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Bonjour,
J'ai des soucis en français et malgré les nombreuses indications du professeur je n'arrive pas à trouver des axes pour mon commentaire d'un extrait des Mémoires d'outre-tombe de Chateaubriand... Seuls des mots se baladent dans ma tête : romantisme, ironie = Chateaubriand se moque de ce qu'il était, Orphée, civilisation, solitude, nature...
Voici le texte, et j'espère que vous pourrez m'apporter de l'aide.
Tout le pays qui s'étend aujourd'hui entre le territoire de cette ville et celui du Niagara, est habité et défriché ; le canal de New York le traverse, mais alors une grande partie de ce pays était déserte.
Lorsqu'après avoir passé le Mohawk, j'entrai dans des bois qui n'avaient jamais été abattus, je fus pris d'une sorte d'ivresse d'indépendance: j'allais d'arbre en arbre, à gauche, à droite, me disant: "ici plus de chemins, plus de villes, plus de monarchie, plus de république, plus de présidents, plus de rois, plus d'hommes".Et pour essayer si j'étais rétabli dans mes droits originels, je me livrais à des actes de volonté qui faisaient enrager mon guide, lequel, dans son ame, me croyait fou.
Hélas! je me figurais être seul dans cette forêt, où je levais une tête si fière! tout à coup, je viens m'éraser contre un hangar. Sous ce hangar s'offrent à mes yeux ébaudis les premiers sauvages que j'aie vus de ma vie. Ils étaient une vingtaine tant d'hommes que femmes, tous barbouillés comme des sorciers, le corps demi-nu, les oreilles découpées, des plumes de corbeau sur la tête et des anneaux passés dans les narines. Un petit Français, poudré et frisé, habit vert-pomme, veste de droguet, jabot et manchettes de mousseline, raclait un violon de poche, et faisait danser Madelon Friquet à ces Iroquois. M. Violet (c'était son nom) était maître de danse chez les sauvages. On lui payait ses leçons en peux de castors et en jambons d'ours. Il avait été marmiton au service du général Rochambeau, pendant la guerre d'Amérique. Demeuré à New York après le départ de notre armée, il se résolut d'enseigner les beaux-arts aux américains. Ses vues s'étant agrandies avec le succès, le nouvel Orphée porta la civilisation jusque chez les hordes sauvages du Nouveau-Monde. En me parlant des Indiens, il me disait toujours: "ces messieurs sauvages et ces dames sauvagesses". Il se louait beaucoup de la lègèreté de ses écoliers; en effet, je n'ai jamais vu faire de telles gambades. M. Violet, tenant son petit violon entre son menton et sa poitrine, accordait l'instrument fatal; il criait aux Iroquois : a vos places! Et toute la troupe sautait comme une bande de démons.
N'était-ce pas une chose accablante pour un disciple de Rousseau, que cette indroduction à la vie sauvage par un bal que l'ancien marmiton du général Rochambeau donnait à des Iroquois ? J'avais grande envie de rire, mais j'étais cruellement humilié.
Bonjour Vivivava,
Chateaubriand utilise un procédé déjà employé par Rousseau dans la VIIe Rêverie du promeneur solitaire : La découverte de la civilisation en terre réputée sauvage.
C'est un choc entre nature et civilisation, mais quelle nature et quelle civilisation ?
Chateaubriand traite le sujet avec humour et pratique l'auto-dérision, ce qui est rare et remarquable dans son oeuvre.
Ce texte est bâti comme un apologue : une courte aventure suivi de considérations.
Tu pourrais suivre les structures du texte :
- Un voyageur ivre de liberté
- Un spectacle inattendu et étrange
- Les leçons de l'aventure
Le plan proposé a l'air très intéressant mais quelle problématique puis-je alors en tirer ?
je pensais à quelque chose du style :
COMMENT, dans cet apologue, l'auteur romantique se rapproche-t-il de l'auteur des Lumières pour créer un choc entre la nature et la civilisation ?
Bonsoir Vivivava,
Ta problématique n'est pas très compréhensible.
Si tu connais le texte de Rousseau (ce dont je doute) tu pourrais examiner la réécriture de Rousseau ou comment Chateaubriand marque sa différence avec son maître en la circonstance (voir la référence à Rousseau).
Autre problématique : Comment Chateaubriand écrit-il un récit de voyage en forme d'apologue ?
Ou réinterprétation par Chateaubriand d'un débat récurrent au siècle des Lumières (voir Voltaire, Diderot, Rousseau). Quel est le meilleur pour l'homme : l'état de nature ou la culture ? Chateaubriand, un siècle et demi auparavant, est dans la veine de Tristes tropiques de Lévi-Strauss.
bonjour,
je suis une élève de 1ere année classe préparatoire j'ai un devoir sur chateaubriand il s'agit d'un rapport sur tout les mémoires d'outre-tombe livre 9 a12 ,
la vérité je ne sais même pas qu'est ce qu'un rapport qu'est ce qu'il faut y citer ,
j'aimerai bien que vous m'aider par des indications
Rapport ? c'est pas un terme littéraire ça 
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