#1 21/04/2008 16:42

Komplice
1 message(s)
Entraide scolaire et méthode Ionesco, le Roi se meurt - Commentaire de la tirade sur le chat

Bonjour,

Je suis en 1ère et j'étudie en ce moment  la pièce "le Roi se meurt" de Ionesco. J'ai un commentaire à faire sur la tirade sur le chat dont l'extrait est ci-dessous:

J'avais un petit chat tout roux. On l’appelait le chat juif. Je l’avais trouvé dans un champ, volé à sa mère, un vrai sauvage. Il avait quinze jours, peut-être plus. Il savait déjà griffer et mordre. Il était féroce. Je lui ai donné à manger, je l’ai caressé, je l’ai emmené. Il était devenu le chat le plus doux. Une fois, il s’est caché dans la manche du manteau d’une visiteuse, Madame. C’était l’être le plus poli, une politesse naturel, un prince. Il venait nous saluer, les yeux tout engourdis, quand on rentrait au milieu de la nuit. Il allait se recoucher en titubant. Le matin, il nous réveillait pour se coucher dans notre lit. Un jour, on a fermé la porte. Il a essayé de l’ouvrir, il la poussait avec le derrière, il s’est fâché, il a fait un beau tapage ; il a boudé une semaine. Il avait très peur de l’aspirateur, c’était un chat poltron, un désarmé, un chat poète. On lui a acheté une souris mécanique. Il s’est mis à la renifler d’un air inquiet. Quand on a tourné la clef et que la souris s’est mise à marcher, il a craché, il s’est enfui, il s’est blotti sous l’armoire. Quand il a grandi, des chattes rôdaient autour de la maison, lui faisaient la cour, l’appelaient. Cela l’affolait, il ne bougeait pas. On a voulu lui faire connaître le monde. Nous l’avons mis sur le trottoir près de la fenêtre. Il était atterré. Des pigeons l’entouraient, il avait peur des pigeons. Il m’a appelé avec désespoir, gémissant, tout collé contre le mur. Les animaux, les autres chats étaient pour lui des créatures étranges dont il se méfiait ou des ennemis qu’il craignait. Il ne se sentait bien qu’avec nous. Nous étions sa famille. Il n’avait pas peur des hommes. Il sautait sur leurs épaules sans les avertir, leur léchait les cheveux. Il croyait que nous étions des chats et que les chats étaient autre chose. Un beau jour, tout de même, il a dû se dire qu’il devait sortir. Le gros chien des voisins l’a tué. Il était comme une poupée-chat, une poupée pantelante, l’oeil crevé, une patte arrachée, oui, comme une poupée abîmée par un enfant sadique.

J'i un problème pour commencer mon commentaire. Je ne sais pas ce que représente cette figure du chat (incarne-t-il l'amour du Roi et de la Reine?).
Pourriez-vous me donner quelques pistes qui me permettraient d'avancer dans mon commentaire?

Merci d'avance pour votre aide!

 

#2 21/04/2008 16:49

oeildenuit
151 message(s)
Entraide scolaire et méthode Ionesco, le Roi se meurt - Commentaire de la tirade sur le chat

Avez-vous lu le livre en entier pour les cours ?

Parce que s'il s'agit d'un simple commentaire de texte, ca devrait pas être très long, ni très difficile, mais en revanche si vous avez lu le livre, il faut rajouter d'autres élements, ce qu'on sait du roi, de la reine, la singularité de la tirade du Roi à ce moment précis etc...


Rappelons nous qu'il n'y a pas de questions stupides , seulement des gens stupides .
 

#3 21/04/2008 17:52

JSC
5439 message(s)
Entraide scolaire et méthode Ionesco, le Roi se meurt - Commentaire de la tirade sur le chat

J'avais un petit chat tout roux.
On l’appelait le chat juif.
Je l’avais trouvé dans un champ, volé à sa mère, un vrai sauvage.
Il avait quinze jours, peut-être plus.
Il savait déjà griffer et mordre.
Il était féroce.
Je lui ai donné à manger, je l’ai caressé, je l’ai emmené.
Il était devenu le chat le plus doux.

Une fois, il s’est caché dans la manche du manteau d’une visiteuse, Madame.
C’était l’être le plus poli, une politesse naturel, un prince.
Il venait nous saluer, les yeux tout engourdis, quand on rentrait au milieu de la nuit.
Il allait se recoucher en titubant.

Le matin, il nous réveillait pour se coucher dans notre lit.
Un jour, on a fermé la porte.
Il a essayé de l’ouvrir, il la poussait avec le derrière, il s’est fâché, il a fait un beau tapage ; il a boudé une semaine.
Il avait très peur de l’aspirateur, c’était un chat poltron, un désarmé, un chat poète.

On lui a acheté une souris mécanique.
Il s’est mis à la renifler d’un air inquiet.
Quand on a tourné la clef et que la souris s’est mise à marcher, il a craché, il s’est enfui, il s’est blotti sous l’armoire.

Quand il a grandi, des chattes rôdaient autour de la maison, lui faisaient la cour, l’appelaient.
Cela l’affolait, il ne bougeait pas.

On a voulu lui faire connaître le monde.
Nous l’avons mis sur le trottoir près de la fenêtre.
Il était atterré.
Des pigeons l’entouraient, il avait peur des pigeons.
Il m’a appelé avec désespoir, gémissant, tout collé contre le mur.
Les animaux, les autres chats étaient pour lui des créatures étranges dont il se méfiait ou des ennemis qu’il craignait.
Il ne se sentait bien qu’avec nous.
Nous étions sa famille.

Il n’avait pas peur des hommes.
Il sautait sur leurs épaules sans les avertir, leur léchait les cheveux.
Il croyait que nous étions des chats et que les chats étaient autre chose.

Un beau jour, tout de même, il a dû se dire qu’il devait sortir.
Le gros chien des voisins l’a tué.
Il était comme une poupée-chat, une poupée pantelante, l’oeil crevé, une patte arrachée, oui, comme une poupée abîmée par un enfant sadique.


La moralité moderne veut que l'on accepte les normes de son époque. Qu'un homme cultivé puisse les accepter me semble la pire des immoralités. (O. Wilde)