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Bonjour,
Ma professeur de français nous a lancé un nouveau sujet de dissertation pour Mercredi prochain, qui est le suivant :
Selon Mme de Staël, « au cours du XVIII°s l’on vit la littérature prendre un caractère différent. Ce n'est plus un art seulement, c'est un moyen : elle devient une arme pour l'esprit humain, qu'elle s'était contentée jusqu'alors d'instruire et d'amuser. »
Vous direz si vous partager ce jugement.
Nous venons de terminer l'objet d'étude sur les Lumières, je me doute donc que je vais devoir me baser sur les textes étudiés, à savoir : Montesquieu (De l'esclavage des nègres, in De l'esprit des lois), Voltaire (Woung-Tchin despote éclairé, in Le Siècle de Louis XIV / De l'horrible danger de la lecture / Candide en lecture cursive), Diderot (Supplément au voyage de Bougainville) et enfin Rousseau (Discours sur l'origine des Inégalités) ainsi que Bernardin de St Pierre (Paul & Virginie).
Voici donc mon introduction, aboutie je l'espère et tout du moins je le pense :
À l’occasion d’un grand évènement sportif à venir, nombre de personnalités se sont émues de la violation des droits de l’Homme dans certains pays. Pour effectuer ce constat, il suffit de remarquer l’absence totale d’une littérature autre que d’agrément, soulignant alors tout le potentiel de la littérature, mordante et polémique. L’actualité nous démontre ici tout l’intérêt que revêt aujourd’hui encore l’analyse de notre histoire littéraire, en particulier celle des Lumières.
Ainsi, Mme de Staël, fervente admiratrice de Rousseau, écrit-elle que « la littérature […] devient une arme pour l’esprit humain », tournant alors la page de siècles de distraction littéraire. Pour autant, est-ce que ce qui « n’est plus un art seulement » continue-t-il à instruire et amuser, ce dont-il « s’était contenté jusque là » ?
Dans un premier temps, nous analyserons la littérature volontairement polémique du XVIII°s grâce à des exemples concrets, tel De l’esprit des lois par Montesquieu ou Le Siècle de Louis XIV de Voltaire ; puis nous pourrons établir une certaine comparaison avec des œuvres plus frivoles, comme Paul et Virginie par Bernardin de St Pierre, afin d’en dégager un caractère toujours divertissant, car bien souvent nécessaire au spectateur.
Je commencerai à rédiger mon développement dès demain, néanmoins votre avis sur mon début m'intéresse fortement.
Merci d'avance.
Raphael.F a écrit :
Selon Mme de Staël, « au cours du XVIII°s l’on vit la littérature prendre un caractère différent. Ce n'est plus un art seulement, c'est un moyen : elle devient une arme pour l'esprit humain, qu'elle s'était contentée jusqu'alors d'instruire et d'amuser. »
Vous direz si vous partager ce jugement.Nous venons de terminer l'objet d'étude sur les Lumières, je me doute donc que je vais devoir me baser sur les textes étudiés, à savoir : Montesquieu (De l'esclavage des nègres, in De l'esprit des lois), Voltaire (Woung-Tchin despote éclairé, in Le Siècle de Louis XIV / De l'horrible danger de la lecture / Candide en lecture cursive), Diderot (Supplément au voyage de Bougainville) et enfin Rousseau (Discours sur l'origine des Inégalités) ainsi que Bernardin de St Pierre (Paul & Virginie).
Bonsoir, Rafael.
Ces œuvres furent publiés dans les 40 ans de 1748 à 1788. Ce n'est guère au cours d'un siècle.
Ne faudrait-il pas examiner les publications de la première partie du XVIIIe siècle pour voir en quoi elles étaient (ou pas) plus divertissantes que celles des Lumières?
La littérature n'est pas devenue "une arme pour l'exprit" uniquement grâce aux Lumières, me semble-t-il. Pour le prouver, il faudra parler de la littérature de toutes les époques!
Notre objet d'étude est sur les Lumières, et dans une profonde ouverture d'esprit, notre professeur nous a expressément demandé de ne nous attaquer qu'à leur mouvement.
L'objectif n'est pas de savoir à quel degré de divertissement se situent telles ou telles oeuvres, mais en quoi ce divertissement a connu une certaine "mise à l'écart" pour mettre en valeur les revendications de l'auteur.
Le
je me doute
de ton premier post semble être en grande nuance avec
notre professeur nous a expressément demandé de ne nous attaquer qu'à leur mouvement.
C'est le "qu' " qui me gêne. On ne peut pas déclarer 'ce thé est très fort' si on n'a pas goûté à plusieurs thés.
Mme de Stael avait tout intérêt, vivant dans et influant sur la France post-Révolutionnaire, de louer ses bienfaits et l'inspiration des écrits des Lumières sur la révolte suivie des Droits de l'Homme et du Citoyen.
Vingt ans plus tard déjà, Stendhal s'en révèle plus désenchanté.
Pourtant l'instruction
Vous direz si vous partagez ce jugement
me semble indiquer la présentation d'arguments pour et contre l'avis de cette dame. Alors que tu sembles déjà être pris de sa partie.
Dernière modification par JSC (27/04/2008 08:50)
Certes, je ne manie pas l'ironie aussi bien que nos amis éclairés, toutefois le "donc" retirait toute ambiguïté, à mes yeux tout du moins.
Le problème concernant les oeuvres antérieurs à celles des Lumières, est que nous n'en avons pas étudiées au sein d'un même mouvement, donc tout ça est un peu flou. Notre précédent objet d'étude étant le roman, nous nous sommes consacrés à Mme Bovary et d'autres textes du genre.
M'enfin je pense pouvoir utiliser notre étude de Pascal, de La Fontaine, de Montaigne et de Corneille : cela permettra de nuancer le fait que la littérature ne devienne une arme qu'à partir du XVIII°s. En effet, ces auteurs ont, dans une moindre portée que les Lumières avec la Révolution, contribué à changer les moeurs ou tout du moins ont-ils exprimés des idées parfois polémiques. En particulier, je pense à La Fontaine, tant les autres m'ont été insipides.
Dernière modification par Raphael.F (27/04/2008 21:37)
Raphael.F a écrit :
Le problème concernant les oeuvres antérieurs à celles des Lumières, est que nous n'en avons pas étudiées au sein d'un même mouvement, donc tout ça est un peu flou. Notre précédent objet d'étude étant le roman, nous nous sommes consacrés à Mme Bovary et d'autres textes du genre.
On n'a pas besoin d'étudier en détail des œuvres pour faire une appréciation de leur effet.
Tu verras de cette page que la littérature était déjà "d'esprit" à partir de l'époque de Descartes. Poésie, théâtre et romans abondaient avant les lumières.
Un divertissement n'est pas forcément de bas étage. De même, une réflexion peut être de qualité. Mais pour autant, y-a-t-il un véritable combat mené par l'auteur ? Je pense parler un peu de Pascal, mais sans plus, et je vais me renseigner concernant la Rochefoucauld.
Dernière modification par Raphael.F (27/04/2008 22:49)
Raphael.F a écrit :
Un divertissement n'est pas forcément de bas étage.
IL me semble que ceci ne fut pas mon propos....
Une littérature "d'esprit" ne signifiait donc pas "de qualité" ? Pourtant je ne vois que très peu de débats dans les oeuvres que tu me cites.
Esprit donc se limite aux débats!
Toutefois, il me semble important de mettre les Lumières dans leur contexte. Diderot Encyclopédie interdite 1737(?), Helvetius De l'Esprit brûlé et il a dû retracter ses propos.
Avant: Classicisme, libertinisme, préciosité, quiétisme et après l'illuminisme.
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