reviendrai dans peu conter de point en point
Mes aventures à mon frère.
Je le désennuierai : quiconque ne voit guère
N'a guère à dire aussi. Mon voyage dépeint
Vous sera d'un plaisir extrême.
Je dirai : J'étais là ; telle chose m'avint ;
Vous y croirez être vous-même.
A ces mots en pleurant ils se dirent adieu.
Le voyageur s'éloigne ; et voilà qu'un nuage
L'oblige de chercher retraite en quelque lieu.
Un seul arbre s'offrit, tel encor que l'orage
Maltraita le Pigeon en dépit du feuillage.
L'air devenu serein, il part tout morfondu,
Sèche du mieux qu'il peut son corps chargé de pluie,
Dans un champ à l'écart voit du blé répandu,
Voit un pigeon auprès ; cela lui donne envie :
Il y vole, il est pris : ce blé couvrait d'un las,
Les menteurs et traîtres appas.
Le las était usé ! si bien que de son aile,
De ses pieds, de son bec, l'oiseau le rompt enfin.
Quelque plume y périt ; et le pis du destin
Fut qu'un certain Vautour à la serre cruelle
Vit notre malheureux, qui, traînant la ficelle
Et les morceaux du las qui l'avait attrapé,
Semblait un forçat échappé.
Le vautour s'en allait le lier, quand des nues
Fond à son tour un Aigle aux ailes étendues.
Le Pigeon profita du conflit des voleurs,
S'envola, s'abattit auprès d'une masure,
Crut, pour ce coup, que ses malheurs
Finiraient par cette aventure ;
Mais un fripon d'enfant, cet âge est sans pitié,
Prit sa fronde et, du coup, tua plus d'à moitié
La volatile malheureuse,
Qui, maudissant sa curiosité,
Traînant l'aile et tirant le pié,
Demi-morte et demi-boiteuse,
Droit au logis s'en retourna.
Que bien, que mal, elle arriva
Sans autre aventure fâcheuse.
Voilà nos gens rejoints ; et je laisse à juger
De combien de plaisirs ils payèrent leurs peines.
Amants, heureux amants, voulez-vous voyager ?
Que ce soit aux rives prochaines ;
Soyez-vous l'un à l'autre un monde toujours beau,
Toujours divers, toujours nouveau ;
Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste ;
J'ai quelquefois aimé ! je n'aurais pas alors
Contre le Louvre et ses trésors,
Contre le firmament et sa voûte céleste,
Changé les bois, changé les lieux
Honorés par les pas, éclairés par les yeux
De l'aimable et jeune Bergère
Pour qui, sous le fils de Cythère,
Je servis, engagé par mes premiers serments.
Hélas ! quand reviendront de semblables moments ?
Faut-il que tant d'objets si doux et si charmants
Me laissent vivre au gré de mon âme inquiète ?
Ah ! si mon coeur osait encor se renflammer !
Ne sentirai-je plus de charme qui m'arrête ?
Ai-je passé le temps d'aimer ?
Pourriez vous me dire, si dans des octosyllabes il y a des césures et si cela est le cas ou elle se trouve au 3.vers? C'est après fou, n'est-ce pas? MErci
Deux pigeons s'aimoient d'amour tendre
l'un d'eux s'ennuyant au logis,
Fut assez fou pour entreprendre
Un voyage en lointain pays
Je suis en train d'écrire une explicastion de texte, particulièrement de ces vers:
"Je ne songerai plus que rencontre funeste,
que faucons, que résaux..."
Je dis queson le ton pathétique est renforcé par le caractère absolu de laa déclaration ( « Je ne songerais plus que » (v.14)) et par la répétition de « que » (v.15).
Mais comment peux-je définir le "QUE" est-ce un "particle absolu" ou un "restrictif".... ces mots ne me plaisent pas. Quelqu'un a d'autres idées? MErci
Le voyageur s'éloigne; et voilà qu'un nuage
L'oblige de chercher retraite en quelque lieu.
Un seul arbre s'offrit, tel encor que l'orage
Maltraita le Pigeon en dépit du feuillage.
Dernière modification par Muriel H. (21/05/2008 13:28)
Un rejet, c'est un seul mot (ou deux) au vers suivant. Un enjambement, c'est la phrase qui continue Donc tes citations sont des enjambements.
Quelqu'un pourrait me dire de quelle figure il s'agit s'il vous plaît?
Trainant l'aile et tirant le pié
demi-morte et demi boiteuse
droit au logis s´en retourna
MErci beaaaaaaaucoup
Dernière modification par webmestre (22/05/2008 15:31)
La moindre des politesses eût été de me remercier pour la réponse que je t'ai fournie. Ne compte pas sur moi pour t'en donner d'autres.
Est-ce que quelqu'un pourrait m'aider?
Vous savez de quelle figure de style il s'agit? "AMANTS HEUREUX AMANTS"????
ESt-ce une anaphore? Une tautologie? Je n'en suis pas sûr.
MErci beaucoup!
Dernière modification par Muriel H. (23/05/2008 11:56)
Sois plus patient DAniel, personne n'est rivé à ce forum 24/24 !
As-tu regardé la Fiche des figures de style, sur ce site ?
Bonjour Daniel,
Va lire la remarque de modération qui t'a été faite au bas du message 8. Ensuite, considérant que tu l'auras lue et comprise, les prochains messages concernant l'étude de cette fable — et qui ne seraient pas déposés ici — ne seront plus déplacés, mais supprimés !
Muriel
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