#1 15/10/2006 15:46

isha
7 message(s)
Entraide scolaire et méthode Céline, Voyage au bout de la nuit - Ce colonel, c'était donc un monstre ! À présent...

Bonjour,
je suis en 1ère et je dois faire un commentaire composé sur ce texte.
Ma problématique est : "de quelle manière le narrateur fait-il part de sa solitude dans le texte ?"
j'ai une petite idée pour mes axes : le champ lexical de la solitude, les termes péjoratifs.
voilà  les idées que j'ai en tête, mais pourriez-vous m'aider ? c'est vraiment urgent et merci d'avance pour votre réponse.

texte :

Ce colonel, c'était donc un monstre! A présent, j'en étais assuré, pire qu'un chien,il n'imaginait pas son trépas! Je conçus en même temps qu'il devait y en avoir beaucoup des comme lui dans notre armée, des braves, et puis tout autant sans doute dans l'armée d'en face. Qui savait combien, Un, deux, plusieurs millions peut-être en tout? Dès lors ma frousse devint panique. Avec des êtres semblables, cette imbécillité infernale pouvait continuer indéfiniment... Pourquoi s'arrêtaient-ils? Jamais je n'avais senti plus implacable la sentence des hommes et des choses.
Serais-je donc le seul lâche sur la terre? pensais-je. Et avec quel effroi!... Perdu parmi deux millions de fous héroïques et déchaînés et armés jusqu'aux cheveux? Avec casques, sans casques, sans chevaux, sur motos, hurlants,en autos, sifflant, tirailleurs, comploteurs, volant,à genoux, creusant, se défilant, caracolant dans les sentiers, pétaradant, enfermés sur la terre comme dans un cabanon, pour y tout détruire, Allemagne, France et continents, tout ce qui respire, détruire, plus enragés que les chiens, adorant leur rage (ce que les chiens ne font pas), cent, mille fois plus enragés que mille chiens et tellement plus vicieux! Nous étions jolis! Décidément, je le concevais, je m'étais embarqué dans une croisade apocalyptique.



EDIT Polo : Merci de bien vouloir placer votre demande dans le bon forum, c'est-à-dire dans "Entraide scolaire et méthode", la prochaine fois.

Dernière modification par Polo (15/10/2006 16:42)

 

#2 15/10/2006 22:06

Jean-Luc
3327 message(s)
Entraide scolaire et méthode Céline, Voyage au bout de la nuit - Ce colonel, c'était donc un monstre ! À présent...

Bonsoir Isha,

Ce n'est pas une bonne idée de retenir des axes purement fonctionnels.

Essaie plutôt d'aborder la solitude par des axes descriptifs et explicatifs :

- Un homme troublé et apeuré
Les interrogations et exclamations qui marquent le trouble...

- La force d'un destin contraire qui le condamne
Les accumulations, les exagérations, les allitérations ("cette imbécillité infernale pouvait continuer indéfiniment")...

- Les jugements sur son environnement, son rejet de la folie guerrière
expressions péjoratives, familières...


Jean-Luc    "Il n'y a jamais nulle part où aller qu'en dedans." Doris Lessing :)
 

#3 16/10/2006 17:46

isha
7 message(s)
Entraide scolaire et méthode Céline, Voyage au bout de la nuit - Ce colonel, c'était donc un monstre ! À présent...

merci beaucoup pour votre aide!!

 

#4 06/01/2008 13:23

PetitMae
3 message(s)
Entraide scolaire et méthode Céline, Voyage au bout de la nuit - Ce colonel, c'était donc un monstre ! À présent...

bonjour a tous! voila, je suis en classe de seconde et j aurais besoin d'aide pour mon commentaire composé sur un extrait de "voyage au bout de la nuit " SVP aide moi! je voudrais au moin trouvé un plan. Merci a tous 
voici le texte en question :

Le colonel , c'était donc un monstre ! A présent, j'en étais rassuré , le pire qu'un chien , il n'imaginait pas son trépas ! Je conçus en même temps qu'il devait y en avoir beaucoup des comme lui dans notre armée , et puis tout autant sans doute dans l'armée d'en armée , des braves , et puis tout autant sans doute dans l'armée d'en face . Qui savait combien ? un , deux , plusieurs millions peut être en tout ? dès lors ma frousse devint panique . Avec des êtres semblables , cette imbécillité infernale pouvait continuer indéfiniment....Pourquoi s'arrêteraient-ils ? Jamais je n'avais senti plus implacable la sentence des hommes et des choses .
Serais donc le seul lâche sur terre ? Pensais-je . Et avec quel effroi !...Perdu parmi deux millions de fous héroïques et déchaînés et armés jusqu'aux cheveux ? Avec casques , sans casques , sans cheveux , sur motos , hurlants , en autos  , sifflants , tirailleurs , comploteurs , volants , à chenoux , creusant , de défilant , caracolant dans les entiers , pétaradant , enfermés sur le terre , comme dans un cabanon , pour y tout détruire , Allemagne , France  et continents , tout ce qui respire , détruire , plus enragés que les chiens , adorant leur rage (ce que les chiens ne font pas ) , cent mille fois plus renragés que mille chiens et tellement  plus vicieux ! Nous étions jolis ! décidément , je le concevait , je m'étais embraqué dans une croisade apocalyptique .
On est puceau de l'horreur comme on l'est de la volupté . Comment aurais-je pu me douter moi de cette horreur en quittant la place Clichy ? Qui aurait pu prévoir avant d'entrer vraiment dans la guerre , tout ce que contenait la sale âme héroïque et fainéante des hommes ? a présent , j'étais pris dans cette fuite en masse , vers le meurtre en commun , vers le feu...ça venait des profondeurs et c'était arrivé .



(→ Message déplacé.)

Dernière modification par Muriel H. (20/05/2008 11:57)

 

#5 06/01/2008 21:57

Jean-Luc
3327 message(s)
Entraide scolaire et méthode Céline, Voyage au bout de la nuit - Ce colonel, c'était donc un monstre ! À présent...

Bonsoir Petimae,

D'abord définis une problématique, un fil de lecture.
Que dénonce Céline dans cet extrait ? Bien entendu la guerre. Pourquoi est-elle l'horreur absolue ? Comment le montre-t-il ? Quelle découverte sur lui-même s'impose à lui ?
Tu as donc affaire à un travail de démystification.
Un autre fil conducteur est celui de la comparaison avec les chiens.
Réfléchis et reviens nous voir avec une ébauche de plan qui cherchera à répondre à la problématique.

 

#6 07/01/2008 01:15

Muriel
2718 message(s)
Entraide scolaire et méthode Céline, Voyage au bout de la nuit - Ce colonel, c'était donc un monstre ! À présent...

Bonsoir PetitMae,

Oui... tout ce qu'a dit Jean-Luc. Et puis cette phrase :

On est puceau de l'Horreur comme on l'est de la volupté.

elle m'a tellement marquée, moi, cette phrase...

Muriel