#1 27/04/2008 14:37

arachnophobia
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Entraide scolaire et méthode Statut des religions au XVIIIe siècle

Je dois faire un dossier sur le siècle des Lumières et j'ai du mal à répondre à la question "quel était le statut des différentes religions dans l'état (catholicisme, protestantisme et judaïsme)?". Si vous pouviez m'aider à répondre à cette question cela m'arrangerait. Merci d'avance

 

#2 27/04/2008 15:05

Léah
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Entraide scolaire et méthode Statut des religions au XVIIIe siècle

Ce sont des faits historiques, les protestants étaient toujours interdits (révocation de l'Edit de Nantes) La religion d'état était le catholicisme


Tenir un seul cheveu dans sa main.
Y parvenir.
 

#3 27/04/2008 15:06

JSC
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Entraide scolaire et méthode Statut des religions au XVIIIe siècle

Le Code noir
En mars 1685, Louis XIV promulgue le « Code noir », expulsant les Juifs des Antilles et autorisant le plein usage des esclaves dans les colonies. Ses détracteurs y voient une institutionnalisation de l'esclavage. Il était conçu comme une limitation des sévices et permettait de donner un statut aux esclaves. Avant son établissement, les esclaves étaient considérés comme un bien matériel, au même titre qu'une chaise. Avec ce code, il leur est reconnu un droit à la propriété, limité mais existant, un droit à la retraite et une obligation de bon traitement pour les propriétaires ainsi que l'obligation de bien les nourrir. Ce code, bien que mal appliqué du fait de la pression des colons sur la justice, aurait eu le mérite d'avoir voulu accorder un cadre à la traite des Noirs de l'époque.


Sa politique religieuse

Les réformes religieuses
Louis XIV est partisan du gallicanisme, une France chrétienne unifiée mais indépendante du pape. Le 13 décembre 1660, le roi fait savoir au Parlement qu’il a décidé d’éradiquer le jansénisme, ce qui ne l'empêche pas de choisir Simon Arnauld de Pomponne pour secrétaire d'État, en 1671, après la Paix de l'Église. Pour les mêmes raisons, il combattit également le protestantisme et la compagnie du Saint-Sacrement.

Si, au début de son règne, Louis XIV connaît quelques différends avec la papauté (Alexandre VII a même été menacé de guerre en 1662), le règne du Roi-Soleil connaît une orientation plus religieuse à partir de 1684. La reine Marie-Thérèse et Colbert meurent en 1683 et l'austère Madame de Maintenon devient l'épouse secrète du monarque. On dit qu'elle fut l'une des farouches partisanes de la révocation de l'édit de Nantes. Aujourd'hui, cet argument est de plus en plus contesté par les historiens.


Révocation de l'édit de Nantes

Après la révocation de l'Édit de Nantes, le protestantisme devient interdit sur le territoire françaisL'édit, signé à Nantes le 13 avril 1598 par le roi de France Henri IV, autorisait la liberté de culte aux protestants dans certaines limites, et leur accordait la possession de certaines places fortes militaires.

Le versant militaire de l'édit de Nantes, à savoir la possibilité pour les protestants de conserver des places fortes militaires, avait été révoqué sous le règne de Louis XIII lors de la paix d'Alès en 1629.

Le versant religieux de l'édit de Nantes fut révoqué par Louis XIV en octobre 1685 (édit de Fontainebleau, contresigné par le chancelier Michel Le Tellier). Le protestantisme devient dès lors interdit sur le territoire français. Cette révocation entraînera l'exil de beaucoup de huguenots vers des pays protestants : l'Angleterre, les États protestants d'Allemagne, les cantons protestants de Suisse, les Provinces-Unies et ses colonies, comme celle du Cap. On estime à environ 200 000 le nombre d'exilés, dont beaucoup d'artisans ou de membres de la bourgeoisie.

Les protestants les plus pauvres étaient soumis depuis 1679 aux dragonnades. Ainsi, le catholicisme était rétabli, les temples transformés en églises ; mais chez beaucoup d'entre eux, l'adhésion au catholicisme restait superficielle.
Les récents travaux de Michel Morrineau et de Janine Garrisson ont beaucoup nuancé les conséquences économiques de la révocation. Ainsi, on s'aperçoit qu'en 1686 l'économie française a été particulièrement faste. La formation d'une diaspora française en Europe a permis de créer de nouveaux marchés d'exportation, mais aussi d'asseoir l'essor européen de la langue française au siècle suivant.
La révocation de l'édit de Nantes a aussi pour conséquences indirectes des soulèvements de protestants dans le Languedoc dont la guerre des Camisards constitue le paroxysme.

Le protestantisme était à l'époque de Louis XIV minoritaire en France, et n'a jamais constitué plus de 10 % de la population française y compris lors des guerres de religion au XVIe siècle. Cette révocation permit donc, en France, une limitation de la religion protestante et une conversion progressive au catholicisme.

En "domestiquant" la noblesse, le roi "domestiqua" aussi la religion. Si de nombreux nobles s'affichèrent protestants au XVIe siècle, c'était davantage affaire de politique que de foi, bien que certains adhérèrent pleinement à la religion de Calvin. Louis XIV, en créant une cour reposant sur l'équilibre des forces entre factions nobiliaires, réussit à convertir bon nombre de nobles protestants, qui, pour acquérir une charge à la cour durent se convertir à la religion du roi : le catholicisme. Le protestantisme en France, sur le plan symbolique, contredisait ce qu'Elisabeth Labrousse a bien formulé dans son ouvrage portant sur la révocation : le royaume de France ne devait être que sous le règne de l'Unique "un roi, une foi, une loi". À la mort de Mazarin, Louis XIV, avec l'appui de ses ministres, restreignit petit à petit les privilèges accordés aux protestants par la monarchie en 1598, jusqu’à vider le texte de sa substance. La révocation n'est pas un coup de tête soudain du monarque, mais une lente et douce agonie du parti protestant en France qui, sans chefs et polémistes charismatiques, ne pouvait résister à la propagande et aux moyens mis en place par les catholiques, qu'ils soient dévots, gallicans ou même jansénistes.


La politique de Louis XIV vis-à-vis du judaïsme
Paradoxalement, si Louis XIV fut hostile à l'Église réformée, il fut moins hostile que ses prédécesseurs aux Juifs. Son règne marque en effet un tournant dans la politique du pouvoir royal vis-à-vis du judaïsme. En 1648, le traité de Westphalie attribue les Trois-Évêchés et l'Alsace à la France. Les Juifs qui y habitent ne sont pas exclus du royaume bien que l'édit de 1394 expulsant les Juifs de France soit encore théoriquement applicable. En outre, en 1657, Louis XIV est reçu solennellement avec son frère à la synagogue de Metz. Sa politique, peut-être parce que Colbert voit dans les Juifs une population favorisant l'activité économique, permet le développement de la communauté juive lorraine qui croît sensiblement durant son règne. De même, les Juifs portugais, dits Nouveaux Chrétiens, qui vivent à Bordeaux ou dans la région de Bayonne, connaissent une paix relative.

Toutefois, 1685, année de la révocation de l'Édit de Nantes, est aussi une année noire pour les Juifs. Huit d'entre eux sont brûlés vifs à Toulouse et le Code Noir publié par le roi décrète dans son premier article l'expulsion des Juifs des Antilles françaises.

Source 1700-1715

Les Juifs avant la révolution et après leur émancipation ici.

Louis XV et les Églises Protestantes là.

Louis XVI et les Juifs Louis XVI

1787 Le 29 Novembre, Louis XVI signe un édit de tolérance instituant un état civil pour les protestants, qui leur ouvre par ailleurs l’accès à toutes les charges et emplois (à l’exclusion de la judiciaire et de l’enseignement) Source Et cela.


La moralité moderne veut que l'on accepte les normes de son époque. Qu'un homme cultivé puisse les accepter me semble la pire des immoralités. (O. Wilde)
 

#4 01/05/2008 15:39

arachnophobia
2 message(s)
Entraide scolaire et méthode Statut des religions au XVIIIe siècle

Merci beaucoup pour toutes ces informations, cela m'a bien aidée.
Bisous à tous