#1 17/04/2008 13:48

LasDas
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Entraide scolaire et méthode Devoir d'écriture : dialogue entre des personnages antihétiques

Bonjour à celui qui voudra bien prendre le temps de m'aider ! 

Mon problème est simple : c'est la première fois que je vais être noté sur une pièce de théâtre écrite par moi même (je suis en seconde) et je ne suis pas sûr de respecter toutes les règles, notamment la scène d'exposition théâtrale dans laquelle il faut préciser... et bien je ne sais pas ^^.

Sujet : Créez un dialogue comique fondé sur le contraste exagéré de personnages antithétiques.

Mes débuts laborieux ^^ :

Bertrand, écologiste convaincu, était le témoin de Maximilien à son mariage.
Maximilien, d’un tempérament passif, s’est marié récemment avec Chelsea.
Chelsea, américaine très gourmande, est l’épouse de Maximilien.

La cuisine d’une maison.
Un seul élément de décorum, immense pour ce genre de pièce : un épais livre culinaire, protégé par un encadrement en chêne, est accroché au mur.
La scène se déroule uniquement chez Maximilien (en France).
Rien ne change.

Bertrand et Maximilien s’engagent dans une discussion plutôt houleuse. Chelsea n’est pas présente.
Bertrand (considérant Maximilien avec exacerbation) :
Alors, tu es heureux avec Chelsea ?     Are you happy ? (Le ton railleur adopté par Bertrand amplifie son accent anglais déplorable)
    Court silence.
Tu sais, depuis que tu es marié à cette charmante énorme jeune fille, je me fais du souci pour toi. Eh oui, mon vieux, le cholestérol, avec tous ces hamburgers qu’elle te fait bouffer avec tant d’amour, ça va te tuer ! Et puis le jour où tu auras atteint les 200 kg comme elle, on vous prendra pour des barbes à Papa ; là, je te préviens, il ne faudra pas venir te plaindre chez moi !
Maximilien : Toujours aussi direct, Bertrand. Le problème, c’est que tu ne sais pas ce que tu dis, mais ce n’est pas de ta faute mon petit. Surtout ne t’inquiète pas, un jour, tu grandiras et tu sortiras de ta crise d’adolescence tardive.
Bertrand : Evidemment, ta dignité avant celle de Chelsea. C’est vraiment beau, l’amour entre deux êtres qui s’aiment  passionnément. Mais tu sais très bien que ce mariage est une gigantesque mascarade ! Tu ne vas pas me dire que tu es amoureux de cette femme ! La preuve, tu es obligé de détourner la conversation ! Franchement, un grand écolo comme toi, qui épouse une femme sans cesse obligée de fourrer son groin au fast-food ! Moi, ça me fait pleurer. (Il commence à faire semblant de pleurer ce qui le rend totalement ridicule).
Maximilien : C’est absolument faux, mon pauvre ! Tiens, prends un peu de cacahouètes garanties    sans conservateur, ça te fera le plus grand bien !
Bertrand : Mais on s’en fout de tes cacahouètes ! Tu vois, tu t’éloignes encore du sujet.
    Court silence.
    Moi maintenant, je veux savoir qu’est ce qui t’a poussé à épouser cette morue qui, en     plus, me méprise.
Maximilien (se dirigeant vers le bar) : Grenadine, menthe ou pêche ? J’ai du lait de vache bio    également car je sais que tu adores mélanger le lait avec le sirop.
Bertrand (agacé par l’attitude de son ami) : Grenadine s’il te plaît. Mais j’attends une réponse sérieuse et franche, Max.
Maximilien : Ca tombe bien, moi aussi mon cher ami. (Sur un ton de chien battu, il continue) Tu ne m’as toujours pas dit si tu voulais des cacahouètes. En plus, elles sont sans OGM…J’ai aussi des noix de cajous, dans un étui bio. On peut toujours s’arranger avec moi, tu sais bien, Bertrand.
Bertrand : J’en n’ai plus qu’assez ! Je te connais depuis plus de vingt ans et je sais que ce     mariage cache quelque chose.
C’est à ce moment là que Chelsea entre en scène. Elle n’est pas au courant de la petite controverse entre Maximilien et Bertrand.
Bertrand, en lui-même.
Bertrand : Regarde-moi ces deux là. Ils font vraiment pas naturels. Maximilien est mal à l’aise                      quand cette femme, pour le moins corpulente, l’embrasse. Mon     Dieu, qu’est-ce que ça doit  être au lit.
Chelsea : Salut Bertrand, comment vas-tu ? (Elle regarde sa montre) Midi, tu veux rester     manger ?
Bertrand (inquisiteur) : Est-ce qu’il est écolo, au moins, ton repas ?
Chelsea : On ne répond pas comme ça à quelqu’un qui nous invite à manger. On dit oui     avec plaisir, madame ou non merci, mais on ne dit pas « est-ce que c’est écolo ? » .
Bertrand (qui perd déjà son sang froid) : Oh, pardonnez-moi, madame ! (Sur un ton enfantin) Je crois que je mérite une fessée.
Maximilien (qui essaye de s’interposer) : Bertrand, si tu continues à t’en prendre à mon gros     nounours je… (Il réfléchit deux secondes) je t’envoie de la grenadine dans les yeux !
Chelsea (admirative) : Oui, mon petit lapin des forêts du Pérou. Fais le taire !
Bertrand (feignant la peur) : Oh la laaaa ! J’ai peur. Ca ne se voit pas, mais je suis terrorisé, un vrai  cauchemar, que je vis là. Qui pourrait me sauver ? Ah oui, j’ai une idée ! Je vais me cacher sous tes bourrelets, Chelsea.
Chelsea : Tes enfantillages ne me touchent aucunement. Mais ce n’est pas grave, essaye     encore. De toute façon, tes paroles je les bois comme...
Bertrand (interrompant Chelsea) : Comme au moins cinq litres de Coca cola !
Maximilien : La parole seule est l’arme du lâche, mon vieil ami.
Maximilien, à part.
Maximilien : Décidément, cette maxime, que même Aristote jalouserait, j’en suis très fière.
Bertrand : Tu sais pourquoi je n’avais pas refusé d’être ton témoin au mariage ? Parce que tu étais mon meilleur ami, celui avec qui j’avais tant de points communs, en particulier l’écologie. Et aujourd’hui, comme je le craignais bien avant cette alliance incompatible entre vous… trois, car on ne peut pas se le cacher, Chelsea compte pour deux, n’est-ce pas, tu te rends dans des fast-foods à l’origine de la déforestation et même responsable de certains cancers. Mais bon, ça, tu le sais très bien.
Chelsea (prenant la voix que l’on entend souvent dans les supermarchés) : Bertrand change     de stratégie, je répète, Bertrand change de stratégie. Il joue désormais sur les     sentiments, je répète, il joue désormais sur les sentiments.
Bertrand (Fou de rage) : Ooooooh ! Mais elle va se taire cette grosse dinde ? ! (Il la fixe des     yeux pendant un court moment)  Elle m’énerve, mais elle m’énerve ! (Il pointe du nez     un livre suspendu au mur) Autant que son bouquin de merde qu’elle accroche au mur     pour bien montrer que mal bouffer, c’est toute sa vie !
Bertrand se rend d’un pas décidé devant l’ouvrage mis en valeur. Il le retire violemment de son cadre et se met à lui  arracher les pages.
Bertrand (dans un excès de fureur) : Tu vois mon très gros nounours, je sais frapper où ça fait mal. Et toi Maximilien, réveille toi et défends-la ! Ou alors, avoue que tu l’as épousée pour une autre raison que l’amour !
Chelsea (dépitée) : Noooon ! Mon livre de cuisine américaine « Comment rôtir le bison »     en cinq chapitres ! Il faisait partie d’une collection limitée ! Il n’y en a que vingt au     monde ! Espèce de voyou ! De brigand ! De meurtrier ! D’assassin ! (Elle fait mine de      s’évanouir puis s’affale sur une chaise) Mon cœur saigne. Je sens mes forces me     quitter. My god ! Help me !
Maximilien (horrifié) : My god ! Ho my god ! Please my god ! Help ma pauvre femme ! Elle     est au bord du malaise !
Bertrand (vraiment apeuré ) : Quoi ? ! Elle va s’évanouir ? ! Merde ! Accrochez-vous, la terre     va trembler !
Maximilien (Qui ne parvient pas à reprendre son calme) : Flûûûûûte ! Tu ne t’es jamais dit     que je pouvais vraiment l’aimer, cette femme ? Moi je m’en fous qu’elle soit… (Il     hésite)     imposante. J’ai mes idées, certes, mais cela ne m’empêche pas d’épouser     quelqu’un qui n’y adhère pas !
Bertrand (peu dérangé) : Pour moi, tu as renié tes idéaux et les renier c’est me perdre. (Il     emprunte un ton solennel) Il est temps de faire un choix : Chelsea ou bien ton grand copain Bertrand, celui qui jamais ne t’a abandonné et qui t’a toujours aidé.
Chelsea (qui reprend ses esprits) : Bertrand, je n’en peux plus de toi. Nous n’en pouvons plus, devrais-je dire. Tu t’es renfermé dans des idées qui te rendent intolérant voire méchant. Ecoute-moi maintenant. Je suis loin d’être parfaite, mais j’ai mes qualités. Je pense être une bonne     épouse et rendre heureux Maximilien. C’est l’essentiel, non ?
Long silence où tout le monde se regarde comme pour implorer le pardon de chacun. L’émotion subjugue tous les protagonistes. Ils ressentent le besoin de s’enlacer et de pleurer. On sombre alors dans un profond pathétisme réconciliateur.
Bertrand (larmoyant) : Je suis désolé Chelsea. Quelle tête de mule je fais ! Mais il faut que je     te dise quelque chose d’important.
Chelsea (en pleurs) : Tu peux tout me dire, tout.
Bertrand (rouge comme du ketchup) : Tu m’étouffes, là !
Un large sourire se dessine sur touts les visages désormais joyeux. Par ailleurs, Maximilien, touché par cette réconciliation, se précipite dans les bras de Bertrand, ce qui jette un trouble.
Bertrand (mal a l’aise) : Tu veux peut-être un bisou ? Pour les câlins, c’est Chelsea qu'il faut  voir.
On se regarde. Très gênés par cet excès de réjouissance. Malgré cela, Bertrand ressent le besoin de présenter des excuses. En effet, il réalise peu à peu la gravité de son attitude.
Bertrand : Ecoute Chelsea, Maximilien aussi d’ailleurs. En effet, je t’ai jugé sur ton apparence et pas sur ta vraie valeur intérieure. En fait, je me sentais trahi par Maximilien car je pensais que quant on avait des convictions, des idéaux, on ne devait pas les transgresser même     pour quelqu’un dont on était tombé amoureux. Chelsea, tu dois comprendre que j’ai vécut vingt années d’amitié sincère avec Maximilien. J’avais la certitude que c’était nos     convictions qui nous unissaient. Ce mariage, sur lequel j’ai porté un jugement trop hâtif, je le reconnais, m’avait paru être un renoncement à ces principes. Il fallait que je trouve un coupable et ce fut toi, Chelsea. Accepte mes excuses les plus sincères pour le mal que j’ai pu te faire.
Chelsea (enchantée) : Excuser quoi ? J’ai déjà tout oublié.
Maximilien (rayonnant) : Super ! Je vous adore tous les deux ! Vous vous êtes conduits comme des adultes et vous avez toute mon admiration. A toi Bertrand, je t’assure que nos  points communs restent présents. A toi Chelsea, mon hamburger préféré, qui a bien voulu accepter les excuses de mon grand ami, (il regarde furtivement la montre de sa femme) il n’est que treize heures, on n’a encore le temps d’aller déjeuner au restaurant. Allez, on t’invite au Mac Donald’s, vieux !
Chelsea (défaite) : Maximilien ! Mais tu n’as rien compris à ce qui vient de se passer ?
Bertrand (désabusé) : J’ai vraiment l’impression de compter pour du beurre…




Merci pour tous les conseils que vous voudrez bien me prodiguer.
                                                   
                                                ++++

  PS : Personne ne doit se sentir visé par la pièce, il n'y a aucune méchancetés.

Dernière modification par LasDas (19/04/2008 14:38)

 

#2 17/04/2008 18:09

Léah
9744 message(s)
Entraide scolaire et méthode Devoir d'écriture : dialogue entre des personnages antihétiques

Il me semble que tu présentes bien les personnages, et la contradiction écolo/macDo
JUste un détail Maximilien pourrit présenter des cacahuètes avec une phrase comme “garanties sans OGM, colorants ni conservateurs”


Tenir un seul cheveu dans sa main.
Y parvenir.