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Bonjour !
Je dispose d'un sujet de bac à réaliser, mais je bloque sur une question.
Le Corpus : Victor Hugo, Les Misérables (texte A)
Emile Zola, Germinal (texte B)
Albert Camus, L'Etranger (texte C)
Texte A :
Le spectacle était épouvantable et charmant. Gavroche, fusillé, taquinait la fusillade. Il avait l'air de s'amuser beaucoup. C'était le moineau becquetant les chasseurs. Il répondait à chaque décharge par un couplet. On le visait sans cesse, on le manquait toujours. Les gardes nationaux et les soldats riaient en l'ajustant. Il se couchait, puis se redressait, s'effaçait dans un coin de porte, puis bondissait, disparaissait, reparaissait, se sauvait, revenait, ripostait à la mitraille par des pieds de nez, et cependant pillait les cartouches, vidait les gibernes et remplissait son panier. Les insurgés, haletants d'anxiété, le suivaient des yeux. La barricade tremblait ; lui, il chantait. Ce n'était pas un enfant, ce n'était pas un homme ; C'était un étrange gamin fée. On eût dit le nain invulnérable de la mêlée. Les balles couraient après lui, il était plus leste qu'elles. Il jouait on ne sait quel effrayant jeu de cache-cache avec la mort ; chaque fois que la face camarde du spectre s'approchait, le gamin lui donnait une pichenette.
Une balle pourtant, mieux ajustée ou plus traître que les autres, finit par atteindre l'enfant feu follet. On vit Gavroche chanceler, puis il s'affaissa. Toute la barricade poussa un cri .
Texte B
Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d'une obscurité et d'une épaisseur d'encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. Devant lui, il ne voyait même pas le sol noir, et il n'avait la sensation de l'immense horizon plat que par les souffles du vent de mars, des rafales larges comme sur une mer, glacées d'avoir balayé des lieues de marais et de terres nues. Aucune ombre d'arbre ne tachait le ciel, le pavé se déroulait avec la rectitude d'une jetée, au milieu de l'embrun aveuglant des ténèbres.
L'homme était parti de Marchiennes vers deux heures. Il marchait d'un pas allongé, grelottant sous le coton aminci de sa veste et de son pantalon de velours. Un petit paquet, noué dans un mouchoir à carreaux, le gênait beaucoup; et il le serrait contre ses flancs, tantôt d'un coude, tantôt de l'autre, pour glisser au fond de ses poches les deux mains à la fois, des mains gourdes que les lanières du vent d'est faisaient saigner. Une seule idée occupait sa tête vide d'ouvrier sans travail et sans gîte, l'espoir que le froid serait moins vif après le lever du jour. Depuis une heure, il avançait ainsi, lorsque sur la gauche à deux kilomètres de Montsou, il aperçut des feux rouges, trois brasiers brûlant au plein air, et comme suspendus. D'abord, il hésita, pris de crainte; puis, il ne put résister au besoin douloureux de se chauffer un instant les mains.
Texte C
Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : "Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués." Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier.
L’asile de vieillards est à Marengo, à quatre-vingts kilomètres d’ Alger. Je prendrai l’autobus à deux heures et j’arriverai dans l’après-midi. Ainsi, je pourrai veiller et je rentrerai demain soir. J’ai demandé deux jours de congé à mon patron et il ne pouvait pas me les refuser avec une excuse pareille. Mais il n’avait pas l’air content. Je lui ai même dit : "Ce n’est pas de ma faute." Il n’a pas répondu. J’ai pensé alors que je n’aurais pas dû lui dire cela. En somme, je n’avais pas à m’excuser. C’était plutôt à lui de me présenter ses condoléances. Mais il le fera sans doute après-demain, quand il me verra en deuil. Pour le moment, c’est un peu comme si maman n’était pas morte. Après l’enterrement, au contraire, ce sera une affaire classée et tout aura revêtu une allure plus officielle.
J’ai pris l’autobus à deux heures. Il faisait très chaud. J’ai mangé au restaurant, chez Céleste, comme d’habitude.
La première question était:
Quelle image du héros de roman chacun de ces trois textes propose-t-il ?
J'ai d'abord décris les images de héros pour chaques textes que l'on observait et j'ai ensuite conclut sur le faite que globalement, le courage était l'image du héros.
La question sur laquelle je bloque est celle-ci:
Confrontez les textes de Victor Hugo (texte A) et d'Albert Camus(texte C) en montrant qu'ils représentent des visions du monde opposées.
Voila, après des recherches sur internet sur des lectures analytiques je ne voit toujours pas les visions du monde proposées.
Concernant le texte A, on pourrait penser à l'image de la guerre ?!
Mais pour le texte d'Albert Camus, je n'ai aucune idée.
Si vous pourriez me venir en aide, je vous en serait reconnaissant 
En vous remerciant d'avance.
Batiste
Quelle est la différence de ton entre ces deux textes ?
de ton ?
Je pense que le texte de Victor Hugo parait plus fluide(gestes et action decrit de manière fluide), on se retrouve au coeur de l'action mais heros dans une situation difficile.
Dans le texte C, le héros serait presque mit plus a l'écart, le lecteur pense plus a la mort de la mère alors que dans les misérables c'est Gavroche qui est face à la mort.
Le texte de Camus est beaucoup plus impersonnel, comme s'il ne ressentait rien ; celui de Hugo déborde d'émotion. Alors que Meursault vient d'apprendre la mort de sa mère ! on s'attend à d'autres réactions, non ? Il parle comme s'il s'agissait d'un événement anodin.
Oui voila c'est ce que je pensais par texte " fluide ". Donc la vision du monde opposé serait un monde de tristesse pour Victor Hugo et un monde plus tranquil pour Albert Camus ?
Mais maintenant si je parle qu'il n'y a aucune reaction de Meursault ne suis-je pas en contradiction quand dans la 1er question j'ai dit que les héros avait du courage ?
Meursault n'a aucun courage !
je me suis donc trompé. Quelle image du héros de roman chacun de ces trois textes propose-t-il ? Pour le texte A et B le courage est bien present mais de quoi peut-on qualifier le texte C
J'ai le même sujet bac à faire & j'suis aussi perdu on peut pas dire que le deuxième personnage est courageux à part le froid il n'affronte rien
En quelque sorte il y a du courage le faite de marcher sans se retourner. Tu part sur quoi comme image de héros ?
Pour la vision du monde , tristesse et sans sentiment.
pour le premier on peut parler de heros exceptionel , courageux & brave .
pour le 2eme j'sais pas trop
le troisième faut parler d'abscence d'émotion j'sais pas trop comment d'écrire ca =/
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