#11 30/04/2008 13:28

cindy84
313 message(s)
Sujets variés Traduction littéraire

Titigoth a écrit :

Ina, vous m'avez un peu découragée...

Oui, moi aussi, en effet... 

 

#12 30/04/2008 14:01

JSC
4901 message(s)
Sujets variés Traduction littéraire

En quoi le travail acharné et la nécessité de se débrouiller (autonomie) sont répugnantes à nos jeunes? 

Quand on veut faire quelque chose dans la vie, il est inutile d'attendre qu'un État Providence va la laisser tomber automatiquement dans vos mains.


La moralité moderne veut que l'on accepte les normes de son époque. Qu'un homme cultivé puisse les accepter me semble le pire des immoralités. (O. Wilde)
 

#13 30/04/2008 17:07

cindy84
313 message(s)
Sujets variés Traduction littéraire

JSC a écrit :

En quoi le travail acharné et la nécessité de se débrouiller (autonomie) sont répugnantes à nos jeunes?

Personnellement, je n'ai jamais dit que travail acharné et autonomie me répugnaient. Ce que je voulais dire, c'est que jamais je n'avais pensé au fait qu'il est difficile que les maisons d'édition acceptent ce que nous avons fait. Voilà tout. Et franchement, je ne suis pas du style à me décourager pour "si peu". Surtout que ce n'est pas la seule voie d'orientation qui me plaît. Il y a aussi l'enseignement. Donc si je vois que la traduction littéraire n'a "pas d'avenir", je choisirai l'autre voie. Et puis j'ai encore bien le temps de me décider !

 

#14 30/04/2008 17:38

Titigoth
229 message(s)
Sujets variés Traduction littéraire

Moi non plus je ne suis pas découragée par rapport au travail à fournir.  Je n'ai jamais dit que j'étais feignante !! Si je veux travailler et si ce que je fais me plait, je ferais tout pour y arriver. Seulement, je pense que ce métier est très intéressant et enrichissant. Si l'on a la patience, l'envie et la motivation d'en faire sa vie, on peut y arriver. Pour ma part, je me dirigerais je pense plus vers la traduction technique ou juridique que vers la traduction littéraire.


Я тебя люблю гуиллауме
 

#15 04/05/2008 00:05

Anne-Lise
33 message(s)
Sujets variés Traduction littéraire

Titigoth a écrit :

Si l'on a la patience, l'envie et la motivation d'en faire sa vie, on peut y arriver. Pour ma part, je me dirigerais je pense plus vers la traduction technique ou juridique que vers la traduction littéraire.

That's the spirit! Je ne connais pas de "jeunes" traducteurs qui ne vivent que de la traduction dite littéraire. Tous font de la traduction technique ou audiovisuelle à côté, il faut être déjà un traducteur bien établi pour vivre de la seule traduction littéraire. Et encore faut-il savoir ce que l'on appelle traduction littéraire : en théorie, cela couvre tout le domaine de l'édition, et pas seulement les oeuvres de fiction / poésie (y compris donc, les ouvrages spécialisés du type livres de cuisine, ouvrages sur la photographie, guides de voyage... ce qui peut être très intéressant à traduire, d'ailleurs !)

JSC a écrit :

En quoi le travail acharné et la nécessité de se débrouiller (autonomie) sont répugnantes à nos jeunes?

Ceci, simplement : travailler en indépendant, comme c'est le cas de la plupart des traducteurs (sans salaire fixe, sans congés payés, sans soirées et sans week-ends bien souvent, sans la perspective d'un "boss" et d'une équipe de collègues à retrouver le matin, avec des périodes de boulot intense alternant avec de looooongues périodes sans une commande à l'horizon, le tout en consacrant beaucoup de temps à prospecter pour trouver de nouveaux clients et à relancer ceux qui semblent vous avoir oublié(e)...), ne convient pas à tous les tempéraments, et c'est bien normal... Mais cela a aussi des avantages, bien sûr. Cela dit, le portrait brossé par Ina me semble assez fidèle à la réalité !

Dernière modification par Anne-Lise (04/05/2008 00:14)

 

#16 05/06/2008 14:45

Lapin
14 message(s)
Sujets variés Traduction littéraire

C'est un sujet très intéressant. Je suis assez d'accord avec ce qui a été dit, notamment par Ina et Anne-Lise. J'aimerais juste rajouter deux-trois choses.

Premièrement, il est bien vrai qu'il faut éviter de se construire une image romantique du traducteur littéraire. C'est un travail éreintant, même lorsque l'on a rien à traduire : c'est une vie de "travail", c'est-à-dire de lectures diverses et variées, d'apprentissage de la langue (y compris, et surtout, de la sienne), et de doute. Et puis, comme cela a déjà été très justement dit, dur dur de vivre de la traduction littéraire. On travaille à côté la plupart du temps (enseignement, recherche, etc etc...)

Deuxièmement, il faut avoir des connaissances, se créer un répertoire de gens ayant le bras long. Sinon il est très dur de commencer et de continuer. Le talent est une chose, les occasions de le montrer en sont une autre.

Troisièmement, il ne faut pas croire que le bac, qu'il soit S, L ou ES, influence une carrière de traducteur. Ce n'est pas parce que l'on a eu 18 au bac d'anglais et 20 au bac d'espagnol que l'on a du talent et que notre avenir de traducteur est tracé. La traduction littéraire est d'un tout autre niveau que le bac.

Quatrièmement, peu importe le cursus universitaire : la traduction ne s'apprend pas en faculté.

Dernière modification par Lapin (11/06/2008 20:31)


Não querer é poder