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Bonjour, je suis en seconde, je doit rendre la lecture analytique de l'acte 2 scène 3 pour le lundi 28 avril .Il faut faire un plan détaillé. Mais voila je ne sait pas du tout quoi et comment faire.pouvez-vous me donner des éléments et me dire si mes recherches sont correctes.
- Marianne sous l'autorité de son mari.
- Octave souligne la nervosité de Marianne qui est sur le point de le séduire.
- Monologue de Marianne
- Comparaisons/Métaphores
- Tirade
- Octave=>Si jamais[...]est plein?=Parole poétique=>éligie?lyrisme?
- Récit dynamique=surprise et renversement.
Voci la scène:
CLAUDIO. - Marianne, brisons cet entretien. Ou vous sentirez l'inconvenance de s'arrêter sous une tonnelle, ou vous me réduirez à une violence qui répugne à mon habit.
(Il sort. )
MARIANNE, seule. - Holà ! quelqu'un. (Un domestique entre.) voyez-vous là-bas, dans cette rue, ce jeune homme assis devant une table, sous cette tonnelle ?
Allez lui dire que j'ai à lui parler, et qu'il prenne la peine d'entrer dans ce jardin. (Le domestique sort. )Pour qui me prend-on ? Quel mal y a-t-il donc ? Comment suis-je donc faite aujourd'hui ? voilà une robe affreuse. Qu'est-ce que cela signifie ? - vous me réduirez à la violence ! Quelle violence ? Je voudrais que ma mère fût là. Ah bah ! elle est de son avis dès qu'il dit un mot. J'ai une envie de battre quelqu'un ! (Elle renverse les chaises.) Je suis bien sotte en vérité ! voilà Octave qui vient. - Je voudrais qu'il le rencontrât. - Ah ! c'est donc là le commencement ! On me l'avait prédit. - Je le savais. - Je m'y attendais ! Patience ! patience! il me ménage un châtiment! et lequel, par hasard ? Je voudrais bien savoir ce qu'il veut dire ! (Entre Octave.) Asseyez-vous, Octave, j'ai à vous parler.
OCTAVE. - Où voulez-vous que je m'assoie ? Toutes les chaises sont les quatre fers en l'air. - Que vient-il donc de se passer ici ?
MARIANNE. - Rien du tout.
OCTAVE. - En vérité, cousine, vos yeux disent le contraire.
MARIANNE. - J'ai réfléchi à ce que vous m'avez dit sur le compte de votre ami Coelio. Dites-moi, pourquoi ne s'explique-t-il pas lui-même ?
OCTAVE. - Par une raison assez simple ! il vous a écrit, et vous avez déchiré ses lettres ; il vous a envoyé quelqu'un, et vous lui avez fermé la bouche ; il vous a donné des concerts, vous l'avez laissé dans la rue. Ma foi, il s'est donné au diable, et on s'y donnerait à moins.
MARIANNE. - Cela veut dire qu'il a songé à vous ?
OCTAVE. - Oui.
MARIANNE. - Eh bien ! parlez-moi de lui.
OCTAVE. - Sérieusement ?
MARIANNE. - Oui, oui, sérieusement. Me voilà. J'écoute.
OCTAVE. - Vous voulez rire ?
MARIANNE. - Quel pitoyable avocat êtes-vous donc? Parlez, que je veuille rire ou non.
OCTAVE. - Que regardez-vous à droite et à gauche ? En vérité, vous êtes en colère.
MARIANNE. - Je veux prendre un amant, Octave... sinon un amant, du moins un cavalier. Que me conseillez-vous ? Je m'en rapporte à votre choix : - Coelio ou tout autre, peu m'importe ; - dès demain, - dès ce soir, celui qui aura la fantaisie de chanter sous mes fenêtres trouvera ma porte entrouverte. Eh bien ! vous ne parlez pas ? Je vous dis que je prends un amant. Tenez, voilà mon écharpe en gage : qui vous voudrez la rapportera.
OCTAVE. - Marianne ! quelle que soit la raison qui a pu vous inspirer une minute de complaisance, puisque vous m'avez appelé, puisque vous consentez à m'entendre, au nom du ciel, restez la même une minute encore, permettez-moi de vous parler. (Il se jette à genoux.)
MARIANNE. - Que voulez-vous me dire ?
OCTAVE. - Si jamais homme au monde a été digne de vous comprendre, digne de vivre et de mourir pour vous, cet homme est Coelio. Je n'ai jamais valu grand chose, et je me rends cette justice que la passion dont je fais l'éloge trouve un misérable interprète.
Ah ! si vous saviez sur quel autel sacré vous êtes adorée comme un dieu ! vous, si belle, si jeune, si pure encore, livrée à un vieillard qui n'a plus de sens et qui n'a jamais eu de coeur ! Si vous saviez quel trésor de bonheur, quelle mine féconde repose en vous ! en lui ! dans cette fraîche aurore de jeunesse, dans cette rosée céleste de la vie, dans ce premier accord de deux âmes jumelles ! Je ne vous parle pas de sa souffrance, de cette douce et triste mélancolie qui ne s'est jamais lassée de vos rigueurs, et qui en mourrait sans se plaindre.
Oui, Marianne, il en mourra. Que puis-je vous dire?
Qu'inventerais-je pour donner à mes paroles la force qui leur manque ? Je ne sais pas le langage de l'amour. Regardez dans votre âme ; c'est elle qui peut vous parler de la sienne. Y a-t-il un pouvoir capable de vous toucher ? vous qui savez supplier Dieu, existe-t-il une prière qui puisse rendre ce dont mon coeur est plein ?
MARIANNE. - Relevez-vous, Octave. En vérité, si quelqu'un entrait ici, ne croirait-on pas, à vous entendre, que c'est pour vous que vous plaidez ?
OCTAVE. - Marianne ! Marianne ! au nom du ciel, ne souriez pas ! ne fermez pas votre coeur au premier éclair qui l'ait peut-être traversé! Ce caprice de bonté, ce moment précieux va s'évanouir. - vous avez prononcé le nom de Coelio, vous avez pensé à lui, dites-vous. Ah ! si c'est une fantaisie, ne me la gâtez pas. - Le bonheur d'un homme en dépend.
Dernière modification par lolottelb (20/04/2008 19:39)
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