#1 09/05/2008 20:38

Théa
3 message(s)
Sujets variés Nouvelle à chute

Voilà, je voudrais juste avoir l'avis de quelqu'un. J'écris beaucoup de nouvelles.. donc si vous pouviez me donner votre avis, ce serait sympa. 


                  Minuit. L’heure où tout s’arrête, où l’on peut se permettre de respirer. Elle se figea devant ces chiffres rouges ; son regard ne pouvait se détacher de cette affirmation parfaite du vide humain. Pendant une minute plus rien n’existait ; le temps seul alors régnait en maître, à travers trois cercles ovales pourpres. Peut-être ne vivait-elle que pour se rassurer ainsi au milieu des brumes de la nuit que cette heure-ci était pour elle. Puis, revenait le calme, le triste cours des jours qui passent et qui s’enfuient, un à un, des journées qui s’allongent, des nuits sans amours, des mots sans sentiments. C’est durant cette nuit là qu’elle ne s’y retrouve pas.
                 Très souvent elle se réfugie dans le sommeil. Parmi les plaines infinies de l'imaginaire qui savent si bien nous couper du monde autour. Qui elles seules offrent à l'âme fatiguée un avenir aux rêves insatiables, un espoir de non-retour, pour quelques heures, quelques secondes. elle n’est pas lâche, juste un peu trop frêle. Et parfois le courage luifait défaut. Alors elle crée des jardins, des sourires aux dents blanches, et des bords de mer. Elle crée des mains qui s'enlacent et des paires, des maillons. Elle crée un monde tendre et sans angles où chacun pourrait vivre à sa façon, sans portes fermées, sans laisses, sans marchandages. Elle peint un monde de pacotille où le pouvoir des mots serait inutile, où l'on bannirait les explications qui suivent immanquablement les choses bizzarres, et les tourments de l'âme qui se voient mériter sans cesse des justifications. Elle crée un monde utopique comme un téléscope à travers les années, car oui elle a besoin de plus qu'une indépendance fictive au milieu de barrières, car oui parfois elle a les yeux qui brûlent, le corps qui lâche, le coeur qui tourne après trop de vertiges. Car oui simplement parfois elle a mal, et dès lors elle fuit, érige des murailles naïves de petite fille, et ce avec la confiance aveugle que l'on place dans les antidotes, les antidouleurs. 01:22.