Est ce que vous pensez que notre bonheur est fait de malheurs des autres ?
Par exemple, vous passez un concours, vous êtes acceptés, donc vous avez pris la place d'une autre personne : là ; vous êtes heureux et la personne est malheureuse. Donc vous êtes heureux à ses dépends :S
cykrouille a écrit :
Par exemple, vous passez un concours, vous êtes acceptés, donc vous avez pris la place d'une autre personne : là ; vous êtes heureux et la personne est malheureuse. Donc vous êtes heureux à ses dépends :S
On n'a pas "pris" la place de l'autre personne. Elle nous revenait en toute justice, puisque nous avons mieux réussi. La personne n'est pas malheureuse parce que l'on a eu la place, mais parce qu'elle ne l'a pas eue. J'entends que le fait que l'on reçoive la place n'est qu'une conséquence du fait qu'elle n'était pas à la hauteur d'une manière ou d'une autre. D'où son malheur.
Ce n'est pas parce que l'on a "réussi" un concours qu'on est le meilleur employé ou même le plus compétent!
Être mis sur une liste d'aptitude n'est pas le garanti d'un emploi, non plus. (En revanche, y avoir sa place empêche forcément un autre candidat de s'y trouver...c'est logique).
Deux raisons pour pouvoir penser que le système de concours n'est peut-être pas le meilleur.
On peut être heureux du malheur des autres car on sait qu'on a de la chance de ne pas être à leur place. Mais quand on est heureux ca ne se contrôle pas et par conséquent on peut être involontairement heureux que quelque chose arrive à quelqu'un. On est plus touché par ce qui nous arrive à nous que ce qui arrive aux autres. Par exemple tu viens d'obtenir ton examen et une amie t'annonce que quelqu'un de sa famille vient de décédé. Obligatoirement (à moins d'être inhumain) tu ressentira de la compassion, mais ton bonheur à toi sera plus fort.
Je ne pense pas que le bonheur soit provoqué par le malheur des autres.
Je pense m'être quelque peu égarée... Et puis que sait-on de ce qu'est réellement le bonheur ?
Dernière modification par miss-sushi (06/05/2008 08:48)
Je crois que lorsque nous vivons un évènement "heureux" nous sommes suffisamment ègoïstes pour ne pas voir que le "malheur" des autres contribue quelque peu à notre "bonheur".
Mais en prendre conscience systématiquement pourrait mener à l'inaction totale: je ne fais rien de peur de "nuire" quelque peu aux autres.
L'individu peut, peut-être, le faire. Pas la société
Je viens de trouver
«Le meilleur remède à nos propres maux est le malheur d'autrui.»
Witold Gombrowicz
(Ferdydurke )
ou encore
il ne suffit pas d'être heureux, encore faut-il que les autres soient malheureux
jules romain
mais lui, c'était pas franchement un optimiste...^^
je n'appelle pas ça un manque d'optimisme mais une réalité à l'échelle mondiale.
Famines versus obésité par exemple. Ou désertification versus Mac Do.