JSC a écrit :
1.La question de lebeau est général! Pleut-on.
2.On ne demande pas à Chose d'être représentative de l'humanité entier.
3.Son expérience personnelle de sa réaction à la mort ou à la mort d'un proche est une contribution intéressante, mais qui ne peut pas, seule, nous mener loin en réponse à cette question.
4.Peux-tu préciser le fond de ta déclarationcette notion de "pleurer sur soi" un peu vite établie et qui s'inscrit décidément dans la mode de l'attribution aux humains d'un égoïsme exacerbé dont l'usage sans argumentation ressemble à l'énonciation d'un lieu commun.
s’il te plaît? Je ne suis pas sûr de comprendre.
1. Mon expérience personelle m'a prouvé qu'on ne peut pas pleuvoir. 
2. Comment le sait-tu? Tu exprimes ici ton avis (alors que tu sais toi-même que toute subjectivité est inutilisable dans une démonstration!), il faudrait faire un sondage général.
3.L'utilisation de la première personne, puisque ne "nous menant pas loin", est donc à prohiber. Lebeau lui-même déclare "pencher pour une solution". Sacrilège, il y a ici subjectivité! Par ailleurs, moi-même suis tout à fait d'accord avec Chose, et partage sa fierté d'avoir apporté "une contribution intéressante", qu'il n'avait pas l'intention d'établir en tant que règle pour l'humanité. 
4. Bien sûr, avec plaisir, mais je me dois alors de te prévenir que j'exprime ici mon avis (qui n'a naturellement pas la prétention de faire avancer quoi que ce soit ou d'être valide).
J'entends qu'il est à la mode chez les Occidentaux suffisants de, du haut de leur confort intellectuel, balancer que l'être humain est vraiment haïssable et d'un égoïsme affreux, car c'est bien connu, tout le monde ne se soucie que de sa pomme, et d'ailleurs si ce n'était pas le cas il n'y aurait pas autant de malheurs sur notre pauvre-terre-martyre-dont-nous-ne-sommes-pas dignes (j'ai même lu un article qui déclarait que les êtres les plus égoïstes étaient ceux qui donnaient le plus, car cela réconfortait leur conscience et donc ce n'étaient que des sales égocentriques
) .
Or je le réfute, car il y a sur cette terre des mères (et des pères!) qui se saignent aux quatre veines pour leurs enfants, des hommes qui risquent chaque jour leur vie pour en sauver d'autres, des gens qui consacrent leur à la paix, ou des simples "hommes du commun" qui tentent tant bien que mal et dans la mesure de leurs moyens d'améliorer un peu ce monde.
Dernière modification par Chose (29/04/2008 19:28)
Je me permets de citer notre webmestre:
Objet de cette rubrique
Si elles sont développées, vos réflexions personnelles sont les bienvenues dans cette rubrique. Si vous lancez une discussion, veuillez vous efforcer de formuler explicitement le problème philosophique qui vous occupe.
traduction JSC
- les avis soutenus par des preuves et des arguments sont les bienvenus
- les réflexions personnelles seules ne le sont pas.
1. "On" # Chose. On est l'impersonnel, représentatif de la majorité.
2. J'essaie de dire pourquoi j'ai un avis. Démonter les arguments des autres (quand il y en a) est une méthode de suggérer qu'il y aurait des pensées alternatives à prendre en considération.
3. Kant penche pour une vérité qui est universellement nécessaire et nécessairement universelle; je crois qu'il ne s'agit pas d'un simple réflexion personnelle lancée dans le vide. (Ni une opinion subjective).
4. euh...où est la philosophie dans tout cela?
Et si tu revenais à "souhaiter la mort" (le fond) au lieu de me mener sur le terrain de la forme, qui, chez toi, est assez boueuse?
Il est comique de voir que tu me demandes des éclaircissements, puis de te voir, lorsque je te les fournis, me reprocher de m'éloigner du sujet. Tout ce que j'ai était dans la suite du message de Lebeau; celui-ci ne traitait pas exactement du sujet de base.
Je sais qu'il ne faut par répondre aux provocations sur ce forum. Je suppose que la même attitude est requise face aux insultes.
Pleonasme a écrit :
Il est évident qu'on ne souhaite jamais la mort de quelqu'un, et qu'il est rare et déplacé de se sentir heureux après une funeste annonce : question de morale et de bon sens.
Si c'est une question de bon sens, il n'est pas dit qu'on ne se sente pas heureux. Après tout, sentiments et protestations morales ne vont pas main dans la main...le but du sujet est d'ailleurs d'aller voir ce qui se cache derrière les secondes. La vie toute nue...
J'ai connu quelqu'un qui a gardé une malade (qu'on savait condamnée) et qui s'est sentie soulagée de sa mort. Si elle me lisait, elle se sentirait peut-être coupable, de voir que son cas justifie d'être mentionné, comme s'il s'agissait d'un specimen rare, alors qu'il doit en exister des milliers, de ces personnes qui ont pour fardeau de voir la mort oeuvrer dans leur salon.
Je ne crois pas qu'il faille en faire un cas.
Lorsque meurt un adversaire, en revanche, notre éventuelle réjouissance est certainement plus coupable. Non qu'on ait honte d'avoir voulu sa mort, je pense, mais c'est de s'être longtemps caché ce désir et de témoigner de la componction qui nous rend hypocrite, lâche et inauthentique. Le surmoi joue ce double rôle de garde-fou: empêcher qu'on reconnaisse le désir de mort, et, le reconnaissant, empêcher d'en tirer de la joie en nous le rendant honteux. Il nous impose une attitude de respect et de recueillement, dont on ne sait parfois que faire. Est-ce un mal? Vous avez déjà vu à la télé, comme moi, des populaces soumises à une oppression crier leur liesse dans la rue à la nouvelle d'une défaite des adversaires et traîner des corps décharnés dans la rue. Vous avez peut-être mesuré à quel point ce spectacle est répugnant.