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bonjour,
j'ai un problème de compréhension avec le texte de Montaigne « il se tire une merveilleuse » (…) « ainsi du reste » du chapitre 26 " de l'institution des enfants", du livre I. Montaigne s'adresse a Diane de Foix qui attend un enfant et qui lui demande conseil pour l'éducation de son fils ....
J'ai bien compris qu'il y a plusieurs conceptions de l'éducation dans ce passage mais mes idées sont très très confuses ( avec les deux première phrases du paragraphe 1 qui s'opposent) et je ne comprend pas ces conceptions ... A quoi résumer ces conceptions ?
Et d'autres part je ne comprend pas la portée morale de ce passage
merci d'avance
Il se tire une merveilleuse clarté pour le jugement humain de la fréquentation du monde. Nous sommes tous contraints et amoncelés en nous, et avons la vue raccourcie à la longueur de notre nez.
On demandait à Socrate d'où il était. Il ne répondit pas: d'Athènes, mais : du monde. Lui, qui avait son immagination plus plein et plus étendue, embrassait l'univers comme sa ville, jetait ses connaissances, sa socièté et ses affections à tout le genre humain, non pas comme nous qui ne regardons que sous nous. Quand les vignes gèlent en mon village, mon prêtre en argumente l'ire de dieu sur la race humaine, et juge que pépie en tienne déjà les Cannibales. A voir nos guerres civiles, qui ne crie que cette machine se bouleverse, et que le jour du jugement nous prend au collet, sans s'aviser que plusieurs pires choses se sont vues, et que les dix mille parts du monde ne laissent pas de galler le bon temps cependant ? Moi, selon leur licence et impunité, admire de les voir si douces et molles. A qui il grêle sur la tête tout l'hémisphère semble être en tempête et orage. Et disait le Savoyard que si ce sot de roi de France eût si bien conduire sa fortune, il était homme pour devenir maître d'hôtel de son duc. Son imagination ne concevait autre plus élevée grandeur que celle de son maître. Nous sommes insensiblement tous en cette erreur : erreur de grande suite et préjudice. Mais, qui se présente comme dans un tableau cette grande image de notre mère nature en son entière majesté ; qui lit en son visage une si générale et constante variété ; qui se remarque là dedans et, non soi, mais tout un royaume, comme un trait d'une pointe très délicate, celui-là seul estime les choses selon leur juste grandeur.
Ce grand monde, que les uns multiplient encore comme espèces sous un genre, c'est le miroir où il nous faut regarder pour nous connaître de bon biais. Somme, je veux que ce soit le livre de mon écolier. Tant d'humeurs, de sectes, de jugements, d'opinions, de lois et de coutumes, nous apprennent à reconnaître son imperfection et sa naturelle faiblesse : qui n'est pas un léger apprentissage.Tant de remuements d'état et changements de fortune publique nous instruisent à ne pas faire pas grand miracle de la nôtre. Tant de noms, tant de victoires et conquêtes ensevelies sous l'oubliance rendent ridicule l'espérance d'éterniser notre nom par la prise de dix argoulets et d'un poulier qui n'est connu que de sa chute. L'orgueil et la fierté de tant de pompes étrangères, la majesté si enflée de tant de cours et de grandeurs, nous fermit et assure la vue à soutenir l'éclat des nôtres sans ciller les yeux. Tant de milliasses d'hommes enterrés avant nous, nous encouragent à ne craindre d'aller trouver si bonne compagnie en l'autre monde. Ainsi du reste
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