#1 16/10/2006 19:23

totolarr
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Entraide scolaire et méthode Commentaire composé extrait de "Choses vues" de Victor Hugo

Bonjour à tous,

J'ai un commentaire composé à faire sur un extrait de "Choses vues" écrit par Victor Hugo intitulé "Journal d'un passant durant l'émeute, Le 12 mai" mais je ne sais quel plan adopter.

Pourriez-vous s'il vous plaît m'aider en me faisant un plan détaillé dont je pourrai me servir ou quelques pistes que ce soit ?

Merci d'avance pour votre aide. Cordialement.

Le 12 mai 1839, les socialistes Barbès et Blanqui avaient lancé un mouvement insurrectionnel à Paris ; une foule d’insurgés marcha vers l’hôtel de ville d’où ils furent repoussés par le Garde nationale. Victor Hugo rend compte de cet évènement dans ces carnets.

                                 Journal d’un passant pendant l’émeute

                                                                  Le 12 mai

  A trois heures je rentre dans mon cabinet.
  Ma petite fille vient d’ouvrir ma porte tout effarée et m’a dit :
« Papa, sais-tu ce qui se passe ? On se bat au pont Saint-Michel. »
  Je n’en veux rien croire. Nouveaux détails. Un cuisinier de la
maison et le marchand de vin voisin ont vu la chose. Je fais monter
le cuisinier. En effet, enp passant sur le quai des Orfèvres, il a vu un
groupe de jeunes gens tirer des coups de fusil sur la préfecture de
police. Une balle a frappé le parapet près de lui. De là, les assaillants
ont couru place du Châtelet et à l’Hôtel de Ville, tiraillant toujours.
Ils sont partis de la Morgue, que le brave homme appelle la Mome.
  Pauvres jeunes fous ! Avant vingt-quatre heures, bon nombre de
Ceux qui sont partis de là seront revenus là.
  On entend la fusillade. La maison est en rumeur. Les portes et
Les croisées s’ouvrent et se ferment avec bruit. Les servantes causent
et rien aux fenêtres.
  On dit que l’insurrection a gagné la Porte-Saint-Martin. Je sors,
Je suis les boulevards. Il fait beau. La foule se promène dans ses
habits du dimanche. On bat le rappel.
  A l’entrée de la rue du Pont-aux-Choux, il y a des groupes qui
regardent dans la direction de la rue de l’Oseille. On distingue
beaucoup de monde et beaucoup de tumulte autour d’une vieille
fontaine qu’on aperçoit du boulevard et qui fait l’angle d’un carre-
four dans la vieille rue du Temple. Au milieu de ce tumulte, on
voit passer trois ou quatre petits drapeaux tricolores. Comment-
taires. On reconnaît que ces drapeaux sont tout simplement
l’ornement d’une petite charrette à bras où l’on colporte je ne sais
quelle drogue(1) à vendre.
  A l’entrée de la rue des Filles-du-Calvaire, des groupes regardent
dans la même direction. Quelques ouvriers en blouse passent près
de moi. J’entends l’un d’eux dire :  « Qu’est-ce que cela me fait ? » Je
n’ai ni femme, ni enfant, ni maîtresse. »
Sur le boulevard du Temple les cafés se ferment. Le Cirque
Olympique se ferme aussi. La Gaité² tient bon , et jouera.






1. Drogue : potion, remède…
2. La Gaité et le Cirque Olympique sont des théâtres


Dernière modification par webmestre (20/02/2007 18:56)