Connectez-vous pour écrire une réponse
Capitale de la douleur (malgré son titre) n'a pas grand-chose à voir avec la souffrance du poète
Mais les poèmes d'Éluard après la mort de Nush, oui !
Non l'illustration ne doit pas etre d'un grand peintre etc c'est libre choix du moment que le choix est subtil
Je n'ay plus que les os, un Schelette je semble,
Decharné, denervé, demusclé, depoulpé,
Que le trait de la mort sans pardon a frappé,
Je n'ose voir mes bras que de peur je ne tremble.
Apollon et son filZ deux grans maistres ensemble,
Ne me sçauroient guerir, leur mestier m'a trompé,
Adieu plaisant soleil, mon oeil est estoupé,
Mon corps s'en va descendre où tout se desassemble.
Quel amy me voyant en ce point despouillé
Ne remporte au logis un oeil triste et mouillé,
Me consolant au lict et me baisant la face,
En essuiant mes yeux par la mort endormis ?
Adieu chers compaignons, adieu mes chers amis,
Je m'en vay le premier vous preparer la place.
mon interpretation est Je penses qui si Ronsard a voulu versifier sa propre mort c’est peut être aussi pour dire implicitement que sa poésie se finit, ce qui pour lui est une certaine souffrance (je suppose cela car Ronsard parle d’Apollon dieu de la poésie)
=> Léah
Excuse moi je croyais car il témoigne de la complexité de la vie intérieur et j'en ai conclus que cela se ramenait à une forme de souffrance mais, tu as raison les poèmes après la mort de Nush seront bien plus pertinents.
Dernière modification par Fusaro (14/05/2008 16:36)
je n'arive pas a trouver le poeme que tu m'a dit "sacrifice impérial"
Max Jacod - Sacrifice impérial1929
Jongleur de mots, comme R.Desnos Max Jacob utilise les ressources de la poésie pour exprimer des déchirements et des refus.
La terre
Envolez-moi au-dessus des chandelles noire de la terre
au dessus des contes venimeux de la terre
Il n'y a de paix qu'au-dessus des serpents de la terre,
la terre est une grande bouche souillée,
ses hoquets, ses rires à gorge déployée,
ses toux, son haleine, ses ronflements quand elle dort
me triturent l'âme. Attirez-moi dehors !
Secouez moi ! empoignez moi, et toi terre chasse-moi
surnaturel, je me cramponne à ton drapeau de soie
que le grand vent me coule dans tes plis qui ondoient
Je craque de discordes militaires avec moi-même,
je suis comme une poulie, une voiture de dilemmes
et que je dormir que dans vos évidences.
Je vous envie, phénix faisan doré, condors ...
Donnez-moi une couverture volante qui me porte
au dessus du tonnerre, de hors au cristal de vos portes.
voilà 
Merci beaucoup plus qu'un poeme surréaliste a trouver et il me restera plus que leur illustration
d'ailleur si quelqu'un a un autre poem surréaliste cela serait gentil
Dernière modification par Raykor (14/05/2008 20:31)
Quels sont les poèmes que tu as pour l'instant ? Lequel n'ont pas encore d'illustration ?
Pour les illustrations tu peux chercher du côté des peintres suréalistes : je pense notamment à Dali , il ya quelques tableaux qui pourraient convenir.
il me reste un poème surréaliste pour finir ce siècle j'ai le poeme de max Jacob et un de Paul Eluard le temps déborde
il me manque aussi 2 illustration une illustration du poeme de Eluard et une de celui que je n'ai pas encore pour celle de Jacob j'ai pris l'image d'un soleil qui est la representation de la terre pour lui un lieu inhabitable..
pour les illustration il faut chercher des image de n'importe quel type du moment qu'elle illustre le poeme de facon subtil (par exemple il ne faut pas mettre une image de rose pour le poeme des roses de Ronsard)
J'ai trouvé ceci :
Ô douleurs de l'amour!
À la Mystérieuse (l926)
Ô douleurs de l'amour!
Comme vous m'êtes nécessaires et comme vous m'êtes chères.
Mes yeux qui se ferment sur des larmes imaginaires,
mes mains qui se tendent sans cesse vers le vide.
J'ai rêvé cette nuit de paysages insensés et d'aventures dangereuses
aussi bien du point de vue de la mort que du point de vue de la vie,
qui sont aussi le point de vue de l'amour.
Au réveil vous étiez présentes, ô douleurs de l'amour, ô muses du désert, ô muses exigeantes.
Mon rire et ma joie se cristallisent autour de vous.
C'est votre fard, c'est votre poudre, c'est votre rouge,
c'est votre sac de peau de serpent, c'est vos bas de soie...
et c'est aussi ce petit pli entre l'oreille et la nuque,
à la naissance du cou,
c'est votre pantalon de soie et votre fine chemise et votre manteau de fourrure, votre ventre rond c'est mon rire et mes joies
vos pieds et tous vos bijoux.
En vérité, comme vous êtes bien vêtue et bien parée.
Ô douleurs de l'amour, anges exigeants, voilà que je vous imagine
à l'image même de mon amour, que je vous confonds avec lui...
Ô douleurs de l'amour, vous que je crée et habille,
vous vous confondez avec mon amour dont je ne connais
que les vêtements et aussi les yeux, la voix, le visage, les mains,
les cheveux, les dents, les yeux...
Robert Desnos
Merci c'est gentil de ta part
Connectez-vous pour écrire une réponse