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Bonjour,
J'ai besoin d'aide pour le commentaire d'un extrait des vocations du Spleen de Paris.
Voici le texte :
Dans un beau jardin où les rayons d'un soleil automnal semblaient s'attarder à plaisir, sous un ciel déjà verdâtre où des nuages d'or flottaient comme des continents en voyage, quatre beaux enfants, quatre garçons, las de jouer sans doute, causaient entre eux.
L'un disait: "Hier on m'a mené au théâtre. Dans des palais grands et tristes, au fond desquels on voit la mer et le ciel, des hommes et des femmes, sérieux et tristes aussi, mais bien plus beaux et bien mieux habillés que ceux que nous voyons partout, parlent avec une voix chantante. Ils se menacent, ils supplient, ils se désolent, et ils appuient souvent leur main sur un poignard enfoncé dans leur ceinture. Ah! c'est bien beau! Les femmes sont bien plus belles et bien plus grandes que celles qui viennent nous voir à la maison, et, quoique avec leurs grands yeux creux et leurs joues enflammées elles aient l'air terrible, on ne peut pas s'empêcher de les aimer. On a peur, on a envie de pleurer, et cependant l'on est content... Et puis, ce qui est plus singulier, cela donne envie d'être habillé de même, de dire et de faire les mêmes choses, et de parler avec la même voix..."
J'ai déjà cherché les figures de style et éléments qui peuvent me servir.
J'ai aussi trouvé l'enjeu à développer : je pense que c'est l'influence du théâtre sur le spectateur . Mais ce qui me bloque est le plan. Je n'arrive pas à trouver des parties qui pourraient démontrer cette influence.
Pourriez vous m'aider??
merci
PS: je dois l'avoir fini demain... x_x
PS2: j'espere qu'une discussion n'était pas déjà ouverte à ce sujet, j'ai regardé mais bon on sait jamais.
Les garçons ne parlent pas de la beauté du jardin et la nature qui les entourent. Mais ils sont facinés, paraît-il, par le récit de celui qui a été enchanté par un monde que l'on pourrait dire artificiel et plein d'exagération. Mais est-ce l'impression laissée sur le petit spectateur théâtral va rester en lui longtemps?
Oui c'est bien ça!! Seulement je sais pas trop comment faire mes parties et sous parties... il faudrait que j'essaye de répondre à la question de l'influence en 2 parties avec dans chacune 2 ou 3 arguments mais je n'arrive pas à discerner des points précis à développer!
"Le beau et le grand: représentation ou réalité?"
C'est un extrait. Ce n'est pas un texte, mais le produit d'une extraction. La première chose à faire est de lire tout le texte. Ce n'est pas très long.
Ici.
Ensuite...
Hé bien, ensuite, il faut réfléchir. D'abord sur le texte en son entier, savoir ce qu'on en pense. Puis sur le charcutage, savoir de qu'on en pense, puis sur le découpage et l'isolement d'un morceau découpé, savoir ce qu'on en pense, et puis enfin, réfléchir à ce qu'on va en dire de tout, de la charcuterie, du charcutage, du morceau.
Et puis, si on est courageux, mais il faut être courageux, on peut lire "La morale du joujou" http://www.bmlisieux.com/litterature/baudelaire/moraljou.htm.
http://www.bmlisieux.com/litterature/baudelaire/moraljou.htm
Alors, on commence à sortir de l'extrait, de l'extraction, et commence à comprendre.
Ensuite...
Hé bien, ensuite, il faut réfléchir. D'abord sur l'ensemble, savoir ce qu'on en pense. Puis sur le découpage, savoir ce qu'on en pense. Puis sur le charcutage d'un découpage, savoir ce qu'on en pense, et puis enfin sur ce qu'on va pouvoir dire du découpage (fait par Baudelaire), du charcutage (fait par le prof), et finalement du morceau qu'on a dans son assiette.
Car il évoque tout le reste.
C'est alors que l'idée d'un plan commence à prendre sens. Pour reflanquer l'extrait dans son ensemble, on va procéder par étapes. C'est un gosse sur quatre, et puis c'est la morale du joujou. Le plan vient tout seul.
Dernière modification par Putakli (03/10/2008 22:41)
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